Les anticorps de la République
Henda Ayari, la Marianne de la République
Henda Ayari, de son propre aveu, a été une jeune femme salafiste portant le niqab et soumise à un époux maltraitant. Depuis, elle a trouvé la force de s’affranchir des chaînes mentales qui la retenaient prisonnière d’un dogme sexiste et conservateur pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui : une femme libre et une militante féministe. Retour sur un parcours inspirant.
Par Marc Hellebroeck
Publié le 11 octobre 2025

Depuis sa seconde naissance (républicaine), Henda Ayari est une infatigable défenseuse de la France et de son drapeau.
De la morte-vivante à la Reine des neiges
J’ai découvert Henda Ayari en 2016, dans l’émission « Salut les terriens », animée par feu Thierry Ardisson : dans un geste sublime et révolutionnaire, elle avait alors ôté son voile en direct. Impossible de ne pas voir dans cet acte une métaphore de la naissance. Ce jour là, Henda Ayari avait en effet accouché d’elle-même, tranchant symboliquement le cordon ombilical psychique qui la liait à une matrice idéologique patriarcale. En révélant son visage, elle était, littéralement, venue au monde, venue vers le monde, et avait accepté que le monde vienne à elle. La morte-vivante s’était extraite de son noir cocon pour se métamorphoser en lumineuse Reine des neiges : libérée, délivrée, elle ne se voilera plus jamais !
Ayarix la gauloise !
Depuis sa seconde naissance (républicaine), Henda Ayari est une infatigable défenseuse de la France et de son drapeau, tout en demeurant musulmane, démontrant ainsi la compatibilité de sa foi, désormais expurgée de la tumeur islamiste, avec la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité.
Qu’on agrée ou qu’on combatte ses idées, Eric Zemmour, quant à lui, est incontestablement un homme d’une grande culture. Cependant, en ce qui concerne la polémique opposant les prénoms français aux prénoms musulmans, je pense qu’il se trompe : ce n’est pas parce qu’on porte un prénom arabo-musulman qu’on est prédestiné à demeurer un allogène hostile à la France ! De même, ce n’est pas non plus parce qu’on a hérité d’un prénom français dit « de souche » qu’on devient forcément un patriote exemplaire. Ainsi, Henda (Ayari) est infiniment plus française que ne le seront jamais Sandrine (Rousseau), Marine (Tondelier) ou Mathilde (Panot) ! Henda Ayari est française de naissance et elle est surtout française de cœur et d’esprit, par son amour du pays et par son engagement républicain.
A l’inverse, les trois politiciennes précédemment citées se caractérisent par une détestation systématique et qui confine au grotesque de tout ce qui constitue la France, de son histoire à ses paysages en passant par sa gastronomie : on se souvient par exemple de la logorrhée délirante de Sandrine Rousseau contre les grillades au barbecue, perçues comme menace patriarcale. Dans cette haine de la France, nos égéries wokistes rejoignent d’ailleurs le président actuel (qu’elles ont fait élire et réélire) et pour lequel « il n’y a pas de culture française »…
Les conseilleurs ne sont pas les meilleurs
Puisqu’il est question de lui, on remarquera qu’Emmanuel Macron n’a pas choisi Henda Ayari comme conseillère. Pourtant, qui de plus légitime qu’une femme, racisée, féministe et d’ascendance arabo-musulmane, pour incarner l’inclusivité et la diversité au plus haut niveau de l’État ? Mais ladite femme aime la France, les français et les valeurs républicaines : des qualités…rédhibitoires pour un président européiste -donc francophobe- qui a préféré faire appel à l’humoriste barbu et barbant Yassine Belattar, un chantre de l’islamogauchisme dont les sketchs-prêches sont aussi rigolos que les sermons d’un abbé intégriste de Saint-Nicolas du Chardonnet. Bref, l’Élysée a préféré le discours communautariste et identitaire à la promotion de l’universalisme républicain : un choix de munichois…
La féministe dévoile le prêcheur pécheur
Henda Ayari a porté plainte contre Tarik Ramadan pour agression sexuelle et viol. Dans l’attente d’un procès qui se tiendra en mars prochain à Paris, le célèbre prêcheur est bien entendu présumé innocent des actes qui lui sont reprochés. En revanche, on constate qu’il a déjà été définitivement condamné par la justice suisse, suite à une plainte similaire. A force d’être adulé par toutes les capitales européennes et de se croire intouchable, avait-il développé un syndrome de l’hubris cité ?
Quoi qu’il en soit, Henda Ayari a osé assigner en justice le tout-puissant protégé du Qatar et petit-fils du fondateur des Frères Musulmans ! Elle a accusé l’islamologue incontournable choyé par les médias et auquel Oxford avait offert une chaire de professeur ! Elle a attaqué le prédicateur-star aux millions de fidèles en Europe ! Elle s’en est pris au chouchou de toute la gauche décoloniale et altermondialiste, une gauche qui a d’ailleurs soutenu sans faillir ledit chouchou durant la procédure judiciaire ! Enfin, elle a mis en cause l’homme qu’Edwy Plenel, plus haute autorité judiciaire et morale de l’hexagone, considère comme un « intellectuel respectable » (et si c’est Edwy Plenel de Médiapart qui affirme que Tarik Ramadan est « respectable », cela ne peut qu’être vrai -même si c’est faux- et devrait suffire aux magistrats français pour accorder la relaxe) !
Tout compte fait, celui qu’on pensait être un Machiavel ou un Gramsci islamiste s’est révélé être un banal obsédé, un gourou qui profitait de son emprise sur certaines adeptes pour les attirer dans sa chambre. Tarik Ramadan, c’est Raël sans les martiens, c’est un petit homme-ver (très vert d’ailleurs…) prospérant sur la carcasse d’une Europe putréfiée par l’idéologie wokiste.
Que Marianne sera jolie quand elle marchera dans les rues de Paris !
Le 12 octobre, Henda Ayari (en compagnie de Ben le patriote, co-fondateur avec elle des « Patriotes de la diversité ») organise un rassemblement Place de la République : il s’agira de pavoiser ladite place aux couleurs du drapeau tricolore et de réaffirmer l’attachement des français de toutes origines aux valeurs républicaines. Nul doute que pour cela, la militante féministe sera traitée de « facho », d’islamophobe, de raciste, de sioniste et de suprémaciste blanche par une extrême gauche évoluant désormais dans un univers situé en dehors de toute logique et de toute réalité…
Henda Ayari est française et elle défend avec ardeur les valeurs républicaines : elle a toutes les qualités pour incarner une Marianne contemporaine. Qu’attend-on donc pour orner les mairies avec son buste ? Face à l’extrême droite résiduelle et aux islamogauchistes résidus, Henda Ayari est la Marianne de la République.
Merci, Henda Ayari.
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