Le 12 janvier c'est le nouvel an amazigh
Les Berbères fêtent Yennayer 2976
Le 12 janvier, c'est le nouvel an amazigh. Les Berbères, Imazighen, fêtent Yennayer avec faste en Algérie et au Maroc, avec des jours fériés et des célébrations officielles entre le 12 et le 14 janvier. C'est également une fête nationale en Libye et c'est célébré aussi en Tunisie quoique ce soit de manière plus intime, sans célébration officielle. Le nouvel an berbère est fêté par ailleurs en dehors de l'Afrique du Nord, notamment en France et à moindre mesure au Québec qui a connu, depuis une trentaine d'années, l'arrivée d'importants flux de migrants algériens et marocains.
Publié le 12 janvier 2026

Yennayer est fêté avec faste en Algérie et au Maroc, ici à Alger.
Ce 12 janvier, c’est Yennayer, le nouvel an berbère. Et l’arrivée de cette nouvelle année amazighe est fêtée en Afrique du Nord à des degrés divers. Avec faste en Algérie et au Maroc, deux pays où le berbère est langue nationale et officielle depuis de nombreuses années et où les dénominations des institutions officielles et des édifices publics sont écrites en berbère, en tifinagh, l’alphabet berbère utilisé depuis des lustres notamment par les Touaregs.
À découvrir
Yennayer est célébré depuis des temps immémoriaux en Afrique du Nord. C’est le début d’un calendrier agraire qui remonte à la haute antiquité. Yenneyer est décrété fête nationale, jour férié, chômé et payé en 2017 en Algérie, en 2023 au Maroc et depuis 2024, fête nationale en Libye. Ce n’est pas le cas en Tunisie bien que ce soit célébré de façon plus intime.
Historiquement et jusqu’à nos jours, la sphère berbère englobe l’Afrique du Nord (l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, les îles Canaries, la région de la Siwa en Égypte) et s’étend sur une partie du Sahel, principalement au Mali et au Niger, jusqu’au Tchad et au Burkina Faso.
Le calendrier berbère est fondé sur un événement historique qui eut lieu en l’an 950 avant Jésus-Christ lorsqu’un prince berbère monta sur le trône d’Egypte et devint le pharaon Sheshonq Ier, fondateur de la XXII dynastie qui régna sur l’Égypte jusqu’en 715 avant Jésus-Christ.
La culture et l’identité berbères ont été redynamisées dans un passé récent. En fait, elles ont été marginalisées plus depuis la colonisation et les indépendances des pays concernés que suite à l’avènement de l’islam et, avec, la culture arabe. Elles ont connu une renaissance après la première révolte populaire en Algérie post-indépendance, en 1980 en Kabylie, et qui sera appelée le Printemps berbère. Les descendants des Numides commencèrent alors à se réapproprier leur identité et leur histoire, à se rappeler leurs illustres ancêtres, tels que Gaïa, Massinissa, Jugurtha, Juba II, Dihya -reine plus souvent appelée Kahina- et à donner leurs enfants. Aujourd’hui, les prénoms Kahina, Dihya, Jugurtha, Massissina sont assez répandus en Algérie. Ils exhumèrent aussi d’autres noms qui ont marqué l’histoire des Berbères comme ceux de Saint-Augustin et Apulée.
Ch. R.
Joyeux Yennayer !
L’équipe du journal Rupture, direction et rédaction, souhaite un joyeux Yennayer aux Berbères, Imazighen, d’Afrique du Nord, du Sahel, de France, d’Europe, du Québec et d’ailleurs dans le monde. Que cette année 2976 apporte santé, amour, bonheur, joie, prospérité, paix.
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