Cachez ce saint que je ne saurais voir !

Suite à l’apparition d’élues LFI voilées dans quelques nouveaux Conseils municipaux, la question du voile islamique revient au centre de l’actualité. Et si le voile n’était pas ce signe de pudeur et de modestie que nous vendent les islamistes et leurs supplétifs d’extrême gauche ? Et si son port signifiait plutôt une volonté délibérée de se montrer et de coloniser idéologiquement l’espace politique ?

Par Marc Hellebroeck

Publié le 4 avril 2026

Cachez ce saint que je ne saurais voir !

Les différentes déclinaisons du voile sont indiscutablement des marqueurs d’une volonté d’infériorisation du sexe féminin.

Les tenues religieuses sont en vogue en France, tout spécialement chez certains ados et jeunes adultes s’identifiant comme musulmans. Le capitalisme textile et l’Union Européenne ne s’y sont pas trompés, qui multiplient les campagnes de pub présentant des femmes voilées ; le premier par opportunisme économique, la seconde dans le cadre de sa politique de destruction systématique des nations et des cultures du vieux continent.

La prolifération des tenues religieuses est à cet égard l’aspect le plus visible du processus de désécularisation actuellement en œuvre au sein de la société française, un processus lié aux importants flux démographiques en provenance d’Afrique du Nord, d’Afrique subsaharienne et du Proche-Orient.

Macho, macho man !

L’homme qui arpente la ville en compagnie de son épouse niqabée est semblable à un Kanye West qui, entre deux déclarations hitlérophiles, jouit d’exhiber ses compagnes quasiment nues devant les caméras : « regardez comme elle m’obéit, regardez comme elle m’est soumise, regardez comme elle s’habille/se déshabille selon mes injonctions », nous disent ensemble l’époux salafiste et le rappeur bling bling ! Nous avons affaire, dans les deux cas, à des individus sans doute peu sûrs de leur virilité et qui ont besoin de rabaisser celles qui sont à leur bras afin de se sentir moins mal et plus mâle.

Ainsi, la bimbo presque nue ou la femme enveloppée dans un linceul sombre sont deux femmes-trophées que certains hommes exhibent juste comme des accessoires de mode destinés à valoriser leur statut patriarcal. L’homme habité par le fantasme de dénuder sa compagne en public, tout comme celui qui, à l’inverse, est obsédé par l’idée de l’invisibiliser sous des couches de tissu, sont deux névrosés atteints de troubles paraphiliques et incapables de réfréner leurs pulsions sexuelles.

Je n’évoquerai pas ici les tenues religieuses (ou apparentées) beaucoup moins stigmatisantes concernant les individus de sexe masculin et je me bornerai à remarquer que Freud aurait sans doute eu beaucoup à dire sur ces hommes qui tiennent absolument à dissimuler le visage et le corps de leur compagne, tandis qu’eux portent ce qui ressemble à une longue robe…

Splendeurs et misères du progressisme

Les différentes déclinaisons du voile (hijab, niqab, burqa) sont indiscutablement des marqueurs d’une volonté d’infériorisation du sexe féminin. Des femmes remarquables comme Chahdortt Djavan, Fatiha Agag-Boudjahlat ou Henda Ayari ont dénoncé ce patriarcat réactionnaire en des termes bien plus éloquents que moi.

N’en déplaise à un ministre de l’Intérieur qui n’entend pas soutenir l’interdiction du port du voile par les enfants mineures (1), les tenues religieuses féminines sont particulièrement choquantes quand elles sont portées par des fillettes, car elles les sexualisent de manière aussi malsaine et glauque que les maquillages outranciers et les tenues inappropriées des obscènes concours de mini-miss. Il n’y a en effet que des cyniques et des irresponsables pour penser qu’un corps de petite fille doit être exposé dans un maillot de bain tout droit sorti d’un épisode de la série « Alerte à Malibu », tout comme il n’y a que des pédophiles (assumés ou refoulés) pour croire que ce même corps infantile et prépubère doit être intégralement caché sous une burqa car il susciterait le désir masculin.

