Premier socialiste à se lancer dans la bataille

Jérôme Guedj candidat à la présidentielle

La gauche digne. «On ne transige pas avec la République, on ne transige pas avec la laïcité, avec l’universalisme, on est intransigeant sur les questions de lutte contre le racisme, de lutte contre l’antisémitisme», a développé le député de 54 ans sur France Inter. L’élu de l’Essonnea a critiqué une primaire « baroque » – à laquelle ni Raphaël Glucksmann, ni Jean-Luc Mélenchon, ni les communistes ne concourront.

Par Karim Maloum

Publié le 5 février 2026

Jérôme Guedj candidat à la présidentielle

Jérôme Guedj a expliqué souhaiter incarner «la voix d’une gauche républicaine, européenne, universaliste, laïque, sociale, écologiste».

La gauche républicaine se mobilise pour l’élection présidentielle. Le député socialiste Jérôme Guedj a annoncé jeudi sa candidature à la présidentielle de 2027, hors primaire de la gauche, «pour porter la voix d’une gauche républicaine, la voix d’une gauche européenne, la voix d’une gauche universaliste, laïque, d’une gauche sociale, écologiste».

Jérôme Guedj est le premier socialiste à déclarer officiellement sa candidature à la présidentielle de 2027, a rappeler sa détermination à ne pas « discuter avec La France insoumise » de Jean-Luc Mélenchon, se refusant à « brutaliser le débat public ». « On crève de l’ambiguïté », a-t-il estimé.

« Je suis le candidat pour porter d’abord cette question des valeurs : on ne transige pas avec la République, on ne transige pas avec la laïcité, avec l’universalisme, on est intransigeant sur les questions de lutte contre le racisme, de lutte contre l’antisémitisme », a déclaré le député de 54 ans sur France Inter.

Souhaitant incarner « le courage de la nuance », il a critiqué la primaire « très baroque » que le PS et les Écologistes comptent organiser en octobre.

« Je ne suis pas un social-libéral »

« Quelle est l’orientation programmatique ? Quelle est la clarté dans les valeurs ? », a interrogé cet ancien tenant de l’aile gauche du PS, membre des « frondeurs » qui avaient grandement compliqué le quinquennat de François Hollande entre 2012 et 2017 mais qui a été ces derniers mois partisan du compromis avec Sébastien Lecornu sur le budget.

Selon lui, «la majorité du peuple de gauche partage cette orientation », capable à ses yeux de séduire au-delà de son camp. « Il y a un espace pour une tonitruance socialiste. À un moment donné, il faut prendre son risque », détaille-t-il dans L’Opinion, avant de résumer la position qu’il entend incarner.

« Je ne suis pas un social-libéral puisque j’ai été capable de me confronter à François Hollande sur la politique de l’offre et pas seulement. Je ne suis pas un populiste puisque j’ai acté la rupture avec Jean-Luc Mélenchon avant tout le monde », résume Jérôme Guedj, qui est donc le premier représentant du courant réformiste à officiellement sortir du bois, avant Raphaël Glucksmann ou même François Hollande.

K. M.

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