Élections législatives en Israël : Gadi Eisenkot qui a pris la tête des anti-Nétanyahou, est au coude-à-coude dans les sondages avec l’actuelle coalition, avec le Likoud

Le 27 octobre, plus de 7 millions d’Israéliens sont appelés aux urnes pour élire les 120 députés de la Knesset, pilier du système politique du pays. Le premier ministre sortant Benyamin Netanyahou vise un septième mandat lors du premier scrutin depuis le 7-Octobre et continue de se présenter comme le seul capable de garantir la sécurité des habitants de l’État hébreu. Les derniers sondages montrent que Gadi Eisenkot, l'ancien général de Tsahal qui a pris la tête des anti-Nétanyahou, est au coude-à-coude avec avec le Likoud de Benyamin Netanyahu.

Par Karim Maloum

Publié le 26 octobre 2026

Élections législatives en Israël : Gadi Eisenkot qui a pris la tête des anti-Nétanyahou, est au coude-à-coude dans les sondages avec l’actuelle coalition, avec le Likoud

Un meeting de Gadi Eisenkot, à Tel Aviv, le 25 octobre 2026.

À deux jours des législatives israéliennes, le premier ministre sortant Benyamin Netanyahou vise un septième mandat lors du premier scrutin depuis le 7-Octobre. Ce scrutin législatif, le premier depuis 2022, s’apparente à un référendum sur l’avenir du Premier ministre.

Il sera peut-être le prochain Premier ministre d’Israël. L’ancien chef d’état-major, dont le bloc est donné au coude-à-coude avec celui de Benyamin Netanyahu, a donné un ultime meeting devant plusieurs centaines de partisans réunis à Tel-Aviv.

Benyamin Netanyahou est cependant concurrencé par un ancien chef d’État-major, Gadi Eisenkot. Il sera peut-être le prochain Premier ministre d’Israël. L’ancien chef d’état-major, dont le bloc est donné au coude-à-coude avec celui de Benyamin Netanyahu, a donné un ultime meeting devant plusieurs centaines de partisans réunis à Tel-Aviv, qui a promis dimanche 25 octobre de réconcilier un pays profondément divisé, tandis que son rival, le Premier ministre actuel, redoublait d’attaques contre l’opposition, l’accusant de complaisance envers l’Iran et les Palestiniens.

Une posture fragilisée par l’échec du 7-Octobre et les informations selon lesquelles les Émirats arabes unis et l’Égypte l’avaient personnellement informé.  Est-ce que le Premier ministre israélien a été averti des risques d’attaque de la part du Hamas avant le 7 octobre 2023 ?

Une enquête, publiée mardi 8 septembre, par le quotidien Haaretz révèle que Benjamin Netanyahu a gardé pour lui une alerte majeure venue du président émirati Mohammed Ben Zayed sur une attaque d’ampleur du Hamas 10 jours avant les attaques terroristes du 7 octobre 2023. Son cabinet rejette catégoriquement l’accusation, tandis que ses adversaires lui réclament des comptes.

Les Israéliens se rendent aux urnes pour la première fois depuis les attaques terroristes du Hamas, qui ont fait 1221 morts, 251 otages emmenés dans la bande de Gaza et plongé le pays ainsi que le Moyen-Orient tout entier dans le chaos de la guerre. À l’instar des précédents scrutins, la campagne électorale aura été centrée sur la figure du premier ministre sortant, Benyamin Netanyahou. Celui-ci brigue un septième mandat, lui qui a déjà occupé cette fonction entre 1996 et 1999 et sans interruption ou presque depuis 2009.

Comment fonctionne le système électoral israélien ?

En Israël, les élections législatives se tiennent tous les quatre ans. Les 120 députés qui composent la Knesset (le « Parlement » en hébreu) sont élus à la proportionnelle : les sièges sont attribués en fonction du nombre de voix obtenues. Pour y entrer, une liste doit obtenir au minimum 3,25% des suffrages exprimés, un seuil d’éligibilité particulièrement bas.

Tous les citoyens israéliens âgés d’au moins 18 ans le jour du scrutin et inscrits sur les listes électorales ont le droit de voter, explique The Jerusalem Post. Ils sont plus de 7,3 millions, dont plus de 500 000 potentiels primo-votants, soit plus de 8 % du corps électoral.

Les Israéliens ne peuvent toutefois voter que sur le territoire national, à quelques exceptions près. Les fonctionnaires et les diplomates en poste à l’étranger ont ainsi commencé à voter le 15 octobre. Les militaires en mission à l’extérieur du pays pourront, eux, le faire à partir du 20 octobre, comme lors des précédentes élections.
Un Israélien en âge de voter vivant à l’étranger – ils seraient environ 500 000 – doit donc se rendre en Israël pour participer au scrutin s’il ne relève pas de l’une de ces exceptions.

Les 120 sièges sont proportionnellement répartis en fonction des résultats obtenus par chacune des listes à l’échelle du pays – un régime appelé “proportionnelle intégrale”.  

En 2022, la liste du Likoud portée par Benyamin Nétanyahou était arrivée en tête, mais n’avait raflé que 32 sièges. Pour gouverner, il s’est rapproché des suprémacistes et des ultra-orthodoxes pour atteindre 64 sièges. Les jeux d’alliances sont donc essentiels malgré l’instabilité politique induite. Entre 2019 et 2022, le pays, englué dans une crise politique, a ainsi connu cinq gouvernements différents.

K. M.

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