Le procès s'ouvre demain
Quatre personnes jugées en appel dans l’affaire Samuel Paty
Samuel Paty a été décapité pour avoir enseigné la liberté d'expression. Ce lundi 26 janvier s'ouvre le procès en appel de quatre personnes, impliquées dans l'assassinat du professeur d'histoire, décapité en octobre 2020 par un islamiste, dont l’activiste islamiste Abdelhakim Sefrioui et Brahim Chnina, le parent d’élève qui avait lancé la campagne contre l’enseignant. Un verdict implacable avait lourdement condamné les huit accusés en première instance.
Par Karim Maloum
Publié le 25 janvier 2026

Une campagne de haine des islamistes a fait de Samuel Paty une cible.
La cour d’appel de Paris va sans doute confirmer le verdict prononcé par la cour d’assises spéciale, qui était allée bien au-delà des réquisitions du ministère public en première instance.
Après sept semaines d’audiences, la cour d’assises de Paris a rendu, le 20 décembre 2024, son verdict dans le procès de l’assassinat de Samuel Paty. Les huit accusés ont été reconnus coupables de complicité d’assassinat. Parmi eux, figurent les deux amis du tueur de Samuel Paty, Azim Epsirkhanov, âgé de 23 ans, d’origine tchétchène, et Naïm Boudaoud, âgé de 22 ans ; ils ont été condamnés à 16 ans de réclusion criminelle.
L’activiste islamiste Abdelhakim Sifrioui a écopé de 15 ans de prison et le Marocain Brahim Chnina d’une peine de 13 ans de détention. Ils étaient tous les deux poursuivis pour avoir mené une « campagne de haine » contre Samuel Paty. Brahim Chnina est le père de la collégienne auteure du mensonge à l’origine de cette campagne qui a mené à la mort du professeur.
Les magistrats ont mis en avant leur ‘rôle central’ dans la campagne de haine de ces deux islamistes visant Samuel Paty, ce qui a conduit à l’assassinat du professeur.
Ils sont accusés d’avoir lancé une vaste campagne de cyberharcèlement contre le professeur
Co-fondateur de l’association Aide-Moi, qui vient en aide aux personnes à mobilité réduite pour se rendre notamment en pèlerinage à La Mecque, il est accusé d’avoir lancé, avec un autre militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, une vaste campagne de cyberharcèlement contre le professeur. Ce dernier est le fondateur d’un réseau appelé « Cheikh Yassine », du nom du fondateur du Hamas.
À l’origine du drame, il y a le mensonge d’une élève de 13 ans accusant à tort le professeur de discrimination envers les musulmans. En réalité, elle n’avait pas assisté au cours d’histoire-géographie et son mensonge, repris massivement sur les réseaux sociaux par des adultes peu scrupuleux, a conduit à la « mise à mort », selon les mots du Parquet national antiterroriste, de Samuel Paty.
La jeune fille et cinq autres ex-collégiens ont été condamnés, le 8 décembre 2023, à des peines allant de 14 mois avec sursis à deux ans dont six mois ferme à l’issue d’un procès à huis clos devant le tribunal pour enfants.
La rédaction vous conseille
- Tous les accusés reconnus coupables de complicité dans l’assassinat de Samuel Paty
- Un universitaire justifie l’assassinat de Samuel Paty
- La sœur de Samuel Paty fustige l’hommage officiel à son frère
Envie de lire tous les articles ?
Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.