L’image de l’écologie politique est considérablement dégradée par le wokisme et la mélenchonisation

Les Écologistes se sont réveillés avec une sacrée gueule de bois, suite à l’effondrement de l’implantation électorale de l’écologie politique. À Lyon, la réélection de Grégory Doucet est l’arbre qui cache la forêt d’une débâcle électorale. Le Wokisme, la cancel culture, le débat sur le genre, le communautarisme et le racialisme se sont imposés, ces dernières années, comme ligne politique, au grand dam de la cause écologique. L'image de l'écologie politique s'est considérablement dégradée.

Par Karim Maloum

Publié le 25 mars 2026

L’image de l’écologie politique est considérablement dégradée par le wokisme et la mélenchonisation

Le rappeur Médine, et Marine Tondelier, secrétaire nationale d’EELV, le 24 août 2023.

Le wokisme, la cancel culture, le débat sur le genre, le communautarisme et le racialisme ont su, ces dernières années, s’imposer comme ligne politique dans le premier parti écologiste de France, Europe Ecologie Les Verts puis Les Écologistes, au grand dam de la cause écologiste.

Avec Sandrine Rousseau, Marie Toussaint et Marine Tondelier, Les Écologistes se sont mélenchonisés. Ce parti est désormais situé à l’extrême gauche de l’échiquier politique. Les Ecologistes ont été les principaux perdants des élections municipales de mars 2026.

Après avoir remporté leurs élections en 2020, les maires écologistes ont décidé de s’attaquer aux traditions françaises. Ils ont passé leur temps à parler des viandes, d’arrêter de manger du comté, des résidences secondaires, de la chasse et de la pêche, du sapin…

Les maires écolos de Lyon et Bordeaux ont carrément mené des campagnes contre le Tour de France et le sapin de Noël. Ces attaques contre le Tour de France et le sapin de Noël dénotent d’une conception idéologique et radicale de la politique. Ces comportements ont été sanctionnés par les Français lors des dernières élections municipales.

Huit villes sur douze perdues

La réélection de Grégory Doucet à Lyon en s’alliant à toutes les gauches cache la réalité d’un effondrement électoral de l’écologie politique. Les Écologistes sont les plus grands perdants de ces municipales 2026.

Sur les douze villes gagnées en 2020, huit ont été perdues par Les Écologistes en 2026, dont six au profit de la droite et du centre : Bordeaux et Annecy sont tombées dans l’escarcelle de deux anciens ministres macronistes, Thomas Cazenave et Antoine Armand ; Besançon et Colombes sont reprises par Les Républicains avec Ludovic Fagaut et Joakim Giacomoni ; Poitiers est ravie par l’ex-Renaissance Anthony Brottier ; et Bègles – fief écologiste depuis trente-six ans – est conquise par le sans étiquette affilié à la droite Christian Bagate.

Deux autres villes sont reprises par la gauche : Strasbourg par la socialiste Catherine Trautmann et Grenoble par la candidate d’union de la gauche, Laurence Ruffin.

Beaucoup considèrent que la ligne des Écologistes est devenue confuse, illisible et parfois complaisante à l’égard des outrances de Jean-Luc Mélenchon. À Bordeaux, Pierre Hurmic a refusé l’alliance avec LFI mais la direction nationale des Écologistes, elle, est beaucoup plus ambiguë vis-à-vis de La France Insoumise.

Plusieurs écologistes ont pris conscience du danger de cette ligne d’extrême gauche. Yannick Jadot, dans une interview au journal Le Point publiée le 23 mars, pointe du doigt un « immense gâchis » aux élections municipales. L’ancien candidat à la présidentielle fustige la « ligne illisible » de la direction des Écologistes. « Les Écologistes doivent s’affranchir de Jean-Luc Mélenchon » a-t-il précisé.

K. M.

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