Nigéria : un groupe islamiste attaque une caserne de l’armée et fait au moins 20 morts
Rupture donnait hier une information sur un massacre au Mali, aujourd'hui nous apprenons une autre tuerie commise par des islamistes dans un autre pays africain, le Nigéria. Pus de 50 victimes civils au Mali, au moins 20 morts au Nigéria dans l'attaque d'une caserne de l'armée. Les islamistes continuent de semer la terreur au Mali, au Niger, au Burkina Faso, au Nigéria. Et cela ne semble pas inquiéter outre mesure les Etats d'Europe de l'ouest, pourtant directement concernés par cette situation qui risque de leur péter à la gueule, non seulement sur le plan sécuritaire, avec des attentats, mais aussi en cas de catastrophe humanitaire provoquée par les islamistes qui déboucherait sur une grande vague migratoire comme il y a quelques années à partir de la Syrie, peut-être même plus grosse vu la relative proximité géographique.
Publié le 23 octobre 2026

Les terroristes ont détruit la caserne, forçant les soldats à se replier vers une ville de garnison, située à environ 18 kilomètres.
Au Nigéria, une base militaire a subi une attaque qui a fait au moins vingt morts, quinze soldats et cinq éléments de milices anti-islamistes. L’attaque a eu lieu dans le nord-est du pays, dans l’État de Borno. L’information a été rapportée, ce mercredi 21 octobre, par l’AFP, citant des sources militaires locales.
Cette attaque a été commise par un groupe armé islamiste affilié à l’organisation terroriste dite Etat islamique ou Daech. Les terroristes ont détruit la caserne, forçant les soldats à se replier vers la ville de garnison de Monguno, situés à environ 18 kilomètres. En plus des morts enregistrés, d’autres soldats ont été portés disparus.
Les terroristes islamistes ont lancé l’attaque à partir de leur base de Gudumbali, dans le district voisin de Guzamala, selon un habitant, qui a également confirmé la « destruction totale » de la caserne de l’armée.
Une trentaine de villageois assassinés par Boko Haram
L’État de Borno est l’épicentre de plus de dix-sept ans de terrorisme islamiste, d’abord uniquement et longtemps de la part du groupe Voko Haram et, depuis quelques années, par également Daech, qui a fait des milliers de morts et des millions de disparus dans cette partie nord-est du Nigéria.
Dans cette même région nord-est du Nigéria, des éléments de Daech ont attaqué, la semaine dernière, un avant-poste militaire à Kukawa, près du lac Tchad. Quelque jours auparavant, une trentaine villageois ont été assassinés dans l’État de Borno par des éléments de Boko Haram.
Plus de 50 civils massacrés par Daech au Mali
Au Mali, mardi, l’Associated Press a rapporté, citant un député, qu’une attaque perpétrée en fin de semaine par un groupe armé affilié à Daech avait fait plus de 50 morts dans la région de Ménaka, dans l’est du pays.
D’après une source locale à Tinabow interrogée par l’AFP, « plusieurs dizaines de motos sont soudainement arrivées et ont commencé à tirer et à mettre le feu aux habitations », dimanche dans la soirée. Les assaillants « n’ont adressé la parole à personne, ils ont juste commencé à tuer. J’ai vu des dizaines de corps », a poursuivi cette source.
Un élu local a confirmé à l’AFP ce lourd bilan, faisant état de « plus de 50 morts, dont des femmes et des vieillards », évoquant aussi un déplacement important de population vers la ville de Ménaka. On comptait parmi les victimes des enfants et des personnes âgées.
Le groupe islamiste armé qui a commis ce massacre sévit au Mali depuis 2015, principalement dans la région de Ménaka au nord-est du pays, mais aussi au Niger et au Burkina Faso.
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