Midterms aux États-Unis : Trump joue la fin de son mandat, la « vague bleue » démocrate risque de le déchaîner…

Plus de 58 millions d'électeurs ont voté par anticipation, un record. Les Américains sont appelés aux urnes mardi pour les élections de mi-mandat. Selon les sondages, les démocrates pourraient reprendre le Congrès, afin de reprendre les leviers du pouvoir pour les deux dernières années du mandat de Donald Trump. Même en cas de défaite, Donald Trump pourra continuer à agir comme il le souhaite. Il a même la possibilité d'en faire encore plus sur la scène internationale.

Par Karim Maloum

Publié le 3 novembre 2026

Midterms aux États-Unis : Trump joue la fin de son mandat, la « vague bleue » démocrate risque de le déchaîner…

Donald Trump : "Ma propre moralité, mon propre esprit, c'est la seule chose qui peut m'arrêter".

De nombreux commentateurs pensent depuis un certain temps qu’il y aurait une « vague bleue » démocrate qui pourrait s’abattre sur ces élections de mi-mandat. Les démocrates sont favoris pour reprendre la majorité à la Chambre des représentants, dont tous les sièges sont renouvelés.

Une vague bleue aux États-Unis ? C’est le scénario le plus probable. Près de 250 millions d’Américains sont appelés à voter mardi pour choisir leurs représentants lors d’élections de mi-mandat cruciales pour la suite du mandat de Donald Trump.

La bataille pour le Sénat, où 35 des 100 sièges sont en jeu, reste toutefois incertaine. Un sondage du Siena College pour le New York Times place les candidats démocrates en tête dans la plupart des États les plus disputés, notamment au Texas et dans le Maine.

D’après plusieurs analystes des sondages américains, il est fort possible que cette vague se métamorphose en un véritable tsunami, alors que la plupart des indicateurs majeurs prédisent une défaite pour les républicains.

Ces perspectives s’inscrivent dans un climat de mécontentement : selon un sondage de NBC News, 60 % des Américains désapprouvent l’action du président. Malgré ces signes encourageants, le parti reste prudent, car les sondages ont parfois sous-estimé la mobilisation de la base électorale de Donald Trump.

Les chiffres du vote anticipé, rapportés par le site Election Lab de l’Université de Floride, n’ont cessé d’augmenter ces dernières semaines. Cette participation massive avant le jour J pourrait bénéficier aux Démocrates, accréditant la thèse d’un vote de sanction envers Donald Trump.

Trump : « Ma propre moralité, mon propre esprit, c’est la seule chose qui peut m’arrêter »

Les Américains vont-ils mettre un coup d’arrêt à Donald Trump ? Deux ans après sa large victoire contre Kamala Harris, le président américain fait face à des vents contraires avec une inflation américaine à 3,7 % sur un an en septembre. C’est le chiffre qui a le plus d’effet en ce qui concerne la politique intérieure, et il est extrêmement mauvais. Les républicains vont devoir faire face à des défis lors des élections de mi-mandat qui auront lieu ce mardi 3 novembre.

Depuis deux ans, les errements de Trump sont devenus un facteur majeur de déstabilisation des relations internationales. Les partisans démocrates vont se donner un pouvoir constitutionnel. Aucune chance d’obtenir quelque chose de considérable et le président sera confronté à une série de commissions d’enquête, tout en étant soumis à la menace d’être inculpé pour un éventuel procès en destitution (impeachment). Il sera réduit à ne plus être là que spectateur.

Toutefois, le président des États-Unis pourrait continuer, sur le plan international, à agir de sa propre façon. Après les récentes opérations au Venezuela et en Iran, Donald Trump a accordé un entretien au New York Times, le 07 janvier 2026, dans lequel il confirme son dédain du droit international. Le président américain dit n’être limité dans ses décisions que par sa « propre moralité ».

« Ma propre moralité, mon propre esprit, c’est la seule chose qui peut m’arrêter », affirme-t-il. « Je n’ai pas besoin du droit international », martèle-t-il, alors que ces mêmes normes ont assuré une certaine stabilité sur le globe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ses récentes actions ne constituent, en outre, pas un précédent que pourraient exploiter la Russie ou la Chine, soutient-il, car il prétend avoir réagi à une « menace réelle ».

K. M.

La rédaction vous conseille

Envie de lire tous les articles ?

Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.

Abonnement

Débloquez immédiatement tous les articles.

Je m'abonne

Newsletter

Recevez chaque semaine les titres à la Une

Inscrivez-vous
Activer les notifications OK Non