L’indécence ajoutée à l’abomination
Un avocat accuse honteusement Samuel Paty de discrimination envers ses élèves musulmans
Le procès en appel des complices de l'assassinat de Samuel Paty a débuté ce 26 janvier. L'avocat du prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui soutient que Samuel discriminait les élèves musulmans. Il est indéniable que Samuel Paty n'a jamais stigmatisé qui que ce soit dans sa classe. Cela porte atteinte à sa mémoire. Et comme toujours, certains vont relativiser : « oui, mais c'est un avocat ». Ces propos sur Samuel Paty sont ignobles.
Par Karim Maloum
Publié le 27 janvier 2026

L'avocat d'Abdelhakim Sefrioui insulte la mémoire de Samuel Paty.
Le procès en appel des principaux accusés de l’assassinat de Samuel Paty s’est ouvert ce lundi 26 janvier à Paris. Quatre individus, déjà reconnus coupables dans la série d’événements ayant conduit à la décapitation d’un professeur, sont de retour devant la justice.
Quatre islamistes font appel de leurs condamnations, deux amis du terroriste Abdoullakh Anzorov, le père de la collégienne à l’origine de la cabale, Brahim Chnina, et Abdelhakim Sefrioui.
L’activiste islamiste franco-marocain Abdelhakim Sifrioui a écopé de 15 ans de prison et le Marocain Brahim Chnina d’une peine de 13 ans de détention. Ils étaient tous les deux poursuivis pour avoir mené une « campagne de haine » contre Samuel Paty. Brahim Chnina est le père de la collégienne auteure du mensonge à l’origine de cette campagne qui a mené à la mort du professeur.
Pour sa stratégie de défense, l’avocat d’Abdelhakim Sefrioui, Francis Vuillemin, a voulu introduire dans les débats le comportement prétendument « discriminant » de Samuel Paty durant ses cours. Selon lui, le professeur aurait proposé aux élèves musulmans de sortir de la salle de classe s’ils se sentaient choqués par les caricatures.
« Nous n’avons pas le droit de dire qu’il procédait à la discrimination des élèves musulmans, mais moi je vais le dire haut et fort tout au long du procès », a déclaré l’avocat. « La décapitation de Samuel Paty est tellement horrible qu’elle écrase tout le dossier! », a martelé Francis Vuillemin devant la presse. « Il y a un tabou : nous n’avons pas le droit de dire qu’il procédait à la discrimination des élèves musulmans. »
Il est indéniable que Samuel Paty n’a jamais stigmatisé qui que ce soit dans sa classe. C’est une insulte à sa mémoire, c’est une stratégie perverse qui consiste à continuer d’exercer une pression sur les professeurs. La défense est libre mais la défense de son client n’autorise pas un avocat à salir la mémoire de la victime alors qu’elle est décédée.
Ce procès en appel ne doit pas devenir un laboratoire de confusions. Les faits sont connus. Les responsabilités sont établies. Ce qui est en jeu désormais, c’est la maîtrise du récit : la République ne peut laisser s’installer le discours selon lequel l’école serait coupable, la laïcité toxique, l’universalisme violent. C’est précisément le contraire : c’est l’islamisme qui tue, intimide, écrase et empêche les enfants de devenir des citoyens libres plutôt que des sujets communautaires.
Inverser les rôles et justifier à demi-mots un crime atroce qui a bouleversé la France entière, est-ce cela aujourd’hui être avocat ?
La rédaction vous conseille
- Procès de Samuel Paty en appel, une tentative de reconquête idéologique
- Ils ont tué des enseignants, mais ils n’ont pas tué l’école
- Samuel Paty a été assassiné pour avoir enseigné la liberté d’expression
Envie de lire tous les articles ?
Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.