rajeunissement des porteurs de menace
Projet d’attaque terroriste islamiste dans le Nord : deux garçons de 16 ans mis en examen
Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé que deux adolescents de 16 ans ont été impliqués dans la préparation d'attentats islamistes. L’un des deux adolescents a reconnu avoir un projet d’« action violente » qui « aurait pu » viser « un centre commercial ou une salle de concert ». Les deux adolescents préparaient des attentats islamistes de grande ampleur en France.
Par Karim Maloum
Publié le 21 février 2026

Céline Berthon a été nommée directrice générale de la sécurité intérieure le 20 décembre 2023.
Céline Berthon, directrice générale, de la DGSI s’inquiète du rajeunissement des individus séduits par le djihadisme : « Depuis deux ans, nous observons un rajeunissement des porteurs de menace. » Deux adolescents de 16 ans ont été mis en examen, vendredi 20 février, alors qu’ils projetaient de commettre un attentat terroriste, a fait savoir le Parquet national antiterroriste (PNAT).
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Les deux adolescents ont été interpellés par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dans le département du Nord et ont passé 96 heures en garde à vue. Ils sont poursuivis pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes d’atteintes aux personnes ».
Le parquet a par ailleurs ouvert, vendredi, une information judiciaire, ce qui permet à un juge d’instruction d’enquêter. Le meneur présumé de ce duo envisageait de « dérober » une « arme à feu » et a « également admis avoir acquis des produits chimiques en vue de réaliser, à son domicile, des tests de combustion », selon le Parquet national antiterroriste.
« Des réquisitions aux fins de mise en examen du chef d’association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes d’atteintes aux personnes visés par l’article 421-1 1° du code pénal ont été prises, ainsi qu’a été requis le placement en détention provisoire de l’un et sous contrôle judiciaire de l’autre », conclut le PNAT.
Cet adolescent présumé a été placé en détention provisoire, tandis que son complice, suiveur supposé, a été placé sous contrôle judiciaire, avec un suivi dans un centre spécialisé dans la prévention de la radicalisation. Une information judiciaire a été ouverte par le parquet, ce qui permet à un juge d’instruction d’enquêter. Les deux comparses auraient été inspirés sur internet par la propagande de l’État islamique (EI).
Ces arrestations sont l’aboutissement d’une enquête préliminaire ouverte début février par le PNAT Parquet national antiterroriste, dont les investigations ont été confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Rajeunissement des porteurs de menace
L’adolescent est décrit par le PNAT comme « nourrissant une forme de fascination pour la propagande et les figures djihadistes ». Le second mineur, le suiveur supposé, « informé » des « projets » de son comparse, est soupçonné d’avoir « contribué à renforcer ses convictions radicales violentes », expose le parquet.
La directrice générale de la DGSI est préoccupée par les adolescents fascinés par la terreur des dihadistes, car elle a constaté un rajeunissement des porteurs de menace depuis trois ans. En 2023, environ 70 % des personnes impliquées dans des projets d’attentats ont moins de 21 ans.
Un phénomène lié à la consommation en masse de la propagande djihadiste sur les réseaux sociaux. Regarder cette propagande n’est pas aujourd’hui un acte répréhensible judiciairement.
L’enjeu, c’est d’évaluer la dangerosité de ces jeunes, le degré de maturité de leur projet et la nécessité, ou non, d’engager une procédure judiciaire en soumettant l’ouverture d’une enquête auprès du parquet national antiterroriste.
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