Chroniques de la nouvelle France – Épisode un : l’âge de pierre (article paru dans l’hebdomadaire en ligne Médiapartial)

Nous sommes dans le futur, un futur moins loin de nous qu’on ne pourrait le penser. La Fraternité Intégriste, alliance politique de l’extrême gauche hexagonale et de l’extrême droite islamiste, est désormais au pouvoir… Bienvenue dans la « nouvelle France » !

Par Marc Hellebroeck

Publié le 25 octobre 2026

Chroniques de la nouvelle France – Épisode un : l’âge de pierre (article paru dans l’hebdomadaire en ligne Médiapartial)

Un élu antispéciste déclara que dans un pays où l’on tolérait bien la cruelle mise à mort des taureaux dans l’arène, la simple disparition de quelques femmes à l’occasion d’une banale pratique culturelle ne méritait pas de susciter tant d’émotions.

Tout a commencé en 2026 avec les néoféministes intersectionnelles : bien que françaises dites « de souche » et issues d’une culture judéo-chrétienne, elles décidèrent courageusement de porter le voile islamique, par solidarité avec les femmes musulmanes dont la liberté était menacée par la « laïcité » islamophobe et raciste.

Pendant que des iraniennes, des afghanes ou des syriennes, influencées par l’idéologie misothéiste, liberticide et fasciste issue des sinistres « Lumières », étaient peu à peu mises hors d’état de nuire par les démocraties théocratiques de leurs pays respectifs ; certaines militantes progressistes françaises poussèrent leur engagement sororal jusqu’à revêtir le niqab ou la burqa – cette dernière parfois cousue à même leur peau – afin de montrer leur irréductible volonté de défendre la cause sacrée de la liberté féminine !

Aujourd’hui encore, on appelle ces femmes les « Pionnières de la Liberté » et seule la décence interdit de leur élever des statues.

À l’époque, la détermination des « Pionnières » fut payante : malgré les rodomontades des derniers défenseurs ultra-réactionnaires de la « laïcité » xénophobe et masculiniste ; moins de 10 ans plus tard, le voile était devenu la norme vestimentaire. Ce symbole de foi et, « en même temps », d’émancipation féminine, ornait les visages de quasiment toutes les femmes qui sortaient encore dans les rues de France (1). C’en était définitivement terminé de la tyrannie laïque, sexiste et pornographique des hommes blancs occidentaux et cisgenres, tyrannie qui imposait aux femmes de paraître en public dans des tenues obscènes et dégradantes, avec la chevelure au vent ! L’Orient poétique et spirituel l’avait emporté sur l’Occident matérialiste et athée : chaque mère, épouse ou fille était désormais une mystérieuse et épanouie fleur noire qui semblait plutôt flotter dans l’air que se déplacer sur le sol…

Par ailleurs, la loi laïque (donc xénophobe) de 2004, interdisant le port de signes religieux ostensibles à l’école publique, fut abrogée, mettant ainsi fin à une intolérable discrimination à l’égard des jeunes filles mineures qui, elles aussi, accédèrent enfin au droit de porter en classe une tenue vestimentaire à la fois seyante, décente et modeste.

C’est dans ce contexte qu’éclata la désormais célèbre « controverse sur la lapidation », une polémique d’envergure nationale comme on n’en avait pas vu en France depuis l’affaire du sioniste Dreyfus.

À l’origine de cette affaire, un banal fait divers qui faillit bien devenir la pire erreur judiciaire de toute l’Histoire de France depuis la condamnation arbitraire de Salah Abdeslam !

Rappelons brièvement les évènements : M.B, jeune réfugié et mineur isolé d’à peine 42 ans sous octuple OQTF, fut arrêté et jeté en détention préventive au prétexte qu’à la fête de fin d’année d’un club de danse féminin, il avait pratiqué une lapidation improvisée sur une collégienne de 5e qui refusait violemment ses avances légitimes (2) !

Quand on sait que ladite jeune fille s’appelait Marianne F. et était issue d’une vieille famille française, qu’elle étudiait dans un lycée privé catholique et, qu’en outre, elle refusait de porter le voile dans les lieux publics (!) – bref, qu’elle évoluait dans un milieu familial ultraréactionnaire et xénophobe – on peut aisément imaginer la brutalité avec laquelle elle avait sans doute rejeté le malheureux M.B, déjà traumatisé et fragilisé par son éprouvant parcours personnel de migrant.

On se souvient encore de l’analyse lumineuse d’un célèbre journaliste de la chaîne France Dieu, journaliste qui, après une enquête rigoureuse menée à partir de son loft du 6ème arrondissement, conclut que la loi interdisant aux jeunes hommes pieux de se promener librement avec, dans leur poche, d’innocents objets liturgiques tels que des cailloux ou un couteau, relevait de la pire des intolérances et évoquait « les heures les plus sombres de notre histoire ».

