Législatives en Israël : le camp de Benyamin Nétanyahou en tête après 50 % des bulletins dépouillés, selon la Commission électorale

Israël entre en zone de perturbations politiques. Après le dépouillement de 51,8 % des bulletins, le Likoud (droite) de M. Nétanyahou et ses alliés sont crédités de 56 sièges sur les 120 que compte la Knesset, contre 49 pour le bloc de l’opposition et 15 pour les partis arabes. Aucun bloc n’a pas de majorité à la Knesset.

Par Marie Dolores Prost

Publié le 28 octobre 2026

Législatives en Israël : le camp de Benyamin Nétanyahou en tête après 50 % des bulletins dépouillés, selon la Commission électorale

Le camp de Benyamin Nétanyahou en tête après 51,8 % des bulletins dépouillés.

L’issue du scrutin reste incertaine en Israël. Au lendemain des élections législatives du 27 octobre, Israël se réveille sans perspective claire. La coalition de Benyamin Nétanyahou devance le bloc de l’opposition après le dépouillement de la moitié des suffrages exprimés, selon les données publiées mercredi par la Commission centrale des élections israélienne.

À 8 heures ce mercredi matin, avec un peu plus de la moitié des bulletins dépouillés (environ 52 %), la coalition de Benyamin Netanyahou, créditée de 55 sièges. L’opposition, emmenée par son principal rival Gadi Eisenkot en réunissait 49, tandis que les partis arabes totalisent 16 sièges.La Knesset, chambre unique du parlement israélien, compte 120 sièges. Aucun des deux « blocs » n’était donc en position de revendiquer le pouvoir.

Ces résultats partiels sont susceptibles de varier grandement, plusieurs sondages à la sortie des urnes mettant les camps au coude-à-coude et sans majorité parlementaire. La participation a atteint 77,7 %, son plus haut niveau depuis 1999. C’est la première élection nationale depuis le 7 octobre 2023.

La soirée avait livré un message plus flou. Les principaux sondages de sortie (Kan 11, Channel 12, Channel 13) plaçaient le Likoud entre 24 et 25 sièges et le bloc Netanyahu autour de 50, souvent légèrement derrière ou à égalité avec le camp d’Eisenkot. 

Globes le résume simplement : la plupart des exit polls donnaient un avantage à l’opposition, mais le décompte place en réalité la coalition en tête. Netanyahu a revendiqué la position de premier parti et appelé à la formation d’un gouvernement de droite.

Une arithmétique ouverte

Le bloc Netanyahu dispose d’un avantage relatif : il est plus proche de la majorité que l’opposition et peut chercher des appuis à droite. Les partis arabes, en nette progression par rapport aux 10 sièges de 2022, pourraient théoriquement jouer les faiseurs de rois, mais les réticences restent fortes des deux côtés.

Les bulletins « double enveloppe » (soldats, diplomates, etc.) ne sont pas encore intégrés et peuvent encore faire bouger un ou deux sièges. Ra’am se maintient juste au-dessus du seuil de 3,25 %.

Par rapport à 2022, le camp Netanyahu recule (il disposait alors d’environ 64-68 sièges) et le Likoud baisse de 32 à 27. Mais la résistance du parti au pouvoir est plus nette que ne le laissaient entrevoir les projections de la soirée.

Si ces estimations ne sont pas définitives, l’absence de majorité signifie que les partis vont désormais se lancer dans des semaines d’intenses tractations pour tenter d’atteindre les 61 sièges nécessaires pour former une coalition gouvernementale. La Commission électorale va publier progressivement les résultats, dans la nuit de mardi à mercredi, un processus qui pourrait durer plusieurs jours.

K. M.

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