De la double dimension, symbolique et politique, des émeutes
Ces jeunes qui vivent en France et exhibent des drapeaux algérien, marocain ou palestinien à l’intérieur des frontières françaises, au cours d’une séquence d’émeute urbaine évoquant une scène de guerre, agissent en soldats. Certains portent d’ailleurs un uniforme : la tenue intégralement noire et la cagoule, comme les combattants de la branche armée du Hamas.
Par Marc Hellebroeck
Publié le 22 octobre 2026

L’Histoire démontre qu’agiter un drapeau n’est pas anodin. C’est un acte fort et porteur de sens symbolique autant que de sens politique.
Quand la statue monumentale de Marianne, Place de la République à Paris, est régulièrement souillée par des graffitis débiles et voilée de drapeaux étrangers, il s’agit d’une double attaque : contre la France et contre la République. L’incarnation de la France est symboliquement insultée « en même temps » que le régime républicain est politiquement contesté par les manifestants-émeutiers.
On retrouve cette double dimension (symbolique et politique) dans de nombreux actes de vandalisme qui ont visé, le samedi 17 octobre, les monuments historiques et les bâtiments publics de notre pays.
Le drapeau, symbole de revendication territoriale
Quand, le 21 octobre 1492, Christophe Colomb pose le pied sur l’île qu’il va baptiser San Salvador, il y débarque avec l’étendard royal des souverains espagnols Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille (Christophe Colomb était aussi Christophe le colon). Quand les panzers allemands entrent à Prague, le 15 mars 1939, ils arborent le sinistre drapeau à croix gammée et c’en est fini de l’indépendance de la Tchécoslovaquie.
L’Histoire démontre qu’agiter un drapeau n’est pas anodin. C’est un acte fort et porteur de sens symbolique autant que de sens politique. C’est par conséquent un acte de nature guerrière, selon Clausewitz qui écrivait : « La guerre n’est que la continuation de la politique par d’autres moyens ». Qui n’a déjà vu, dans de nombreux films, des généraux déplacer de petits drapeaux sur une carte d’état-major, afin de matérialiser leurs projets d’offensives et leurs conquêtes ?
Drapeaux, bannières, étendards et autres pavillons ont toujours eu vocation à identifier un État, un souverain, un peuple et… une armée ! Sur un champ de bataille, le drapeau permet de reconnaître et de rallier les troupes. Par conséquent, quand, sur le territoire d’un État A, un individu brandit de manière belliqueuse le drapeau d’une puissance étrangère B, cela signifie qu’il revendique la possession du territoire de l’État A au nom de la puissance étrangère B. Selon les circonstances historiques, il peut alors s’agir d’une colonisation, d’une annexion ou d’une invasion guerrière.
Ces jeunes qui vivent en France et exhibent des drapeaux algérien, marocain ou palestinien à l’intérieur des frontières françaises, au cours d’une séquence d’émeute urbaine évoquant une scène de guerre, agissent en soldats. Certains portent d’ailleurs un uniforme : la tenue intégralement noire et la cagoule, comme les combattants de la branche armée du Hamas. Si ces jeunes sont étrangers, ils doivent être considérés comme des ennemis de la nation et traités comme tels. Si ces jeunes sont de nationalité française, c’est encore pire : ils se rendent coupable de trahison, à l’image de ces renégats français qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, ont rejoint volontairement la LVF (Légion des volontaires français) pour combattre sous les couleurs de l’Allemagne hitlérienne (1).
Brandir un drapeau étranger, pendant une émeute où les forces de l’ordre sont attaquées et où des édifices publics sont incendiés, signifie donc, a minima, être complice d’une ingérence étrangère et, a maxima, se rendre responsable d’un acte de guerre à l’encontre de la République française (2). C’est pour cela que le traitement juridique de faits aussi graves ne doit pas relever de la compétence de tribunaux civils, mais être confié à des tribunaux militaires rétablis pour l’occasion. C’est en effet à l’armée de la République d’intervenir si l’intégrité du territoire national est menacée.
