Guerre en Iran : Trump maintient que Téhéran participe à des pourparlers, le peuple iranien abandonné aux Gardiens de la révolution
Téhéran poursuit ses bombardements sur Israël et ses voisins du Golfe, tout en desserrant un peu l'étau sur le détroit d'Ormuz. Les marchés pétroliers et boursiers semblent croire à un apaisement des tensions. Donald Trump a assuré que Téhéran, malgré ses dénégations, participe bien à des pourparlers et veut un accord pour mettre fin à la guerre. Les meurtriers de manifestants en janvier en Iran sont toujours en place. Un scénario qui attriste profondément le peuple iranien. Le pire a commencé à se produire : l’arrivée en force des Pasdaran (les Gardiens de la révolution) aux commandes du pays.
Par Karim Maloum
Publié le 26 mars 2026

Les manifestations en Iran ont été sauvagement réprimées par les islamistes.
Devant des élus républicains du Congrès, Donald Trump a affirmé une nouvelle fois que l’Iran discutait d’un accord de paix avec Washington. Une affirmation niée par Téhéran en raison de la crainte, selon le président américain. "Ils négocient, et ils veulent absolument conclure un accord, mais ils ont peur de le dire", a affirmé le président américain mercredi.
En janvier dernier, les manifestants iraniens ont cru en l’aide américaine pour se débarrasser des islamistes au pouvoir depuis 47 ans. Il était annoncé que Donald Trump riposterait à la répression des manifestants iraniens par le régime. « Continuez à manifester. Prenez le contrôle de vos institutions. Beaucoup d’aide est en route », avait écrit mardi 13 janvier le président américain sur son réseau Truth Social.
La stupéfaction se mêle à l’incompréhension face au reniement du président américain. Le 14 janvier, Donald Trump avait affirmé que les “tueries” en Iran avaient “pris fin” et que les exécutions prévues de manifestants n’auraient finalement “pas lieu”. Une déclaration qui a stupéfié plus d’un observateur et été largement perçue comme conciliante à l’égard du régime iranien.
Deux mois et demi après, le même scénario se produit. Donald Trump se targue d’avoir provoqué un « changement de régime » après l’élimination des principaux hauts responsables du régime iranien. L’objectif de cette guerre a déjà changé.
Ce n’est pas la fin du régime des mollahs qui est recherchée, mais la mise en place de personnes qui acceptent uniquement de s’engager contre la fabrication de l’arme atomique. Un scénario qui attriste profondément le peuple iranien. Le pire a commencé à se produire : l’arrivée en force des Pasdaran (les Gardiens de la révolution) aux commandes du pays.
Les Iraniens ne s’attendaient pas à telle situation. Ils ont enduré la répression la plus violente de l’histoire contemporaine du pays.
Devant des élus républicains du Congrès, Donald Trump a affirmé une nouvelle fois que l’Iran discutait d’un accord de paix avec Washington. Une affirmation démentie par Téhéran. Mais le président américain persiste : « Ils négocient, et ils veulent absolument conclure un accord, mais ils ont peur de le dire. »
L’Iran n’a « pas l’intention de négocier » mais « de continuer à résister », a déclaré son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, à la télévision d’État. « Parfois, des messages peuvent être transmis (…), mais ça ne peut en aucun cas être qualifié de dialogue ni de négociation », a-t-il ajouté.
Téhéran poursuit ses bombardements sur Israël et ses voisins du Golfe, tout en desserrant un peu l’étau sur le détroit d’Ormuz. Les marchés pétroliers et boursiers semblent croire à un apaisement des tensions. Les meurtriers de manifestants en janvier en Iran sont toujours en place.
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