Les islamistes sont un obstacle à la reconnaissance d’un État palestinien
Qu'est-ce qui pousse le président Emmanuel Macron à penser que le Hamas baisserait les armes et libérerait les otages ? Rien. Cette annonce intervient alors que l'émissaire américain Steve Witkoff a acté jeudi l'échec des pourparlers menés à Doha en vue d’un cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Ce qui se passe à Gaza est une tragédie. La reconnaissance d'un État palestinien avec le Hamas et le djihad islamique à Gaza, est un saut dans l'inconnu. La communauté internationale devrait mettre en place un cessez-le-feu, libérer tous les otages, démilitariser les islamistes et entamer une discussion sur l’avenir de la bande de Gaza.
Par Karim Maloum
Publié le 25 juillet 2025

Personne ne pense que le Hamas sera démilitarisé dans les prochaines semaines.
La ministre de l’éducation, Elisabeth Borne, qui « salue » l’initiative présidentielle, insiste sur « la solution à deux États », qui, « dans des conditions clairement énoncées, est l’unique chemin pour une paix et une sécurité durables au Proche-Orient et la protection des populations civiles ».
Ces conditions sont connues depuis juin dernier. Le Président avait lui-même posé des conditions claires et indispensables avant toute reconnaissance d’un État palestinien. Il est impératif de libérer tous les otages, de démilitariser complètement le Hamas, et de respecter le droit fondamental d’Israël à vivre en paix et en sécurité. Aucune de ces conditions n’est encore remplie. Le Hamas gère toujours la bande de gaza. Personne ne pense que le Hamas sera démilitarisé dans les prochaines semaines.
Dans une lettre en date du 9 juin adressée au président français, Mahmoud Abbas s’est engagé à une démilitarisation du mouvement islamiste du Hamas, à l’origine des attaques du 7 octobre 2023 en Israël, dans le cadre d’un futur État palestinien.
Il s’est aussi dit prêt à organiser des élections législatives et présidentielle en 2026 afin de «renforcer la légitimité» de l’Autorité palestinienne et son «autorité sur le futur État palestinien», y compris Gaza, rappelle Emmanuel Macron dans sa lettre.
La réalité est toute autre. La France reconnaîtrait un État avec des criminels islamistes qui vont encore diriger la bande de Gaza.
Cette annonce intervient alors que l’émissaire américain Steve Witkoff a acté jeudi l’échec des pourparlers menés à Doha en vue d’un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.
Éliminer le Hamas, militairement et politiquement, est indispensable.
Ce qui se passe à Gaza est une tragédie. Un cycle de négociations entre Israël et le Hamas en vue d’un accord de cessez-le-feu et de libération d’otages à Gaza a repris, le 9 juillet, à Doha au Qatar, avec l’annonce de la libération de dix otages et Benjamin Netanyahou avait fait part de son optimisme quant à un accord d’une trêve à Gaza. Les négociations n’ont finalement pas abouti. Pour sa part, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s’était dit favorable à ce que le Hamas «dépose les armes» et «ne dirige plus Gaza» dans le cadre d’un futur État palestinien.
Proche allié d’Israël, les États-Unis ont fermement rejeté le projet français, évoquant une décision imprudente qui fait reculer la paix. C’est un camouflet pour les victimes du 7 octobre, a déclaré le secrétaire d’État américain Marco Rubio.
Il est impératif de détruire le Hamas. Et cela passe par l’élimination de ses chefs, la récupération de ses armes et la destruction de ses tunnels. Beaucoup souhaitent des négociations avec cette organisation terroriste. Ce serait une grave erreur. Tous ceux qui ont tenté de négocier avec les islamistes ont subi de lourdes conséquences.
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