le suspect blessé par balle et interpellé

Terrorisme islamiste : le parquet antiterroriste se saisit de l’enquête après l’agression d’un gendarme au niveau de l’Arc de Triomphe

Un terroriste islamiste connu pour un précédent acte terroriste en Belgique a menacé ce vendredi 13 février avec un couteau un gendarme au niveau de l'Arc de Triomphe à Paris. L'agression a eu lieu peu après 18h, au moment du ravivage de la flamme du soldat inconnu. Un second gendarme, présent sur place, a fait usage de son arme administrative pour neutraliser l'homme. Le parquet antiterroriste se saisit de l'enquête.

Par Rédaction Rupture

Publié le 13 février 2026

Terrorisme islamiste : le parquet antiterroriste se saisit de l’enquête après l’agression d’un gendarme au niveau de l’Arc de Triomphe

Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'affaire et a ouvert une enquête en flagrance.

Un incident s’est produit à l’Arc de Triomphe, ce vendredi 13 février, à Paris, aux alentours de 18h lorsque trois militaires de la gendarmerie mobile se trouvent au niveau de l’arc de Triomphe dans le cadre de la cérémonie de ravivage de la flamme. Un individu agresse alors à l’arme blanche l’un des militaires.

Un gendarme présent fait alors usage de son arme à plusieurs reprises. L’individu, neutralisé, se trouve dans un état critique avec son pronostic vital engagé. Le parquet national antiterroriste a indiqué dans un communiqué s’être saisi des faits et avoir ouvert « une enquête de flagrance ». « Un magistrat du parquet national antiterroriste se déplace sur les lieux, à Paris », a précisé le Pnat.

Selon une source proche de l’enquête à TF1-LCI, le suspect est connu des services de police. Ce dernier a téléphoné au commissariat d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, ce vendredi après-midi. « Je vais commettre un attentat sur Paris en tuant des militaires », a déclaré le suspect, d’après cette même source. Des recherches sur son téléphone portable auraient permis aux enquêteurs du GLAT (groupe de lutte antiterroriste) du SDPJ 93 de le localiser dans le secteur de la Grande Armée, près de la place de l’Étoile.

Le suspect, domicilié en Seine-Saint-Denis, est inscrit au Micas (mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance)

L’homme est connu pour un précédent acte terroriste en Belgique et aurait procédé de la même manière en téléphonant à la police pour l’avertir de son passage à l’acte. Le suspect faisait l’objet d’une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (Micas) en France. Par conséquent, il était assorti de certaines règles, comme l’obligation de pointer chaque jour au commissariat.

Selon une source policière à France Inter, le gendarme a tiré à quatre reprises. Les soins sont en cours pour le porteur du couteau. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez estime que « la riposte » est intervenue « dans un cadre légal et réglementaire ».

Répondant à la presse, Laurent Nuñez est revenu sur le déroulé des faits, survenus sur la place de l’Etoile : « Un homme, pour une raison qu’on ne connait pas à ce stade, a tenté d’agresser avec une arme blanche des militaires de la gendarmerie. (….) Un des gendarmes a fait usage de son arme ». Selon le ministre de l’Intérieur, le suspect « se trouve dans un état très grave« , sans donner davantage d’informations sur son état.

« Tout le périmètre est fermé autour de l’Arc de Triomphe. Il y a énormément de policiers, de gendarmes, et des pompiers », a indiqué la maire du 8e arrondissement de Paris, Jeanne d’Hauteserre, sur BFMTV.

Pour des raisons de sécurité, la station Charles de Gaulle-Étoile desservie par les lignes de métro 1, 6 et le RER A est fermée au public, a indiqué la RATP sur le réseau social X.

R. R.

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