Municipales à Garges-lès-Gonesse : la gauche indigne rassemblée pour soutenir un islamiste, le fondateur du CCIF dissous

Samy Debah, qui a fondé le CCIF, un mouvement raciste, misogyne, proche des Frères Musulmans, dissous en 2021, est en lice pour les élections municipales à Garges-lès-Gonesse, avec l'appui de LFI. Il a raté la mairie avec 127 voix en 2020. Cette fois, il a de grandes chances de l'emporter. Il deviendrait le premier maire islamiste en France. Après les attaques contre l'école pour imposer le voile, les islamistes sont à l'assaut des institutions...démocratiquement.

Par Karim Maloum

Publié le 10 mars 2026

Municipales à Garges-lès-Gonesse : la gauche indigne rassemblée pour soutenir un islamiste, le fondateur du CCIF dissous

La liste « Union de la gauche et citoyenne » de Samy Debah est soutenue par LFI.

Un islamiste en costume cravate, Samy Debah, est en tête d’une liste « Union de la gauche et citoyenne » pour les élections municipales à Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d’Oise. Samy Debah, fondateur du CCIF, a été renvoyé en justice et devait comparaître devant le tribunal correctionnel de Pontoise (Val-d’Oise) le 3 mars dernier, pour répondre de son éventuelle participation à la reconstitution du CCIF (Collectif Contre l’Islamophobie en France), dissous par un décret du ministre de l’Intérieur en septembre 2021.

Le procès de Samy Debah et de trois comparses a été repoussé à une date ultérieure, a fait savoir le parquet, sans en préciser la raison. Placées sous contrôle judiciaire dans l’attente du procès, ces quatre personnes sont soupçonnées de « participation au maintien ou à la reconstitution d’un groupement dissous », un délit puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. La justice a-t-elle reporté ce procès pour ne pas interférer dans la campagne des municipales ?

La liste « Union de la gauche et citoyenne » de Samy Debah est soutenue par LFI. L’islamo-gauchisme est une réalité incontestable. L’islamiste Samy Debah repart à la conquête de la mairie à la tête d’un groupe comptant, d’après son site, des communistes, des socialistes, des insoumis et des anticapitalistes du NPA. La numéro deux de la liste, Samia Amrani, est animatrice du groupe de La France Insoumise à Garges-lès-Gonesse. Le député LFI du Val d’Oise Carlos Martens Bilongo apparaît en tant que soutien sur les affiches de campagne de cette liste.

Toute la campagne Samy Debah et sa politique sont axées sur la lutte contre l’islamophobie. L’islamophobie est un concept utilisé par les islamistes et leurs complices pour interdire toute critique de l’islam rigoriste. L’islamophobie n’existe pas ; critiquer une religion est un droit constitutionnel en France ; en démocratie, les idées n’ont aucun droit !

Samy Debah est conseiller d’opposition dans cette ville de 42 000 habitants, où il avait failli l’emporter en 2020. La victoire de Benoît Jimenez (UDI), devenu en 2025 président de La France Humaniste, mouvement créé par Dominique de Villepin, s’était jouée avec 127 voix d’avance seulement, sur fond de participation faible, à 41,5 %.

L’islamo-gauchisme existe et ceux qui le nient en sont complices

Après l’assassinat de Samuel Paty, le CCIF qu’il avait fondée a été dissous par le gouvernement en 2020. Une dissolution à laquelle s’était notamment opposée la Ligue des Droits de l’Homme. En 2021, le Conseil d’État a confirmé la dissolution.

Le ministère de l’Intérieur avait effectué un signalement à la justice lorsque Gérald Darmanin était encore à sa tête, soupçonnant que le CCIF avait été reconstitué en Belgique sous le nom de CCIE (Collectif contre l’Islamophobie en Europe) jusqu’au 3 septembre 2025.

Cette association a été invitée par le député de La France Insoumise Raphaël Arnault à participer à une table ronde, le 12 mars 2025, avec pour thème «comprendre l’islamophobie pour mieux la combattre».

La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a indiqué, dans un communiqué, que la table ronde ne serait pas interdite. Elle «déplore» cette invitation, regrettant que des députés invitent «des personnes dont les pratiques et les discours apparaissent comme contraires aux valeurs de notre République» mais autorise la réunion.

Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a critiqué la décision de Yaël Braun-Pivet d’autoriser la tenue de la table ronde. «Nous aurions dû, me semble-t-il, empêcher ces personnes de l’organiser», a-t-il déclaré. «Mais je ne m’occupe pas de la police de l’Assemblée nationale», a-t-il ajouté. Il a expliqué que cette invitation «montre le lien évident entre l’ultragauche et l’islamisme».

Après les attaques contre l’école pour imposer le voile, les islamistes sont à l’assaut des institutions…démocratiquement.

K. M.

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