En plus d’être misogyne, le voile est xénophobe. Oui, il est xénophobe car il dit que la femme voilée, toi le kouffar, toi l’impur, tu ne dois pas la trouver séduisante et en tomber amoureux ! Tu n’as même pas le droit de la voir car ton simple regard la souillerait ! Tu n’es pas digne de lui demander si elle voudrait éventuellement devenir ta compagne, puisque cette femme voilée est réservée à un suprémaciste musulman, réservée comme un simple meuble dans une brocante…

Les médias et la gauche wokistes prônent un idéal de société multiculturelle et multiraciale, mais ils soutiennent le port de tenues religieuses communautaristes qui constituent une barrière à l’exogamie ! Or, l’exogamie est la condition indispensable pour que ladite société multiculturelle et multiraciale existe. L’idéal de la gauche actuelle, c’est donc à terme une société constituée de ghettos ethnico-religieux xénophobes et consanguins où les femmes seraient préemptées par un groupe d’hommes considérés comme supérieurs, le tout selon des critères établis au Moyen Age. Bref, « l’horizon indépassable » de nos progressistes actuels est désormais une utopie patriarcale d’inspiration talibano-kandaharienne. Simone, reviens, ils sont devenus fous !

A voile ou à poil, c’est de l’exhibition !

Un mari intégriste islamiste serait sans doute indigné si, accompagné de son épouse voilée, ils croisaient tous deux sur leur chemin un homme, nu comme un ver, ses attributs virils ballottant au gré du vent. Peut-être même que cet époux aurait envie d’administrer une correction au monsieur en tenue d’Adam, afin de lui apprendre les bonnes manières et le respect d’autrui.

En effet, si « la tolérance, il y a des maisons pour ça ! », dixit Paul Claudel ; la nudité, il y a aussi des plages naturistes pour ça ! Aussi, peut-être serait-il temps que notre République, censée être laïque, ose affirmer qu’en ce qui concerne les tenues religieuses, il y a définitivement des temples pour ça !

Celui qui aurait l’idée saugrenue de déambuler nu sur le trottoir de n’importe quelle rue de n’importe laquelle de nos villes serait aussitôt embarqué par les forces de l’ordre pour « outrage public à la pudeur ». Alors, à quand donc l’instauration d’un « outrage public à la laïcité », pour celles et ceux qui exposent complaisamment leur foi aux yeux de tous ?

De fait, il est bien plus provocateur d’afficher sa religion en public que d’y montrer son derrière. Je m’explique : nous avons tous un cul. Ce cul, qu’il soit masculin ou féminin, croyant ou athée, propre ou sale, flasque ou ferme, velu ou glabre, produit finalement la même chose et ne révèle absolument rien de notre moi profond, si j’ose dire. En revanche, revendiquer sa religion dans un lieu public, c’est se mettre bien plus que nu, c’est tout révéler de soi, jusqu’à son âme. Il est par conséquent surprenant de constater que des gens qui se disent très préoccupés par la pudeur -et qui, j’en suis certain, ne s’autoriseraient en aucun cas à copuler ou à déféquer en public- n’hésitent pas à manifester ostensiblement leurs croyances les plus personnelles dans la rue, au supermarché, au travail ou pendant une compétition sportive.

L’authentique pudeur, la véritable modestie, est-ce véritablement cette volonté d’étaler son intimité spirituelle au vu et au su de tout le monde ? Le « coucou, le voile, là ! » du salafiste qui cache sa prétendue vierge sous des voiles imperméables ne serait-il pas finalement aussi indécent que le « coucou, la voilà ! » de l’exhibitionniste qui dévoile sa verge jusque-là cachée sous son manteau imperméable ? « Si on cache une région du corps, c’est pour mieux attirer l’attention sur elle », écrivait Montaigne…

Apologue laïque

Madame, quand je vous croise dans la rue, je ne souhaite pas savoir pour qui vous avez voté à la dernière élection présidentielle, pas plus que je ne souhaite connaître votre position sexuelle préférée, ou l’heure de votre dernier passage aux toilettes. Madame, il me suffit de constater que vous êtes ma sœur en humanité.

Madame, vous avez le droit, comme toute personne habitant en France, de croire au(x) dieu(x) de votre choix, mais, quand je vous croise dans la rue, je ne souhaite pas savoir si vous êtes musulmane, chrétienne, juive, pastafariste ou adoratrice de la Licorne Rose Invisible. Alors, Madame, s’il vous plaît, restez décente et ne m’imposez pas votre intimité spirituelle par votre tenue vestimentaire ostentatoire.

Madame, si je me mettais nu dans la rue devant vous, vous penseriez, à juste titre, que je suis un pervers. Alors, Madame, je vous en prie, ne me contraignez pas à devenir le voyeur malgré moi de votre exhibitionnisme religieux. Madame, cachez ce saint que je ne saurais voir !

(1) Port du voile dans l’espace public par les mineures : les propos de Laurent Nuñez choquent

M. H.

La rédaction vous conseille

Envie de lire tous les articles ?

Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.

Abonnement

Débloquez immédiatement tous les articles.

Je m'abonne

Newsletter

Recevez chaque semaine les titres à la Une

Inscrivez-vous
Activer les notifications OK Non