Le drapeau palestinien au fronton de la mairie de La Courneuve : une atteinte à la neutralité du service public

À La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, le maire LFI Aly Diouara transforme l’hôtel de ville en tribune partisane, le drapeau palestinien hissé au fronton, au même niveau que le drapeau français. Un geste lourd de sens, qui révèle une conception pour le moins éloignée des principes républicains.

Par Marie Dolores Prost

Publié le 16 avril 2026

Le drapeau palestinien au fronton de la mairie de La Courneuve : une atteinte à la neutralité du service public

A la mairie de Saint-Denis le 22 septembre 2025.

Hier, mercredi 15 avril, Aly Diouara, maire insoumis de La Courneuve, dans le département de Seine-Saint-Denis, a annoncé solennellement que le drapeau palestinien sera hisser au fronton de l’hôtel de ville pour dénoncer la proposition de loi Yadan. Ce texte, porté par la députée Caroline Yadan et débattu à l’Assemblée nationale les 16 et 17 avril, vise à renforcer la lutte contre les formes renouvelées d’antisémitisme, notamment celles qui se dissimulent derrière l’antisionisme ou l’appel à la destruction d’Israël.

Dans son communiqué, le maire n’hésite pas à qualifier la situation des Palestiniens de « génocide » et accuse la représentation nationale d’avoir porté « un véritable coup de force contre l’expression populaire » en classant une pétition qui avait recueilli plus de 700 000 signatures. Il invoque la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » pour justifier un acte de politique étrangère, détournant ainsi les valeurs républicaines au service d’une cause extérieure.

Ce choix n’est pas anodin. Hisser un drapeau étranger sur le fronton d’une mairie française, c’est placer un symbole partisan au même rang que le drapeau tricolore. C’est engager la collectivité tout entière et donc la communauté nationale dans un conflit qui ne relève pas de ses compétences. C’est surtout, affirmer que l’allégeance à une cause internationale prime sur la loyauté due à la nation que l’élu a pourtant juré de servir.

Un tel comportement interroge profondément sur le sens de la fonction élective en République. Les maires ne sont pas des militants transnationaux, ils sont les représentants de l’État sur leur territoire. Leur rôle premier consiste à garantir l’unité et la cohésion nationales, non à instrumentaliser les bâtiments publics pour exprimer des positions idéologiques qui divisent les Français.

En plaçant un emblème étranger au cœur de l’espace républicain, Aly Diouara manifeste un mépris évident pour la souveraineté de la France. Il ne défend pas un peuple, il subordonne l’intérêt général français à des solidarités communautaristes ou transnationales. Cette attitude, typique d’une frange radicale de La France Insoumise, traduit une vision post-nationale de la politique locale où l’appartenance à la République passe au second plan.

En transformant l’hôtel de ville de La Courneuve en ambassade symbolique d’une cause étrangère, ce maire ne commet pas seulement un acte symbolique, il porte atteinte à l’esprit même de la République, une et indivisible.

M. D. P.

La rédaction vous conseille

Envie de lire tous les articles ?

Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.

Abonnement

Débloquez immédiatement tous les articles.

Je m'abonne

Newsletter

Recevez chaque semaine les titres à la Une

Inscrivez-vous
Activer les notifications OK Non