Présidentielle 2027 : à gauche et à droite, une bataille est lancée dans des primaires singulières

A peine les élections municipales passées que les partis, parfois des courants au sein de certains partis, des candidats potentiels, dans des organisations politiques ou en dehors, se lancent dans la bataille de la présidentielle, dans des sortes de primaires, que ce soit à gauche ou à droite.

Par Karim Maloum

Publié le 31 mars 2026

Présidentielle 2027 : à gauche et à droite, une bataille est lancée dans des primaires singulières

À un an de la présidentielle, les déclarations de candidature s'enchaînent.

Il y a bel et bien une guerre militaire qui se déroule au Moyen-Orient. Une guerre terrible, car l’issue est incertaine pour le peuple iranien de se débarrasser des islamistes au pouvoir depuis 1979. En France, cest une autre guerre. La guerre des primaires est en cours, que ce soit à gauche ou à droite.

Les élections municipales sont terminées. Maintenant, c’est le tour de l’élection présidentielle. Depuis un certain temps, les différentes formations politiques étaient confrontées à l’ombre du scrutin de 2027. Beaucoup de candidats sont sans vision et programme précis. De quelle manière sont-ils en mesure de diminuer les déficits publics, de relancer l’économie française, de redonner espoir et espérance aux Français? Il y a un vide dans leur programme.

Le problème à gauche est avant tout sur les valeurs. Comment un antisémite, un partisan de tout conflit, pourrait-il être candidat à la place d’un candidat réformiste, partisan de la république ? Cette gauche est vraiment affligeante. Ils désirent un candidat unique sur du vide. C’est ce qu’on appelle faire une chute dans le vide. Il y a un manque de clarté, et quand on manque de clarté, les Français ne suivent pas.

« La balle est dans le camp des socialistes » alors que le sort de la primaire à gauche, pour désigner un candidat unitaire à la présidentielle de 2027, semble plus que jamais menacé, a affirmé samedi la cheffe des Écologistes Marine Tondelier. « On ne pourra pas gagner seul, ni nous, ni eux. Et j’aimerais bien qu’ils l’entendent parce que je vois bien leurs règlements de comptes, là, en ce moment », a pesté Marine Tondelier sur France Inter.

Une alliance avec Jean-Luc Mélenchon, l’antisémite, vise à inciter un certain nombre d’électeurs de gauche à organiser une sortie à la piscine ou à la pêche. Les élections se déroulent toujours un dimanche de l’année. Une manière de dérouler le tapis rouge au candidat du Rassemblement national. Des irresponsables !

Cette gauche cynique, qui défile avec les islamistes, qui pactise avec les indigénistes et qui soutient des dictateurs, préfère l’extrême-droite à un candidat réformiste et laïque. C’est extraordinaire d’asséner des bêtises absolues avec un tel aplomb.

Sarah Knafo a provoqué une division au sein de la droite après sa percée médiatique

Est-ce que les Français sont devenus aveugles ? À un an de la présidentielle, les déclarations de candidature s’enchaînent sans produire le moindre écho. La droite est également touchée par la maladie de la gauche. Dans la ‘grande famille de la droite’, il est plus compliqué de trouver un terrain d’entente. Comment organiser le vote ? Malgré toutes ces interrogations, le président des Républicains, Bruno Retailleau tranchait sur France 2 le 23 mars : il sera candidat à l’élection présidentielle « dans tous les cas ». On marche sur la tête à droite.

La droite est divisée en raison d’une personnalité. Après la percée médiatique de Sarah Knafo, tête de liste Reconquête, le parti d’Éric Zemmour, cette dernière a justifié son retrait de la course à la mairie de Paris, par la nécessité de « chasser les socialistes » de l’hôtel de ville, en provoquant un vote utile pour Rachida Dati. Elle n’a pourtant pas épargné cette dernière, qui lui a refusé « l’union des droites ».

Au micro de BFMTV, mercredi 25 mars, David Lisnard, lui-même prétendant à l’Elysée, a annoncé claquer la porte du parti, cinglant « un vote biaisé, […] truqué ». Le maire de Cannes s’était positionné en faveur d’une « grande primaire ouverte » allant de Gabriel Attal à Eric Zemmour, en passant par Edouard Philipe.

Ouvrir à Reconquête ? Hors de question pour Gérard Larcher, le patron des sénateurs LR, qui est partisan d’une primaire ouverte certes, mais pas la même. « En ce qui me concerne, aucune alliance avec la gauche et l’extrême gauche, le RN, l’UDR ou Reconquête », développait-il jeudi dans Le Parisien. Une position partagée par Valérie Pécresse, qui ne garde pas non plus un bon souvenir de la présidentielle de 2022, où elle n’avait recueilli que 4,78% des voix, après avoir été élue dans le cadre d’une primaire interne aux Républicains.

K. M.

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