« Pour une insurrection des consciences » de Kamel Bencheikh

Un livre coup de poing écrit avec le cœur 

« Pour une insurrection des consciences » de Kamel Bencheikh. Ce petit manifeste pour la vie, à la lecture fluide et simple, se révèle un puits de réflexion et d’introspection très surprenant de vérité, d’authenticité et de recherche de liberté. Liberté intérieure déjà, car c’est un livre miroir. Miroir de la société bien sûr où les vilénies et les bassesses en termes de compromissions avec l’islamisme interrogent le futur de la France… Mais aussi miroir de soi, avec des questions sans cesse brûlantes que l’auteur nous livre à travers ses propres expériences : que ferai-je pour défendre nos libertés et quel héritage souhaiterai-je laisser à mes enfants ? Il évoque plusieurs fois ses filles, ses combats pour leur permettre d’évoluer dans un monde libre, libéré de toutes les certitudes qui enferment et qui soumettent à un dieu sans réfléchir, sans conscience, sans amour…

Par Nicolas Bourez

Publié le 23 septembre 2025

Un livre coup de poing écrit avec le cœur 

Ce livre est un cri de rage qui dénonce les multiples accommodements avec l’islamisme.

Ce livre est un cri du cœur. Un cri d’amour de la France, de cette idée de liberté éclairant le monde de ses lumières dont malheureusement nous ne prenons pas toujours conscience de la fragilité de la flamme, sous le vent des ténébreux qui veulent l’éteindre pour installer leur société de l’ombre. Kamel Bencheikh nous appelle à un sursaut, à un réveil urgent et secoue notre conscience : « Je viens d’ailleurs, oui. Mais je suis ici. Et j’ai choisi d’y rester debout ». Le sous-titre « Réarmer la République » trouve écho dans de nombreuses phrases parsemées au fil des chapitres qui sont autant de petits cailloux posés sur le chemin de l’espoir. « J’aime cette France qui, par ses lois, émancipe et ne cède à aucune pression », puis de poursuivre quelque peu rêveur « Et parce qu’au fond, je crois encore que la France peut être à la hauteur de son idéal ». On aimerait accompagner l’auteur dans la recherche de ces actions communes qui permettraient à chacun de participer à l’édifice de protections de cette France attaquée sur ses bases.

C’est aussi un cri de rage qui dénonce les multiples accommodements avec l’islamisme. Sur la base de son vécu, l’auteur nous alerte : « J’ai vu les ghettos de pensée remplacer les quartiers de vie ». Ce livre nous incite donc à la vigilance et à la préservation coûte que coûte de nos valeurs, notre liberté, notre égalité, notamment entre les hommes et les femmes, pour que vive encore longtemps la France qu’il aime.

Ici c’est un coup de poing au visage des fossoyeurs de la France : « Ils ont fait du prêcheur un penseur. Du censeur un invité régulier. Du prédicateur de haine, un partenaire de débat ». Cela est dénoncé avec force dans plusieurs parties, surtout en appelant à la responsabilité les politiques qui se sont compromis depuis trop longtemps : « Les pactes électoraux d’aujourd’hui sont les chaînes de demain. On pense gagner une élection, on perd une nation ». Quelle gifle !

Quel souffle également dans le constat sans cesse plus clair, mais si dur à voir et à assumer pour la société française, qui de petits renoncements en trop faibles défenses face aux nombreuses contestations des lois françaises et du mode de vie français, s’est vue transformer peu à peu en une société de la peur, de la honte, de la soumission.

Ce petit livre si riche et si important est aussi une belle remontrance à tous les poltrons plus prompts aux compromis qu’à la défense les valeurs françaises : « Chaque jour, une concession. Chaque semaine, un renoncement. Chaque année, un pan entier de la culture, du droit, de la liberté qui s’effondre dans l’indifférence ou la bonne conscience ». Terrible description de notre réalité !

En guise de dernier appel au réveil et pour mieux convaincre de l’urgence de se lever pour protéger la France et sortir collectivement de la torpeur qui rend apathique : « Et ce qui est terrifiant, ce n’est pas que cela arrive. C’est que cela ne choque plus ». Une claque pour nous sortir de cette léthargie profonde où nous nous complaisons par absence de courage, par opportunisme, voire par peur.

Mais ce livre est également un hurlement d’espoir. Heureusement Kamel Bencheikh porte en lui tant d’amour de la France et de ses lumières qu’il veut aussi nous guider sur la voie de l’espérance : « Je suis un homme libre. Et ma liberté, je la dois à mes maîtres d’école, pas à leurs imams. A mes livres, pas à leurs fatwas. A mes luttes, pas à leurs sermons ».

L’auteur nous invite sur le chemin de la connaissance pour éclairer les esprits afin de sortir des ténèbres qui nous entraînent de plus en plus vers l’obscurantisme. Et de rappeler que la France porte en elle l’espoir de la révolte face à ce totalitarisme religieux qu’est l’islamisme : « Ce que j’ai aimé, c’est la possibilité de dire non. Non à la fatalité… Non à ceux qui transforment la foi en pouvoir et les femmes en ombres ».  Un dernier constat si simplement énoncé et si vrai qu’il porte en plein cœur  : « La liberté ne meurt jamais d’un coup. Elle s’éteint faute de veilleur ».

A nous tous de nous tenir debout avec l’auteur de ce très bon livre, si inspirant pour notre avenir commun, afin de veiller ensemble à nos libertés et en être les garants pour les générations futures.

                                                                                  

N. B.

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