Deux franco-algériens parmi les victimes des frères Kouachi
Les terroristes islamistes « n’ont ni couleur ni religion »
D'aucuns le disent parfois. Mais pas assez. Les premières victimes des terroristes islamistes sont des musulmans, dans ces pays mêmes dits musulmans, en Syrie, en Irak, en Afghanistan, au Mali, au Niger, au Burkina Faso, au Nigeria, en Algérie... en France aussi ils ne sont pas épargnés. La France vient de se souvenir des attentats de janvier 2015 qui ont commencé le matin du 7 avec l'attaque contre Charlie Hebdo. Deux terroristes islamistes ont assassiné ce matin-là douze personnes parmi lesquelles se trouvaient deux franco-algériens, musulmans ou supposés comme tels, un correcteur-relecteur du journal, Mustapha Ourrad, et un policier, Ahmed Merabet.
Publié le 11 janvier 2026

Parmi les victimes de l'attaque contre Charlie Hebdo, deux Franco-algériens, Mustapha Ourrad et Ahmed Merabet.
Au cours de l’attaque terroriste contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. Douze personnes étaient tombées sous les balles des frères Kouachi ; deux d’entre elles étaient des Franco-algériens, donc des musulmans ou supposées comme tels.
À découvrir
Ce matin-là, deux islamistes armés font irruption dans le siège du journal satirique Charlie Hebdo. Ils tirent sur tout le monde. Onze morts, dont un Franco-algérien. Ils abattent ensuite dans la rue un policier franco-algérien.
Mustapha Ourrad était correcteur-relecteur du journal depuis une dizaine d’années. Il avait 60 ans. Il est né en Algérie et il arrivé en France à l’âge de 20 ans. Mustapha Ourrad était un autodidacte érudit. Outre son érudition et ses compétences professionnelles, Mustapha était apprécié pour son sens aigu de l’autodérision.
Ahmed Merabet était un officier de police judiciaire, en poste au commissariat du 11ème arrondissement de Paris. Il avait 41 ans. « Ahmed Merabet était Français, d’origine algérienne et de confession musulmane, très fier de s’appeler Ahmed Merabet et de représenter la police française, de défendre les valeurs de la République, liberté, égalité, fraternité. » Ce sont les mots de son frère Malek. Il dira aussi : « Il ne faut pas mélanger les extrémistes et les musulmans, les fous (les terroristes islamistes, ndlr) n’ont ni couleur ni religion. »
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