«Mort au dictateur»
En Iran, des étudiants scandent des slogans contre le régime des islamistes; les États-Unis maintiennent leur pression militaire
Pour la première fois depuis la vague de protestation, des étudiants scandent des slogans contre le pouvoir à Téhéran. Des étudiants ont scandé samedi à Téhéran des slogans contre le régime islamiste lors de rassemblements en hommage aux personnes assassinées en janvier dans la répression des manifestations.
Par Karim Maloum
Publié le 22 février 2026

Des étudiants iraniens ont scandé samedi 21 février à Téhéran des slogans contre le pouvoir des mollahs.
Des étudiants iraniens ont scandé samedi à Téhéran des slogans contre le régime des mollahs dans la capitale iranienne, lors de rassemblements en hommage aux personnes tuées en janvier dans la répression des manifestations, après plusieurs semaines de fermeture en raison des examens mais aussi du mouvement de contestation qui a secoué le pays depuis fin décembre, ont rapporté des médias.
Les rassemblements dans plusieurs universités de la capitale ont été organisés dans le sillage des vastes manifestations qui avaient été étouffées dans le sang en janvier. Cette semaine, les slogans contre le pouvoir sont réapparus alors que prenait fin la période de deuil traditionnel musulman de 40 jours, après le pic des manifestations des 8 et 9 janvier.
Des manifestants scandant notamment «mort au dictateur», un slogan clé du mouvement de contestation adressé au guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. Déclenchées pour dénoncer le marasme économique, elles s’étaient rapidement mues en une contestation du pouvoir et ont été réprimées dans le sang.
Dans ces universités, des affrontements ont eu lieu entre des étudiants favorables au pouvoir et des étudiants hostiles qui ont lancé des slogans contre la dictature, d’après l’agence officielle Fars et des vidéos qui ont circulé sur les réseaux sociaux.
À l’université Beheshti, autre grand établissement de la capitale, les étudiants ont organisé un sit-in. C’est la première fois depuis la répression des 8 et 9 janvier qui a fait des milliers de morts et de blessés qu’il y a de telles manifestations dans la capitale.
La brutalité de la répression du régime des mollahs contre les manifestants restera dans l’histoire comme barbarie, et rien d’autre
C’est désormais une évidence : le massacre des 8 et 9 janvier a été prémédité au plus haut sommet de la République d’Iran. Une barbarie s’est déroulée en Iran devant les yeux du monde entier, et la répression continue et frappe même le corps médical. Face à une barbarie, celle d’un régime qui assassine de manière méthodique sa population. Le bilan était annoncé comme lourd, mais il se révèle être d’une profondeur abyssale.
Le recensement des décès est particulièrement compliqué en raison de la coupure d’internet imposée par le régime. Selon certaines estimations, jusqu’à 36 500 personnes ont été tuées en seulement deux jours, au plus fort de la contestation.
Ces rassemblements ont eu lieu au moment où les États-Unis menacent de frapper l’Iran, malgré la reprise de pourparlers indirects entre les deux pays ennemis. Le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré samedi que son pays ne céderait pas aux pressions des puissances mondiales dans le cadre des négociations nucléaires avec les États-Unis.
Le président américain « s’étonne » de la position de l’Iran
Le président Donald Trump se demande pourquoi l’Iran n’a pas « capitulé » face au déploiement militaire de Washington, destiné à le pousser à accepter un accord nucléaire, a déclaré samedi l’émissaire américain Steve Witkoff.
Le président américain « s’étonne » de la position de l’Iran, après l’avoir averti de lourdes conséquences en cas d’échec sur un accord, a déclaré Steve Witkoff, interrogé sur Fox News par Lara Trump, la belle-fille de Donald Trump.
« Je ne veux pas employer le mot « frustré », parce qu’il sait qu’il a de nombreuses alternatives, mais il s’étonne de savoir pourquoi ils n’ont pas… capitulé », a-t-il affirmé. « Pourquoi, sous cette pression, avec la puissance maritime et navale déployée là-bas, ne sont-ils pas venus vers nous en disant : « Nous affirmons ne pas vouloir l’arme nucléaire, alors voici ce que nous sommes prêts à faire » ? ». Malgré cette pression, « il est difficile de les amener à ce stade » a t-il reconnu
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