Municipales : « Au deuxième tour, il ne peut pas y avoir d’alliance entre les socialistes et LFI », selon François Hollande

François Hollande a demandé dimanche aux candidats socialistes de ne pas faire de « compromissions » avec LFI au second tour des municipales, affirmant aussi n’avoir « pas de doutes » sur le « vote utile » pour le PS ou les Ecologistes des électeurs de gauche dès le premier tour.

Par Karim Maloum

Publié le 8 mars 2026

Municipales : « Au deuxième tour, il ne peut pas y avoir d’alliance entre les socialistes et LFI », selon François Hollande

François Hollande a demandé dimanche aux candidats socialistes de ne pas faire de "compromissions" avec LFI au second tour des municipales.

Le Parti socialiste a-t-il réellement coupé tous ses liens avec La France insoumise ? François Hollande a demandé dimanche aux candidats socialistes de ne pas faire de « compromissions » avec LFI au second tour des municipales, affirmant aussi n’avoir « pas de doutes » sur le « vote utile » pour le PS ou les Ecologistes des électeurs de gauche dès le premier tour.

Interrogé au Grand Jury RTL-Public Sénat-Le Figaro-M6 sur de possibles accords PS-LFI au second tour des municipales, le 22 mars, l’ancien président socialiste a rappelé clairement sa position: « au deuxième tour, il ne peut pas y avoir d’alliance entre les socialistes et LFI ».

« Si on faisait cette compromission, une partie de nos électeurs ne nous suivraient pas. Et donc, ce qu’on imaginerait gagner d’un côté, on le perdrait de l’autre, et on le perdrait durablement », a-t-il affirmé.

Alors que le PS a annoncé qu’il n’y aurait pas d’accord national au second tour, sans exclure des rapprochements au cas par cas si les candidats Insoumis clarifiaient leur position vis-à-vis des récents propos polémiques de Jean-Luc Mélenchon, accusé d’antisémitisme, François Hollande s’est montré sceptique.

« Si la condition, c’est que les candidats de la France Insoumise dénoncent les propos de Jean-Luc Mélenchon et se mettent quasiment en retrait de LFI, oui, c’est une condition tout à fait acceptable », a-t-il dit. Mais, juge-t-il, ils ne le feront « vraisemblablement pas ».

Des propos qui ne marquent pas «seulement une rupture, mais une dérive» 

Le leader de La France Insoumise (LFI) s’est dit « désolé » d’avoir déformé les noms de plusieurs personnalités dont celui de Raphaël Glucksmann, eurodéputé et coprésident du parti de gauche Place Publique, lors d’un meeting dimanche à Perpignan (Pyrénées-Orientales). 

En réponse, le fondateur de Place Publique avait qualifié Jean-Luc Mélenchon de « Jean-Marie Le Pen de notre époque. » Mélenchon se rêvait en Mitterrand, il finit comme Soral et Dieudonné.

Jean-Luc Mélenchon est sous le feu des critiques, à droite comme à gauche, sur cette ironie malvenue. «Ses propos sont suffisamment graves pour être dénoncés en tant que tel», a affirmé François Hollande, précisant que le discours du leader de LFI ne constitue «pas seulement une rupture, mais une dérive». 

K. M.

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