Mars 2012 à Toulouse et Montauban : le terroriste islamiste Mohammed Merah assassine sept personnes
Quatorze ans après les attentats de Toulouse et Montauban, commis par le djihadiste Mohammed Merah, faisant sept morts, entre le 11 et le 19 mars 2012, la menace du terrorisme islamiste et l’antisémitisme persistent en France.
Publié le 19 mars 2026

Les sept victimes de Mohammed Merah : Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf, Mohamed Legouad, Jonathan Sandler, Arié Sandler, Gabriel Sandler et Myriam Monsonego.
En l’espace de neuf jours, Mohammed Merah, un terroriste islamiste de 23 ans, commet une série d’attentats à Toulouse et Montauban qui endeuillent profondément la France. Du 11 au 19 mars, il assassine froidement sept personnes : trois militaires français, puis un rabbin et trois enfants juifs devant l’école Ozar Hatorah de Toulouse.
Ces actes lâches, revendiqués au nom d’Al-Qaïda, visent tour à tour l’armée française et la communauté juive. Quatorze ans plus tard, la menace du terrorisme islamiste et l’antisémitisme persistent en France.
Tout commence le 11 mars 2012 à Toulouse. Mohammed Merah, à moto et casqué, abat le sergent Imad Ibn Ziaten, 30 ans, militaire de la 1re compagnie du 1er régiment de parachutistes de Toulouse, alors qu’il venait récupérer sa moto sur un parking. Le soldat, d’origine marocaine, est tué d’une balle dans la tête.
Quatre jours plus tard, le 15 mars, à Montauban, devant une agence bancaire, Mohammed Merah récidive. Il exécute deux autres parachutistes du 17e régiment de génie parachutiste : le caporal Abel Chennouf, 24 ans, et le caporal-chef Mohamed Legouad, 23 ans. Un quatrième militaire, le caporal Loïc Liber, est grièvement blessé et restera tétraplégique à vie. Les trois victimes sont visées parce qu’elles servent la France, notamment en Afghanistan selon la propagande jihadiste de Mohammed Merah.
Il attrape une fille de 8 ans par les cheveux et lui tire une balle dans la tête
Le 19 mars à Toulouse, devant l’école juive Ozar Hatorah, vers 8h du matin, Mohammed Merah ouvre le feu dans la cour de récréation. Il abat d’abord le rabbin Jonathan Sandler, 30 ans, enseignant dans l’établissement, qui tentait de protéger ses deux fils. Le petit Arié Sandler, 5 ans, et Gabriel Sandler, 3 ans, sont exécutés à ses côtés. Le terroriste pénètre ensuite dans la cour, poursuit Myriam Monsonego, 8 ans, fille du directeur de l’école, l’attrape par les cheveux et lui tire une balle dans la tête à bout portant après que son arme s’est enrayée. Un adolescent, Bryan Bijaoui, est grièvement blessé.
Mohammed Merah, Français d’origine algérienne, filmait ses crimes et justifiait ses actes par une haine explicite envers les militaires français et les juifs, qu’il associait au conflit au Proche-Orient. Après un siège de 32 heures à son domicile toulousain, il est neutralisé par les forces du RAID le 22 mars 2012.
La nation entière est sous le choc. Le président Nicolas Sarkozy se rend sur les lieux. Les principaux candidats à l’élection présidentielle suspendent leur campagne. Les funérailles des victimes pour certaines célébrées en Israël soulignent l’émotion internationale et la solidarité avec les familles et les communautés endeuillées.
La menace du terrorisme islamiste demeure
Aujourd’hui, en 2026, les écoles juives de France restent protégées en permanence. Les familles des victimes dont la veuve de Jonathan Sandler et mère d’Arié et Gabriel ont témoigné avec une dignité exemplaire, appelant à la lumière et au refus de la haine.
Cet enchaînement d’attentats a accéléré la prise de conscience collective face au terrorisme islamiste et à l’antisémitisme.
Pourtant, ces drames conservent toute leur actualité. Le souvenir des sept victimes de Mohammed Merah, Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf, Mohamed Legouad, Jonathan Sandler, Arié Sandler, Gabriel Sandler et Myriam Monsonego, rappelle l’urgence d’une vigilance sans faille. Leur mémoire constitue un appel solennel à combattre toutes les formes de terrorisme, d’antisémitisme et d’obscurantisme, pour que plus jamais de tels actes ne viennent briser des vies et la paix.
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