Onze ans après l’attentat contre Charlie Hebdo, qu’avons-nous retenu ?
Publié le 7 janvier 2026

Les frères Kouachi, fanatisés par une idéologie mortifère, ont massacré douze personnes dans l'attaque contre Charlie Hebdo.
Le 7 janvier 2015, l’horreur a déferlé sur Paris. Les frères Kouachi, fanatisés par une idéologie mortifère, ont massacré douze personnes dans l’attaque contre Charlie Hebdo, Charb, Cabu, Wolinski, Tignous, des dessinateurs irrévérencieux, des journalistes, un policier abattu dans la rue. Tués pour des caricatures, pour avoir osé moquer les dogmes et défendre la liberté d’expression sans compromis.
Onze ans plus tard, en ce 7 janvier 2026, qu’avons-nous retenu ? Une société plus vigilante ? Peut-être, mais fracturée, où l’antisémitisme gangrène le pays et où l’islamisme continue de menacer nos libertés. Les images, les sirènes, les “Je suis Charlie” brandis Place de la République, les quatre millions de Français dans les rues le 11 janvier. Clarissa Jean-Philippe assassinée à Montrouge, les quatre otages juifs de l’hypercacher tués parce qu’ils étaient juifs, Lassana Bathily, ce héros discret.
Cette vague de terreur a ouvert une décennie noire : Bataclan, Nice, Samuel Paty décapité en 2020 pour des caricatures, Dominique Bernard poignardé en 2023.
Un an après les commémorations solennelles du dixième anniversaire en 2025 , cérémonies sobres rue Nicolas-Appert et porte de Vincennes, en présence d’Emmanuel Macron, numéro spécial de Charlie Hebdo proclamant « Increvable », avec des caricatures moquant Dieu la mémoire persiste, transmise dans les écoles, les livres, les débats. Charlie Hebdo continue de publier, Riss affirme l’envie de rire comme rempart humain.
Qu’avons -nous retenu ? Sur le plan sécuritaire, des leçons et renforcement antiterroriste, lois plus strictes. Mais la colère gronde face à l’islamisme qui prospère, avec des débats sur son “entrisme” politique à l’approche des municipales, et des voix qui accusent encore Charlie de “racisme” ou d’“islamophobie”
Et l’antisémitisme ? Il gangrène la France comme jamais depuis le 7 octobre 2023, des actes en hausse alarmante, tags, agressions, peurs quotidiennes pour les juifs. La société se divise, s’autocensure, les enseignants sont hésitants sur la laïcité, les médias sont prudents. Des voix minimisent, inversent les rôles, trahissant les victimes.
Qu’avons-nous retenu ? Que la liberté d’expression et la laïcité ne sont pas négociables, que l’islamisme tue au nom d’un fanatisme, pas de l’islam. Onze ans après, la mémoire nous unit et nous pousse à une extrême vigilance.
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