«On va y aller, on va te pourrir la réunion», lance Mélenchon à Lecornu avant le rendez-vous à Matignon : « Il faut tout conflictualiser »

Le chaos, c’est ce que Jean-Luc Mélenchon a en tête. "Il faut tout conflictualiser, même la réunion des partis politiques jeudi à Matignon à l’initiative du Premier ministre après les violences du week-end. LFI cherche à se faire passer pour la seule opposition digne de ce nom, et promeut le chaos. Sa haine de la démocratie va contribuer de manière significative à la déstabilisation de la France.

Par Karim Maloum

Publié le 21 octobre 2026

«On va y aller, on va te pourrir la réunion», lance Mélenchon à Lecornu avant le rendez-vous à Matignon : « Il faut tout conflictualiser »

Rarement la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale aura été le théâtre d’un face-à-face aussi éruptif entre Sébastien Lecornu et les députés LFI, mardi 20 octobre.

« La République, c’est moi ! » Est une célèbre formule prononcée par Jean-Luc Mélenchon le 16 octobre 2018. De nos jours, il aurait la possibilité de substituer cette expression par : le cahos, c’est moi. Il est bien connu que LFI a joué un rôle délétère dans la crise actuelle en étant outrancier, provocateur et en faisant des déclarations anti-républicaines.

Après la bordélisation de l’Assemblée nationale, c’est maintenant autour tour de Matignon. Jean-Luc Mélenchon a indiqué mardi soir que La France insoumise (LFI) se rendrait bien à la réunion des partis politiques jeudi à Matignon à l’initiative du Premier ministre après les émeutes du week-end, mais que sa formation allait lui brutaliser le rendez-vous. «On va y aller, on va te pourrir la réunion», a affirmé le candidat insoumis à l’élection présidentielle lors d’une conférence devant des sympathisants.

Jean-Luc Mélenchon a l’intention de se positionner en tant que candidat anti-système et d’occuper le terrain. Au lieu d’attendre la discussion de jeudi, Jean-Luc Mélenchon a décidé de présenter à ses partisans sa lecture du courrier de Sébastien Lecornu dès ce mardi soir.

Le candidat de La France insoumise à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, ne s’arrêtera jamais. L’objectif est de mettre un terme à la démocratie et de détruire les institutions de la 5 République qui demeurent en place. «Nous sommes invités à venir à une réunion très étrange», a ironisé Jean-Luc Mélenchon, avant de faire une lecture elliptique du courrier de Sébastien Lecornu, ponctuée de citations et de commentaires moqueurs.

Maintenant le gouvernement devrait présenter les preuves tangibles de l’implication de ces séditieux

Le gouvernement accuse LFI d’avoir partie liée avec l’ultragauche incendiaire et suggère sa complicité active dans le déclenchement des troubles. « De qui parle-t-on ? Où ? Quand ? Comment ? Ce n’est pas une plaisanterie ! », a réagi le leader insoumis, dénonçant des accusations selon lesquelles son camp chercherait à profiter des troubles pour remporter la présidentielle. « Comment peuvent-ils nous croire aussi stupides ? », a-t-il ajouté, avant de fustiger des « apprentis-dictateurs qui manient les oppositions politiques au fouet ».

Rarement la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale aura été le théâtre d’un face-à-face aussi éruptif entre Sébastien Lecornu et les députés de La France insoumise (LFI), mardi 20 octobre.

Le gouvernement n’a malheureusement pas le courage de reconnaître que la terreur a été planifiée. Une violence généralisée ne se manifeste pas du jour au lendemain. Il est impossible de justifier les agressions, les pillages et les émeutes de quelque manière que ce soit.

Au sein de tous les mouvements de mobilisations ou émeutes à l’échelle d’un pays, le déroulement est toujours lié à une organisation politique. Il est impossible de prévoir que tout se soit déroulé dans toutes les villes exactement de la même façon, sauf si l’on admet que les choses étaient bien organisées.

Les propos scandaleux que tiennent les représentants de l’extrême gauche autour de Mélenchon en ce moment sont séditieux, factieux et dangereux pour la République. Maintenant le gouvernement devrait présenter les preuves tangibles de l’implication de ces séditieux.

K. M.

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