La statue du piper écossais, symbole du D-Day, volée à quelques jours des commémorations du Débarquement

Colère et indignation à Bréville-les-Monts, dans le Calvados, après le vol de la statue en bronze du joueur de cornemuse écossais, un piper de la 51st Highland Infantry Division, dans la nuit du 28 au 29 mai, à quelques jours des commémorations du Débarquement des Alliés en Normandie.  

Par Marie Dolores Prost

Publié le 5 juin 2026

La statue du piper écossais, symbole du D-Day, volée à quelques jours des commémorations du Débarquement

Profitant de travaux routiers à proximité, les malfaiteurs ont utilisé un engin de levage pour dérober le monument.

Cette œuvre imposante de 2,20 mètres et près de 600 kg, signée de l’artiste écossais Alan Herriot et installée en 2004, honorait le sacrifice des soldats alliés qui ont libéré notre sol lors de la bataille de Normandie. 

Profitant de travaux routiers à proximité, les malfaiteurs ont utilisé un engin de levage pour dérober ce monument chargé d’histoire. Un fragment de cornemuse retrouvé sur place témoigne de la sauvagerie de l’acte. 

À quelques jours seulement du 82e anniversaire du Débarquement, ce geste constitue une insulte intolérable à la mémoire des libérateurs, à leurs familles et à la fraternité d’armes franco-britannique.

Le maire de Bréville-les-Monts, Jean-Marc Païola, et les habitants expriment une stupeur mêlée de dépit : « On ne touche pas à de tels endroits. » 

Ce vol n’est pas un simple fait divers. Il révèle une décadence morale alarmante dans une France qui peine déjà à transmettre son héritage historique face à l’effacement culturel systématique et à l’incurie ambiante. Alors que la Nation se prépare à honorer solennellement les héros du 6 juin 1944, profaner ainsi un lieu de recueillement et de mémoire collective est le symptôme d’une société qui perd ses repères et méprise ses racines. Dans le contexte d’une insécurité grandissante et d’un relativisme culturel qui ronge nos valeurs, ce genre d’actes n’étonne plus, il consterne et mobilise.

Les Écossais, fidèles à l’esprit de leurs aînés, ont immédiatement lancé une cagnotte pour financer une réplique. La gendarmerie enquête et la mairie a porté plainte. Mais au-delà de la justice et de la reconstruction matérielle, c’est notre devoir collectif de veiller sur ce patrimoine mémoriel. 

Protéger les traces de notre histoire n’est pas une option, c’est une exigence pour transmettre aux générations futures le prix de la liberté.

Face à ces actes qui salissent la mémoire des héros du D-Day, il est urgent de réaffirmer un véritable devoir de mémoire, loin des idéologies qui voudraient effacer notre passé commun. 

M. D. P.

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