Les non-dits des « non à l’islamophobie » 

Rappeler que le mot « islamophobie » sert à confondre le racisme et la critique d’une religion de manière à criminaliser celle-là, et rappeler que l’accusation d’ « islamophobie » tue d’abord celui qui en est accusé. La critique des pratiques rétrogrades d'une vision d’une religion n’est pas un délit mais une opinion, alors que l’expression du racisme n’est pas une opinion mais un délit.

Par Achour Boufetta

Publié le 9 août 2026

Les non-dits des « non à l’islamophobie » 

Mélenchon a pris un virage politique majeure en participant à la Marche contre l'islamophobie qui a eu lieu le lundi 11 novembre 2019.

Les rues de Paris ont été prises d’assaut à plusieurs reprises par des individus qui prétendent encore lutter contre une islamophobie dangereuse, affirmant qu’elle mettrait en péril l’ordre social et la cohésion nationale.

Des islamistes qui, pour la plupart, ont fui des systèmes totalitaires où l’islam est religion de l’État, des systèmes dont ils se gardent bien de dénoncer leur injustice tout en étant offensifs, virulents à l’encontre des pays qui les accueillent et où ils jouissent de tous leurs droits et libertés : civiques et religieux.

Cependant, le clou est vite et plus profondément enfoncé lorsque des politiques se joignent à leurs marches politico-idéologiques pour crier, à tue-tête, à l »‘islamophobie », à la « musulmanophobie », au racisme. Une observation, toutefois, à relever : ils ne parlent jamais de xénophobie, qui est différente du racisme.

Des politiques comme Jean-Luc Mélenchon, qui briguera une quatrième candidature à la magistrature suprême, ses trois précédentes ne lui ayant pas permis d’aller au second tour, ont battu le pavé parisien pour dénoncer une fantomatique islamophobie française.

Fantomatique dans la mesure où les musulmans de France disposent de tous leurs droits, civiques et religieux : ils y travaillent, ils sont rémunérés, ils sont soignés, ils bénéficient des avantages sociaux au même titre que toute autre personne vivant en France à laquelle ils font allusion.

En entendant Jean-Luc Mélenchon s’écrier « Je suis sidéré par ce que subissent les musulmans de France », on serait tenté de croire à une persécution anti-islamique, en France, pays des droits, des libertés et de l’égalité.

Mais alors, si la France était aussi islamophobe, pourquoi n’y avait-il aucun appel à la quitter et pourquoi aucune décision de la quitter n’était prise et annoncée par les « déçus qui se disent persécutés ?

Quelle est la raison pour laquelle les défenseurs des droits des femmes à porter le voile en France sont silencieux face à la misère que vivent les Iraniennes ?

C’était l’inverse qui a été constaté : des imams, très virulents dans leurs prêches vis-à-vis de la France, de la femme, ont tout fait pour rester en France après avoir fait l’objet d’OQTF, Obligation de quitter le territoire français. La France serait-elle, lorsqu’il s’agit de la quitter, tolérante, respectueuse des droits et des libertés, si belle où il fait et ferait bon vivre, mieux que le pays visé par l’arrêté d’expulsion ?

Qu’en est-il, en fait ? Eh bien, en France, les mosquées sont partout, les boucheries exercent librement avec des enseignes sur leurs frontons :  » Boucherie musulmane », les prières et les toilettes mortuaires sont pratiquées dans les morgues, les associations islamiques activent librement et légalement, le qamis et le voile sont dans les rues.

Mais, à entendre Mélenchon, de quoi un musulman peut bien souffrir en France : de la jouissance de ses droits, de sa liberté ou alors, faudrait-il aller jusqu’au bout de la logique des islamistes, à savoir qu’il manque des minarets dotés de haut-parleurs sur les mosquées à travers lesquels seraient lancés, cinq fois par jour, les appels à la prière et, instaurer l’interdiction d’ouvrir cafés et restaurants et de manger publiquement pendant le mois de Ramadan.

Quelle est la raison pour laquelle les défenseurs des droits des femmes à porter le voile en France sont silencieux face à la misère que vivent les Iraniennes et les Afghanes dans ce chaos politique, idéologique et électoral?

Pourquoi tout ce silence devant ce qui se passe au Soudan, en Ukraine, au Nigéria où Boko Haram, organisation islamo-terroriste, commet des massacres, devant la persécution des Ouighours en Chine et pourquoi ne se prononcent jamais sur les gouvernements qui utilisent les migrants comme arme géopolitique?

A. B.

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