Répression du corps médical
Arrêtés pour avoir soigné des manifestants en Iran
La répression menée par les autorités iraniennes contre le mouvement de contestation s’étend désormais au corps médical. Le régime a arrêté plusieurs médecins et soignants qui ont pris soin des victimes de la répression des islamistes en Iran ces dernières semaines. Le chirurgien Alireza Golchini, a été arrêté et menacé de la peine de mort, Washington demande sa libération.
Par Karim Maloum
Publié le 3 février 2026

Alireza Golchini est un exemple frappant de la brutalité de la répression des islamistes en Iran.
Une véritable chasse aux médecins et aux personnels soignants. La répression menée par les autorités iraniennes contre le mouvement de contestation s’étend désormais au corps médical. Plusieurs médecins ont été arrêtés, accusés d’avoir prêté assistance à des manifestants blessés.
Selon des informations rapportées par The Guardian et des organisations de défense des droits humains, plusieurs médecins et secouristes bénévoles ont été arrêtés ces derniers jours pour avoir pris en charge des manifestants blessés lors des violences liées aux protestations.
Les organisations de défense des droits humains citées par The Guardian, dénoncent une campagne de « vengeance » du régime envers ceux qui pansent les plaies de ses victimes.
Les arrestations et la condamnation à mort font partie d’une campagne de « vengeance », affirment des groupes de défense des droits humains, après que des professionnels de santé et des médecins ont refusé d’ignorer le sort des manifestants gravement blessés par balle ou poignardés, et dans certains cas ont mis en place des centres de traitement de fortune.
Dr. Alireza Golchini, a surgeon from Qazvin, has been arrested by Iranian government forces for providing medical care to injured protesters and is now facing charges of “Moharrebeh” (waging war against God) — a capital offense under Iranian law that carries the risk of…
— Hengaw Organization for Human Rights (@Hengaw_English) January 27, 2026
Alireza Golchini est un exemple frappant de la brutalité de cette répression des islamistes en Iran. Ce chirurgien de 52 ans, originaire de Qazvin dans le centre de l’Iran, a été arrêté après avoir diffusé son numéro de téléphone sur les réseaux sociaux, invitant les manifestants blessés à le contacter s’ils avaient besoin de soins. Il est poursuivi pour « moharebeh », une accusation de « guerre contre Dieu », passible de la peine de mort, Washington demande sa libération.
L’OMS inquiète
Le manifestant Erfan Soltani, symbole du vaste mouvement de contestation en Iran, a été libéré sous caution, a déclaré son avocat. L’homme avait été arrêté dans le cadre du mouvement de contestation de janvier en Iran.
Des pays, des organisations de soutien aux peuples iraniens, ont été préoccupés mi-janvier par le risque d’exécution imminente d’Erfan Soltani. Mais l’Iran, qui applique largement la peine capitale, avait démenti le fait qu’il encoure la peine de mort pour les faits qui lui étaient reprochés.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est aussi inquiétée d’informations faisant état de l’interpellation d’au moins cinq médecins.
Un médecin risque d’être exécuté pour avoir fait son travail en soignant des blessés. À ce jour, des dizaines de soignants ont été arrêtés et incarcérés à travers le pays. C’est aussi ça, l’islamisme.
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