Guerre au Moyen-Orient : l’armée israélienne bombarde à nouveau le Liban, la Chine va jouer le rôle de « garant » pour l’Iran
Le fragile accord de trêve entre les États-Unis et l'Iran menace de s'effondrer après deux jours, avec des accusations réciproques et des frappes meurtrières d'Israël sur le Liban. Les Iraniens et les Américains ont rendez-vous au Pakistan ce vendredi pour essayer de trouver un moyen de mettre un terme à la guerre. Il est prévu que les pourparlers entre Téhéran et Washington se prolongent pendant une quinzaine de jours. La Chine va jouer le rôle de « garant » pour l’Iran.
Par Karim Maloum
Publié le 10 avril 2026

La participation des Iraniens aux pourparlers au Pakistan est incertaine après les frappes israéliennes qui ont fait plus de 300 morts au Liban.
Alors que le cessez-le-feu tient toujours sur un fil, Le Pakistan se prépare à accueillir les délégations iranienne et américaine pour des pourparlers, même si la participation des Iraniens est encore incertaine après les frappes israéliennes qui ont fait plus de 300 morts au Liban mercredi et mis la trêve en péril. D’après plusieurs analystes, la Chine est intervenue et a convaincu l’Iran d’accepter un cessez-le-feu préliminaire.
La porte-parole de la Maison Blanche a confirmé les discussions entre Washington et Pékin avant l’obtention de la trêve. « En ce qui concerne la Chine, il y a eu des conversations qui ont eu lieu à haut niveau entre notre gouvernement et le gouvernement chinois. Le président (Trump) a beaucoup de respect pour le président Xi », a déclaré Karoline Leavitt lors d’un point presse.
Cette implication chinoise va se poursuivre pendant les prochains jours. Car si le Pakistan joue un rôle de facilitateur entre les deux pays en guerre, la Chine agit en appui de l’Iran. « Il a été demandé à la Chine d’être garante. L’Iran veut un garant », a précisé à l’AFP une seconde source diplomatique.
Ce fragile cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis est entré dans son troisième jour ce vendredi 10 avril. Avant le début des négociations au Pakistan, Donald Trump s’est dit « très optimiste » sur la possibilité de conclure un accord de paix. L’Iran dénonce de son côté des pourparlers « dénués de sens » sans un cessez-le-feu au Liban.
La Chine va jouer le rôle de « garant » pour l’Iran dans les négociations qui s’ouvrent avec les États-Unis
Après le cessez-le-feu conclu mardi soir, les États-Unis et Israël ont affirmé mercredi que l’accord ne concerne pas les opérations israéliennes contre le Hezbollah pro-iranien au Liban.
« Nous continuons à combattre ici », a lancé jeudi le chef d’état-major de l’armée israélienne Eyal Zamir depuis Bint-Jbeil, un village libanais près de la frontière avec Israël. « L’armée israélienne est en état de guerre, nous ne sommes pas en cessez-le-feu », a-t-il déclaré, cité dans un communiqué publié ce vendredi. Cette zone est « notre principal théâtre d’opérations », a-t-il insisté.
« Au Liban, nous continuons à consolider nos acquis, nous continuons à intensifier nos opérations », a poursuivi le haut responsable, vantant des « acquis historiques ».
La Chine a tout intérêt à ramener la tranquillité dans la région. C’est pourquoi elle a immédiatement demandé l’arrêt des bombardements dès le début de l’opération Epic. Avant le déclenchement de la guerre qui a mené au blocage du détroit d’Ormuz, plus de 80 % des exportations de pétrole iranien étaient à destination de la Chine.
La rédaction vous conseille
- Une vidéo faite par une adolescente sous un bombardement israélien au Liban virale sur internet
- Guerre au Moyen-Orient : des frappes israéliennes font plus de 200 morts au Liban malgré le cessez-le-feu
- Guerre au Moyen-Orient : le Liban est « inséparable » de l’accord de cessez-le-feu, prévient l’Iran qui établit un ‘droit de passage’ au détroit d’Ormuz
Envie de lire tous les articles ?
Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.