Début des négociations entre l’Iran et les États-Unis au Pakistan sur fond d’une forte méfiance

Les délégations iranienne et américaine ont commencé cet après-midi, au Pakistan, à Islamabad, des pourparlers pour l'arrêt de la guerre au Moyen-Orient. La délégation américaine est conduite par JD Vance, qui semble avoir les faveurs de Téhéran. Mais, au même moment et s'ajoutant à la question libanaise, un événement dans le détroit d'Ormuz a failli mettre en péril les négociations : l'Iran a mis en garde un destroyer américain qui s'approchait du détroit d'Ormuz, lequel est devenu un enjeu central dans cette guerre.

Par Christophe Rivière

Publié le 11 avril 2026

Début des négociations entre l’Iran et les États-Unis au Pakistan sur fond d’une forte méfiance

Le vice-président américain JD Vance à son arrivée à Islamabad.

Les négociations pour l’arrêt de la guerre au Moyen-Orient entre les États-Unis et l’Iran ont débuté, cet après-midi, dans la capitale du Pakistan, Islamabad.

« Nous avons de bonnes intentions, mais nous ne faisons pas confiance », a déclaré le chef de la délégation iranienne (plus de 70 membres), le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, à son arrivée hier soir, vendredi 10 avril, à Islamabad. Peu avant son déplacement au Pakistan, le responsable iranien a mis l’accent sur « deux mesures sur lesquelles les parties se sont mises d’accord » qui devaient encore être appliquées avant toute négociation, à savoir « un cessez-le-feu au Liban » et « le déblocage des actifs de l’Iran ».

Côté États-Unis, le vice-président JD Vance, qui conduit la délégation américaine, avait lui appelé Téhéran à « ne pas se jouer » de Washington, tout en promettant d' »essayer de mener des négociations positives ». « Si les Iraniens sont prêts à négocier de bonne foi, a-t-il affirmé, nous sommes tout à fait disposés à leur tendre la main. »

La question libanaise et le destroyer américain

Avant même que les négociations ne commencent, il y avait un élément susceptible de poser problème. Il s’agit de la question libanaise, qui figure parmi les principales conditions iraniennes. Le cessez-le feu n’est pas appliqué au Liban où des bombardements menés par Israël ont fait de nombreuses victimes.

Un autre événement pouvant mettre en péril les discussions est survenu au même moment que le début annoncé de celles-ci. L’agence de presse iranienne Fars a annoncé en milieu d’après-midi, qu’un destroyer de la marine américaine se dirigeait du port de Fujairah, aux Émirats arabes unis, vers le détroit d’Ormuz et qu’il avait été pris pour cible et mis en garde par l’armée de l’air iranienne. 

Les négociations entre l’Iran et les États-Unis sont bel et bien en cours pour arrêter la guerre au Moyen-Orient ; toutefois, la situation reste fragile.

Ch. R.

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