Début officielle de la campagne électorale aujourd'hui
Municipales, « démocratie locale » dites-vous ?
La campagne pour les élections communales débute officiellement aujourd'hui. Quinze jours avant le premier tour, un an avant la présidentielle. Ce dernier élément met de la lumière sur des municipales reléguées dans une catégorie inférieure appelées "élections locales" en comparaison avec "les élections nationales", la présidentielle et une moindre mesure les législatives. Et pourtant la commune est la cellule de base de l'État et c'est l'espace de vie des gens.
Publié le 2 mars 2026

Avec les élections municipales, on peut parler de démocratie réelle, les affaires de la commune touchant directement à la vie des gens,
Les Français appelés à voter les 15 et 22 mars prochains pour les municipales, et la campagne électorale débute officiellement ce lundi 2 mars. En fait, cette campagne a commencé il y a plusieurs mois. Non par une importance particulière accordée à ce vote mais plutôt par deux facteurs conjoncturels : l’approche de la présidentielle et les chamboulements actuels dans la classe politique et plus largement sur la scène politique.
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D’ailleurs, quand les politiques et les médias abordent les municipales, il s’agit rarement des affaires communales, des programmes des partis, des candidats pour ces élections, mais de débats sur des sujets sans liens évidents avec les affaires communales, sur de questions nationales voire internationales.
Quand il s’agit des élections municipales, on aime à parler de « démocratie locale », avec des « élections locales », les « élections nationales » étant la présidentielle et les législatives comme une sorte d’annexe. Pourtant, la commune est la cellule de base de l’État. Aussi, on devrait parler de démocratie tout court. On peut même parler de démocratie réelle, les affaires de la commune touchant directement à la vie des gens, le maire étant souvent accessible, un élu proche -au double sens du terme- des gens.
Le pouvoir du maire en question
Le maire, aujourd’hui en France, a très peu de pouvoir, de prérogatives réelles. Il se retrouve le plus souvent dans une position de simple exécutant, une sorte de sous-sous-préfet. Même les maires des grandes villes apparaissent sous l’autorité du préfet. On le voit en cas de situation grave, ce n’est pas le maire qui gère et qui s’exprime publiquement mais le préfet.
Le manque d’importance accordé aux élections municipales et le pouvoir limité et le peu de prérogatives réelles du maire, de la mairie, de l’exécutif expliquent le manque d’intérêt des citoyens pour ce scrutin comparativement aux législatives et, surtout, à la présidentielle.
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