Mais qu’y a-t-il à célébrer ?

En Iran, le régime avait programmé le massacre des manifestants

La République islamique d’Iran fête son 47ème anniversaire. Mais qu’y a-t-il à célébrer ? Les massacres de manifestants ? La plus meurtrière répression du 21e siècle? La brutalité de la répression du régime des mollahs contre les manifestants restera dans l'histoire comme barbarie, et rien d'autre. Ses escadrons de la mort, commandés notamment par le Corps des gardiens de la révolution islamique, ont commis des crimes contre l’humanité.

Par Karim Maloum

Publié le 11 février 2026

En Iran, le régime avait programmé le massacre des manifestants

Le pouvoir iranien, sous pression américaine, célèbre l'anniversaire de la Révolution islamique

La République islamique d’Iran fête son 47ème anniversaire. A Paris, son ambassade s’apprête à le célébrer ce soir à 18h30, à la Résidence d’Iran. C’est désormais une évidence : le massacre des 8 et 9 janvier a été prémédité au plus haut sommet de la République d’Iran.

Ce n’était pas un dérapage des forces de sécurité, mais bien la conséquence directe d’un ordre de tuer donné par l’ayatollah Khamenei pour sauver le régime islamiste. La répression menée par les autorités iraniennes contre le mouvement de contestation s’étend désormais même au corps médical.

Des milliers de personnes se sont effectivement rassemblées place Azadi, à Téhéran, et ailleurs dans le pays, brandissant des drapeaux de la République islamique et des portraits de Khamenei, mais aussi des pancartes moquant Reza Pahlavi, le fils du chah déchu, qui s’était imposé comme une figure de la contestation, et le président américain, Donald Trump.

Mais le régime est aux abois. Bien que les mollahs aient des forces de sécurité capables de tuer des manifestants par milliers, ils sont en mode survie.

Les Iraniens ne demandent pas le changement, ils l’annoncent

En Iran, le régime avait programmé le massacre des manifestants. Une barbarie s’est déroulée en Iran devant les yeux du monde entier, et la répression continue et frappe même le corps médical. Face à une barbarie, celle d’un régime qui assassine de manière méthodique sa population. Le bilan était annoncé comme lourd, mais il se révèle être d’une profondeur abyssale.

Le recensement des décès est particulièrement compliqué en raison de la coupure d’internet imposée par le régime. Selon certaines estimations, jusqu’à 36 500 personnes ont été tuées en seulement deux jours, au plus fort de la contestation.

La violence d’État a toujours été une composante fondamentale de la République islamique et de tous les islamistes du monde entier. Ils ont la capacité de multiplier les massacres pour maintenir le régime inhumain. C’est aussi ça, l’islamisme.

« Les mollahs ont cru tenir l’Histoire par la barbe et par le turban ; ils n’ont jamais compris qu’on ne retient rien avec la barbe ni avec le turban, encore moins un pays entier. Les slogans qui montent ne sont pas des revendications : ce sont des sentences. Ils ne demandent pas le changement, ils l’annoncent. » écrivait Kamel Bencheikh dans Rupture.

K. M.

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