La menace terroriste islamiste continue de prospérer en France et en Europe, le recrutement en ligne cible les mineurs
Le terrorisme islamiste constitue une menace permanente pour l'Union européenne. Les "multiples crises consécutives", combinées à une "hyperconnectivité généralisée", sont autant de facteurs qui constituent "un terrain fertile pour la radicalisation vers le terrorisme". L'islamisme se développe comme un champignon en Europe. Une grande partie des politiques et des intellectuels, français et européens, refusent, par lâcheté, de combattre l’islamisme. Certains d’entre eux séparent le terrorisme de l’islamisme et continuent de dédouaner les islamistes. Il s'agit des mêmes compromissions et des mêmes idiots utiles depuis trois décennies. Ils confondent la tolérance et la capitulation. Il est essentiel de ne pas céder, de ne pas faire de concessions face à l’islamisme. Le libéralisme est désarmé devant l’islamisme, complaisant, faible.
Par Karim Maloum
Publié le 24 février 2026

Une grande partie des politiques et des intellectuels, français et européens, refusent, par lâcheté, de combattre l’islamisme.
L’Agence européenne de police criminelle Europol a publié, le 16 juillet 2025, son rapport annuel sur l’état de la menace terroriste au sein de l’UE. Le document pointe du doigt les «vives inquiétudes» suscitées par le «très jeune âge de certains suspects» arrêtés pour planification et préparation d’attentats.
On y apprend notamment que le risque que représente le terrorisme islamiste est à nouveau en hausse. «L’implication de mineurs et de jeunes dans le terrorisme et l’extrémisme violent est une évolution préoccupante qui a continué de croître en 2024», souligne, dès l’introduction du document, la directrice exécutive de l’agence, Catherine De Bolle, soulignant le rôle prépondérant que joue la propagande violente diffusée en ligne.
Côté chiffres, l’agence distingue les attaques réussies, échouées et déjouées, tout en classant les menaces selon cinq grandes idéologies : djihadisme, extrême droite, extrême gauche et autres attaques.
Le djihadisme demeure la menace la plus importante et la plus dangereuse dans les États de l’Union européenne.
En 2024, Europol recense 58 attaques au sein de l’UE, dont 34 ont abouti, causant cinq morts et 20 blessés. Ces attaques et tentatives ont surtout eu lieu en Italie (20 attaques recensées), en France (14) en Allemagne (6) et en Autriche (3). Le nombre d’attaques et tentatives est cependant en baisse par rapport à 2023 (Europol en avait compté 120), mais demeure bien au-delà des chiffres de 2022 (28). Ces attaques et tentatives ont donné lieu à 449 arrestations, un chiffre en nette augmentation par rapport aux années précédentes.
Europol alerte sur la multiplication du recours à l’IA pour diffuser des idéologies violentes
Reste l’émergence de nouvelles menaces, en particulier à la faveur des réseaux sociaux : Europol souligne que le nombre de mineurs et de personnes très jeunes impliqués dans des actions terroristes est en forte augmentation – près d’un tiers des suspects arrêtés a moins de 21 ans. L’UE peine à enrayer les mécanismes de propagande et de recrutement en ligne, qui profitent d’algorithmes favorisant la polarisation des opinions.
Le terrorisme n’a évidemment pas ignoré le développement de l’IA générative : Europol alerte sur la multiplication du recours à ces outils pour diffuser des idéologies violentes. De fait, les menaces sont plus fragmentées et plus digitalisées que jamais.
Il y a aussi l’actualité qui met en lumière une autre forme de terrorisme : le lynchage de Quentin Deranque en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. La montée du terrorisme de l’extrême gauche est relancée par ce crime. Il est clair que les extrémistes de droite et de gauche pratiquent des actions violentes, motivées par un populisme qui ravage toute l’Europe. Toutefois, il est dangereux et irresponsable de confondre ces violences avec la barbarie islamiste.
Au sens large, le terrorisme désigne les modes d’action criminels ayant pour but de terroriser une population. Il convient toutefois de noter qu’il existe plusieurs définitions du terrorisme, sans qu’aucune ne fasse nécessairement consensus. L’Union Européenne a arrêté cette définition : « Les infractions terroristes sont des actes commis dans l’un des buts suivants : gravement intimider une population ; contraindre indûment des pouvoirs publics ou une organisation internationale à accomplir ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque ; gravement déstabiliser ou détruire les structures politiques, constitutionnelles, économiques ou sociales fondamentales d’un pays ou d’une organisation internationale. »
Lutter contre le terrorisme, une responsabilité commune des États de l’UE
En parlant des massacres, de la barbarie innommable, il est toujours crucial de définir leur nature et c’est toujours lié au terrorisme islamiste. L’islamisme constitue aujourd’hui un facteur de fragmentation sociale, un ferment de tensions qui nuit à la cohésion nationale et menace les valeurs fondamentales de la République.
S’il appartient aux États membres de l’UE de lutter contre le terrorisme et de préserver la sécurité sur leur territoire national, la multiplication de ces attaques au sein de l’Union européenne a montré qu’il s’agissait aussi d’une responsabilité commune sur laquelle ils devaient se coordonner. L’islamisme est l’ennemi de la liberté et de la démocratie.
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