L’attaque silencieuse contre la République, quand l’islamisme avance à pas feutrés
Il n’y a pas toujours besoin de cris ni de menaces pour qu’un projet totalitaire s’installe. L’histoire enseigne que les conquêtes les plus durables ne se font pas toujours au son du canon, elles se nourrissent parfois de concessions, d’habitudes prises, de zones entières laissées à l’abandon par l’autorité légitime. C’est précisément dans ces interstices que l’islamisme politique prospère aujourd’hui en France et en Europe.
Par Kamel Bencheikh
Publié le 15 août 2025

Là où l’État recule, d’autres normes s’imposent.
Depuis quelques années, on assiste à une recomposition insidieuse de l’espace public : là où l’État recule, d’autres normes s’imposent. Des commerces qui ferment pendant les heures de prière le vendredi, des associations qui transforment la charité en levier de prosélytisme, des réseaux militants qui infiltrent syndicats, universités et structures culturelles sous couvert de « diversité » et de « justice sociale ». C’est un islamisme en costume cravate, habile à se travestir en défenseur des droits, tout en travaillant à imposer une vision du monde où la loi religieuse surplombe la loi commune.
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Face à cette progression feutrée, la République hésite. Elle craint d’être taxée de « stigmatisation », de « racisme », d’ « islamophobie ». Pendant ce temps, les militants les plus déterminés exploitent cette paralysie : ils savent que chaque recul, même minime, se transforme en précédent. Et dans certains quartiers, le droit de la République devient une parenthèse tolérée, quand il n’est pas tout simplement contourné.
Or, la force de notre modèle repose sur un principe cardinal : nul n’est au-dessus de la loi, et aucune croyance ne peut prétendre la remodeler à son image. La laïcité n’est pas une option culturelle ; elle est le socle qui garantit à chacun la liberté de croire, de ne pas croire, de changer de croyance — et ce, sans subir la pression de la majorité locale, religieuse ou autre.
Il est temps de comprendre que la lutte contre l’islamisme politique ne se gagnera pas uniquement par des lois spectaculaires ou des dissolutions ponctuelles. Elle exige un travail patient, continu, déterminé : réinvestir l’école, les associations, les conseils municipaux ; protéger les professeurs, les travailleurs sociaux, les élus qui tiennent la ligne ; assumer que la défense de l’universel n’est pas une crispation identitaire, mais une promesse faite à tous.
Car si la République recule à pas feutrés, elle ne reprendra le terrain qu’en avançant résolument. Pas dans la colère, pas dans la peur — mais avec la certitude tranquille que la liberté et l’égalité sont indivisibles, et qu’aucune « exception » n’a vocation à les rogner.
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