Un universitaire et sociologue parisien expliqua, pour sa part, que dans l’esprit malade et profondément perverti des laïques fanatiques (pléonasme : ils le sont tous…), il suffisait qu’un cailloux ait juste été effleuré par un homme de confession musulmane pour que ledit cailloux devienne instantanément un objet de répulsion et de haine. Le même sociologue popularisa le concept de « lithophobie désinclusive », afin de qualifier le rejet indiscutablement xénophobe de la lapidation par la « laïquosphère » d’extrême droite.

Un élu écologiste et antispéciste, ci-devant grand défenseur de la cause des anophèles, déclara que dans un pays où l’on tolérait bien la cruelle et inhumaine mise à mort des taureaux dans l’arène, la simple disparition de quelques femmes à l’occasion d’une banale pratique culturelle ne méritait pas de susciter tant d’émotions.

Au procès qui s’ensuivit, on confronta les témoignages de toutes les personnes présentes lors de cette soirée qui s’était terminée tragiquement avec l’incarcération inique de M.B. Tous ces témoignages concordèrent et furent accablants pour la jeune danseuse : elle avait osé éructer « Laisse-moi tranquille ! » au garçon racisé qui la sollicitait.

« Laisse-moi tranquille ! »… On laissera le lecteur méditer sur l’abjecte et insoutenable charge raciste contenue dans cette terrible phrase qui rappelle, par son sens profond et par sa résonance, des « bruits de bottes » qu’on aurait préféré oublier.

Fort heureusement, justice fut rendue par des magistrats exemplaires : les parents de l’adolescente défunte furent condamnés à verser une lourde indemnité compensatoire au jeune homme victime de discrimination, lequel put enfin entamer son long et difficile chemin de résilience.

Après le verdict, un très célèbre et très érudit théologien helvétique – autorité morale incontestable – proposa stoïquement et malgré son état de santé défaillant (3), de faire don de sa personne afin que les jeunes filles et femmes désignées pour la lapidation bénéficient avant la cérémonie d’un entretien rédempteur et consolatoire en privé avec lui. Si cela n’était pas possible, il acceptait toutefois de les recevoir après. Mais pas trop longtemps après.

De même, le vénérable et très âgé fondateur de La Fraternité Intégriste, Jean-Marie Colonfis lui-même, alias « le Vieux de la montagne » (il s’était retiré à Montmartre), sortit exceptionnellement de sa retraite pour lancer, non pas un cailloux, mais l’anathème sur ceux qui s’opposaient à la lapidation, une lapidation qu’il qualifia de « pratique culturelle millénaire, rassemblant, dans un grand moment de convivialité,  toutes les générations, toutes les origines et tous les sexes ». « Que serait le vivre ensemble sans le tuer ensemble ? », ajouta-t-il , avec le sens de la formule lapidaire qui le caractérisait !

De nombreux sportifs vinrent également au soutien de la lapidation en affirmant que, pour une population majoritairement sédentaire et exposée à la malbouffe, cela constituait une activité physique qui, pratiquée régulièrement, pouvait s’inscrire dans le programme de prévention des maladies cardio-vasculaires. On envisagea même de l’intégrer au programme des cours d’EPS dans les écoles, collèges et lycées ; mais on y renonça finalement car, à cette époque, il n’y avait déjà plus suffisamment de filles scolarisées pour en permettre la pratique dans toutes les classes (4).

La loi instituant la lapidation fut donc votée et même inscrite dans la Constitution, à l’article 2, article (déjà modifié) qui disait dorénavant : « La France est une République indivisible, antisioniste, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine (sauf les sionistes), de race (sauf les sionistes) ou de religion (sauf les sionistes). Elle respecte toutes les croyances (sauf le sionisme), conseille le port du voile pour les personnes qui s’identifient comme de genre féminin et autorise la pratique culturelle et cultuelle de la lapidation en mixité. Son organisation est décentralisée ».

Une fois le droit à la lapidation enfin acquis, le combat féministe et antiraciste était cependant loin d’être terminé.

Il a fallu ensuite que les progressistes se mobilisent de nouveau pour obtenir le droit au mariage des mineures !

Mais ceci est une autre histoire…

M. H.

(1) C’était avant la loi dite de « déambulation gynocentrique adaptée » qui, dans un but de protection des individus s’identifiant de genre féminin, leur permet de sortir à condition qu’elles soient escortées d’un individu s’identifiant de genre masculin de leur famille.

(2) On notera que, faute de cailloux à proximité, il avait utilisé un parpaing trouvé sur un chantier voisin (parpaing qu’il avait d’ailleurs soigneusement nettoyé et remis en place après utilisation).

(3) Le malheureux Saint Homme était atteint de priapisme au stade terminal…

(4) C’était avant la loi dite de « scolarité gynocentrique adaptée » qui, encore dans un but de protection des individus s’identifiant en tant que femme, leur épargne de suivre une longue et pénible scolarité, réservant le lourd fardeau de l’école obligatoire exclusivement aux individus s’identifiant en tant qu’homme.

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