Or, dans des circonstances où, le temps d’une émeute aux allures de guerre civile, des drapeaux exogènes transforment certains espaces français en enclaves étrangères, la passivité munichoise du trio Macron/Nunez/Darmanin transmet un message clair aux séditieux : il n’y a plus d’État pour faire respecter la souveraineté française et le territoire national est à prendre pour qui voudra s’en emparer.
Il n’y a jamais, au sein d’une population, autant d’ennemis et de traîtres à la nation que lorsqu’il y a des pleutres à sa tête.
Le patrimoine et les mairies, cibles privilégiées d’une volonté culturicide et antirépublicaine
La mise à sac et l’incendie criminel de l’hôtel de ville de Limoges, qui était à la fois un monument historique et un bâtiment public, sont symptomatiques de cette volonté d’anéantir simultanément les fondements culturels et institutionnels de la France.
Ceux qui dégradent et incendient des monuments historiques et des bâtiments publics ne sont pas simplement des casseurs ineptes et motivés uniquement par des pulsions nihilistes, ni de banals pyromanes qui brûlent juste pour le plaisir de brûler (3). Leur démarche est idéologiquement sous-tendue par une haine authentique, viscérale et civilisationnellede la France, de tout ce qu’elle représente en matière de valeurs et de tout ce qui peut la représenter en matière de patrimoine.
Détruire sciemment un élément du patrimoine français est ainsi porteur d’une lourde charge symbolique : cette « damnatio memoriae », notion empruntée à la Rome Antique et appliquée ici à un héritage architectural, témoigne d’une volonté délibérée d’effacer le passé des Français. Condamner l’Histoire de France à l’oubli éternel et participer activement à ce culturicide, c’est œuvrer à l’avènement d’une culture de substitution.
Pour ses ennemis – à commencer par les plus virulents, les ennemis intérieurs -, la France ne doit pas seulement être détruite : elle doit ne jamais avoir existé.
« Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver », disait une formule emblématique du nazisme. « Quand j’entends le mot culture française, je sors mon bidon d’essence », pourraient dire aujourd’hui les émeutiers et incendiaires francophobes.
Détruire sciemment un hôtel de ville est évidemment porteur d’intentions politiques factieuses : la mairie est en effet le lieu emblématique de la démocratie, c’est là que les citoyens votent et c’est la République à portée de main, cette main qui tient le bulletin de vote et qui le glisse dans l’urne. À cet égard, on peut comparer la destruction par le feu de l’hôtel de ville de Limoges à l’incendie du Reichstag (perpétré par les nazis le 27 février 1933), ainsi qu’à l’émeute des Ligues d’extrême droite devant l’Assemblée nationale (le 6 février 1934).
Pour les ennemis de la République laïque, brûler une mairie – donc brûler un bureau de vote –, c’est détruire le plus petit dénominateur commun de la démocratie et œuvrerà l’avènement d’un régime politique de substitution.
« Du passé faisons table rase », disaient les totalitaires communistes ; « l’Islam est la solution », disent les Frères musulmans. « Des solutions faisons table rase », pourraient dire aujourd’hui les partisans antirépublicains de ces deux mouvances totalitaires.
Cachez cette statue que je ne saurais voir !
Puisqu’il est question de monuments historiques/bâtiments publics, évoquons l’office du tourisme de Lyon qui abritait, jusqu’à ce samedi 17 octobre, la statue dédiée à la mémoire du chef Paul Bocuse, un Paul Bocuse qui mérite largement d’être qualifié d’homme-patrimoine !
Cet Office du Tourisme, édifice témoin de l’histoire contemporaine lyonnaise, a également été ravagé par un incendie criminel. Quant à la statue de celui qui fut peut-être le plus grand cuisinier de l’Histoire, elle a été déboulonnée et renversée… Dans un contexte où des artistes ont déjà été assassinés en France pour quelques dessins, cet acte iconoclaste à l’égard d’un illustre défunt soulève certaines questions, des questions taboues pour l’inquisition vivre-ensembliste.
