Des condamnations ne suffisent pas face à un massacre
Des morts par milliers en Iran
Une barbarie se déroule en Iran devant les yeux du monde entier. Face à une barbarie, celle d'un régime qui assassine de manière méthodique sa population. Des milliers de morts et de blessés. Il est de la responsabilité de la communauté internationale de sauver le peuple iranien qui lutte contre une dictature islamiste. Depuis le début du soulèvement dans la République islamique, le 28 décembre, il y a eu plus de 5 000 tués, selon les estimations. Face à ce massacre, Donald Trump a encouragé mardi 13 janvier les manifestants iraniens à poursuivre leur mouvement jusqu'à renverser les autorités, et assure que «l'aide est en route».
Par Karim Maloum
Publié le 13 janvier 2026

Les massacres sont quotidiens en Iran.
Selon nos sources auprès des Iraniens, qui nous ont informés depuis plusieurs jours et malgré les coupures d’internet, il est clair qu’un massacre se déroule à huis clos, et cela est confirmé. La brutalité de la répression du régime des mollahs contre les manifestants laisse désormais envisager des bilans qui ne se chiffrent plus en centaines de morts, mais en milliers.
Les massacres sont quotidiens en Iran. Les manifestations en cours en Iran ont été sauvagement réprimées par les islamistes en Iran. Même si certaines ONG signalent plusieurs centaines de décès, certains médias font état de chiffres dix fois plus élevés.
Plusieurs rapports et témoignages pointent une répression d’une extrême violence, avec un recours massif aux tirs directs à balles réelles pour mater la contestation populaire.
Sur une vidéo authentifiée dimanche par l’AFP, on voit des dizaines de corps enveloppés dans des sacs noirs devant une morgue de la capitale, et ce qui semble être des Iraniens à la recherche de leurs proches disparus. Le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York, a affirmé dimanche que les hôpitaux étaient « débordés » par l’afflux de manifestants blessés et que les réserves de sang diminuaient.
Le photoreporter Reza interpelle Macron sur l’Iran
« Le temps nous est compté. » Dans une lettre adressée lundi 12 janvier au président français, le photoreporter franco-iranien Reza Deghati, dit Reza, a lancé un appel à un « sursaut historique » face à la répression sanglante en cours contre des manifestants en Iran.
Parmi les premières victimes, Rubina Aminian, une étudiante en stylisme de 23 ans, tuée d’une balle dans la tête jeudi à Téhéran, selon l’ONG Iran Human Rights (IHR) , basée en Norvège, qui évoque un bilan pouvant monter à « des milliers » de morts. « Elle est morte en réclamant le droit de respirer », écrit le photojournaliste originaire d’Iran, qui a longtemps exercé sur des terrains de guerre.
Des condamnations ne suffisent pas face à un massacre
« L’aide est en route. » Par ces cinq mots, Donald Trump a peut-être annoncé, mardi après-midi, l’imminence d’un raid américain sur les centres de répression du régime des mollahs.
Donald Trump a encouragé mardi 13 janvier les manifestants iraniens à poursuivre leur mouvement jusqu’à renverser les autorités. « Patriotes iraniens, continuez à manifester – prenez le contrôle de vos institutions !!!… L’aide est en route », a écrit Donald Trump dans un message publié sur son réseau Truth Social, ajoutant avoir annulé toutes les réunions avec des responsables iraniens jusqu’à ce que les « tueries insensées » de manifestants cessent.
Des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux et des enfants ont été assassinés par les islamistes en Iran. Il est impératif d’arrêter ce massacre. L’histoire sera impitoyable avec ceux qui regardent cette barbarie par la serrure de la porte.
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