Des élections municipales « nationales »
Les élections municipales 2026 sont particulières, très politiques, avec une dimension « nationale ». Cela s’explique par deux raisons et qui sont imbriquées. Il y a l’approche de la présidentielle 2027. Et il y a les renversements spectaculaires sur la scène politique française avec la montée en puissance, depuis quelques années, de deux forces politiques, le Rassemblement national et La France Insoumise. Deux forces politiques puissantes à l’échelle nationale mais avec une très faible implantation locale en termes d’élus, ce à quoi elles veulent remédier dans ces élections municipales. Un scrutin qui sera pour ces deux formations politiques une sorte d’exercice d’échauffement et d’exhibition de muscles en vue de la présidentielle.
Publié le 15 mars 2026

C'est la première fois que le RN et LFI s'investissent sérieusement dans les élections municipales.
Le contraste est grand entre la présence nationale des partis et leur implantation locale.
La France Insoumise n’a que trois maires, qui gèrent des petites communes. Le Rassemblement national en gère treize, dont une ville de plus de 100 000 habitants, Perpignan, avec un maire qui est une figure du parti, Louis Aliot.
Trois formations politiques se partagent la gestion des 34 875 communes de France. Le parti le plus représenté est de loin le Parti socialiste avec quelque 1200 communes dont des grandes villes. Le parti Les Républicains est à la tête de 278 mairies avec certaines dans des grandes villes. Le Parti communiste gère 600 communes, essentiellement des petites communes.
Ces trois partis qui se partagent depuis longtemps les mairies seront cette fois bousculés aux municipales par les deux formations politiques, le Rassemblement national et La France Insoumise, qui leur ont déjà ravi leurs places dominantes sur la scène politique nationale.
Le RN et LFI s’engagent massivement dans la bataille à la conquête des mairies
C’est la première fois que le RN et LFI s’investissent sérieusement dans les élections municipales. Ils ambitionnent certainement de s’implanter localement à la mesure de leur influence et domination à l’échelle nationale. Les formations de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, en s’engageant massivement dans la bataille à la conquête des mairies ont clairement en ligne de mire la grande bataille de la présidentielle.
La caractère « national » de ces municipales 2026, on en voit aussi des signes dans le fait que beaucoup de députés et responsables politiques en vue se portent candidats. Avec même des chefs de partis, Fabien Roussel à Saint-Amand-les-Eaux, dans le Nord, Eric Ciotti à Nice et Edouard Philippe au Havre. Ce dernier va jusqu’à conditionné sa candidature à la présidentielle par sa victoire aux municipales.
La présidentielle, tout ce beau monde politique ne pense qu’à ça.
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