Et si le problème des émeutiers n’était pas Paul Bocuse (dont ces vandales, consommateurs de fast-food et de Master Poulet, ignoraient sans aucun doute l’immense contribution au rayonnement mondial de la gastronomie française), mais plutôt la statue elle-même, la statue en tant qu’art blasphématoire osant représenter la figure humaine ?
Par ailleurs, peut-on être absolument certain qu’en abattant cette statue, certains n’aient pas voulu reproduire la geste d’un célèbre chef de guerre et chef religieux qui, lors de son triomphe, avait lui aussi mis à bas des idoles de pierre ?
Faute de réponse aux interrogations ci-dessus, je souhaiterais qu’un militant d’extrême gauche dépose quelques minutes son briquet et ses projectiles, le temps de m’expliquer en quoi abattre la statue d’un célèbre chef cuisinier mort pourrait inciter le gouvernement à débloquer davantage de moyens financiers pour les lycées…
La guerre ou la guerre ?
Aujourd’hui, pour détourner l’attention du peuple de la guerre civile en cours ainsi que de leur échec total sur les plans économique, social et sécuritaire, les pseudo-élites xénocrates qui nous gouvernent n’ont pas d’autre choix que de déclencher un conflit extérieur : c’est la stratégie usuelle des pouvoirs déliquescents et prêts à tout pour se maintenir en place. Prêts à tout, y compris à mener le pays vers l’abîme et à sacrifier la population.
Il faut par conséquent nous attendre – et ce, avant l’élection présidentielle – à ce que l’exécutif macronien fasse tout, absolument tout, pour déclencher un conflit militaire avec la Russie poutinienne.
Reste à espérer que le président des États-Unis (autrement dit, notre seigneur féodal de Washington) interdira à son vassal, la France, de se lancer dans une aventure militaire qui contrarierait sa « bromance » avec Poutine et compromettrait ses livraisons de diesel bon marché.
Quand on en est réduit à attendre un hypothétique salut de la part d’un Donald Trump totalement fantasque, il y a tout de même une bonne raison de se réjouir : on ne peut guère tomber plus bas…
Entre l’extrême centre qui ne fait que donner des tas de coups (fiscaux, sociaux et énergétiques) et l’extrême gauche qui ne rêve que de coup d’État, les français sont pris dans un étau politique mortifère.
Entre le belliciste technocratique et délirant et le palestiniste chariatique et vociférant, entre le Dr Folamour de l’Élysée et le Raël islamogauchiste de LFI, la France voit son horizon obscurci par la perspective de la guerre, la guerre extérieure ou bien la guerre civile…
Le temps du feu ne fait peut-être que commencer (4).
M. H.
(1) La LVF fut fondée notamment par Jacques Doriot, ancien dirigeant communiste, devenu ensuite collaborationniste et antisémite forcené… Ce parcours inspirerait-il certains responsables d’extrême gauche « passionnément antisémites » d’aujourd’hui ?
(2) Cela fait des mois que les relais médiatiques de la macronie nous rebattent les oreilles avec de prétendues « ingérences russes » ! Il s’est même trouvé des farfelus pour prétendre que l’invasion de punaises de lit ou les incendies estivaux étaient l’œuvre du Kremlin. Or, le 17 octobre dernier, ce ne sont pas des drapeaux russes qui ont été déployés devant les bâtiments incendiés. Quant aux vocables « wesh » et « wallah », ils sont curieusement absents du dictionnaire russe. Quelque chose me dit que même M. Darmanin ne trouvera pas beaucoup de Dimitri, de Youri et de Nilolaï parmi les casseurs et les incendiaires…
(3) Le suspect interpellé doit être un lycéen qui a beaucoup redoublé, puisqu’il s’agit d’un trentenaire « fiché S », par ailleurs activiste d’ultragauche (pour rappel, un « fiché S » est un individu souvent extrémiste, parfois proche de milieux terroristes et que la justice laisse invariablement en liberté parce que…euh…voilà ! ). Mairie de Limoges incendiée : un suspect interpellé en Haute-Vienne
(4) Émeutes lycée-haines : le temps du feu – Rupture
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