Municipales à Montpellier : la députée LFI Nathalie Oziol s’attaque à la laïcité

À trois semaines du premier tour des élections municipales, prévu le 15 mars 2026, la députée de l'Hérault Nathalie Oziol part à l’assaut de l’hôtel de ville de Montpellier et cible frontalement le maire en place, Michaël Delafosse, sur le terrain de la laïcité. Elle avait déjà contesté en 2024 que Samuel Paty ait été décapité par un islamiste. Les islamistes n’ont même plus besoin de se présenter eux-mêmes aux élections. D’autres portent leur combat à leur place. La France Insoumise ou le fascisme islamiste.

Par Karim Maloum

Publié le 20 février 2026

Municipales à Montpellier : la députée LFI Nathalie Oziol s’attaque à la laïcité

Nathalie Oziol, dimanche dernier 15 février, en meeting à Montpellier, en compagnie Jean-Luc Mélenchon.

Avec onze candidatures, dont six listes de gauche, déclarées aux élections municipales, Montpellier voit son paysage politique presque aussi fragmenté qu’en 2020. Le maire sortant, le socialiste Michaël Delafosse, fait la course en tête mais la candidate de la mélenchonie, la députée insoumise Nathalie Oziol, rêve de lui ravir l’hôtel de ville…

Comme tous les maires sortants, Michaël Delafosse est logiquement la cible des autres candidats, mais ici les charges les plus virulentes proviennent de sa gauche et principalement de La France Insoumise. La venue de Jean-Luc Mélenchon, dimanche 15 février, à Montpellier pour soutenir la députée Nathalie Oziol, bien décidée à prendre la mairie, n’était pas pour apaiser les relations avec le maire sortant.

Les Insoumis ne partagent pas la défense de la laïcité prônée par Michaël Delafosse. Pour le Maire sortant, « la laïcité protège de ceux qui eux-mêmes écrasent les individus parce qu’ils sont femmes, homosexuels ou athées. Elle protège ceux qui écrasent les valeurs de la République et les libertés fondamentales. » « C’est parce que la gauche n’a pas porté suffisamment fort la laïcité qu’elle a laissé le fanatisme s’immiscer dans le clair-obscur de son silence. Il ne peut pourtant y avoir de petits arrangements avec la laïcité », explique-t-il.

Nathalie Oziol prétend lutter contre les « dérives » de la laïcité, tout comme tous les islamo-gauchistes, en proposant d’en supprimer les outils, en commençant par la charte municipale. Elle avance les mêmes arguments que les islamistes. Elle a même contesté en 2024 que Samuel Paty ait été décapité par un islamiste.

En 2024 déjà Nathalie Oziol n’était « pas d’accord » que l’assassin de Samuel Paty soit qualifié de « fanatique musulman »

Dans une vidéo, datant de 2024, en discutant avec l’administrateur d’une boucle WhatsApp appelée « Oumma Montpellier », Nathalie Oziol affirmait ne « pas être d’accord » pour qu’on dise, comme « le maire de Montpellier », « que c’est un fanatique musulman » qui a tué le professeur Samuel Paty.

Face à ces propos, Carine Chaix, avocate de Mickaëlle Paty, sœur du professeur décapité à Conflans-Sainte-Honorine en octobre 2020, a publié le 6 novembre 2024 un communiqué dans lequel elle reprochait à la députée son refus de qualifier l’assassin de Samuel Paty de fanatique musulman : des « propos indignes d’une représentante de la Nation ». « L’islamisme n’est pas qu’une opinion, mais une idéologie religieuse meurtrière fondée sur une lecture fanatique de l’islam », écrivait l’avocate.

Au fond, le message est limpide : les activistes islamistes n’ont même plus besoin de se présenter eux-mêmes aux élections. D’autres portent leur combat à leur place — et cela met le feu au débat public. La France Insoumise ou le fascisme islamiste.

K. M.

La rédaction vous conseille

Envie de lire tous les articles ?

Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.

Abonnement

Débloquez immédiatement tous les articles.

Je m'abonne

Newsletter

Recevez chaque semaine les titres à la Une

Inscrivez-vous
Activer les notifications OK Non