Élections de mi-mandat aux États-Unis : c’est mal parti pour Donald Trump

Les élections de mi-mandat aux États-Unis, prévues ce 3 novembre, pourraient avoir un impact considérable sur la suite du mandat présidentiel de Donald Trump. Fort de l’impopularité de Trump, le Parti démocrate espère reconquérir la majorité dans les deux chambres du Capitole, mais le Président américain veut faire mentir les mauvais sondages dans les urnes.

Par Christophe Rivière

Publié le 2 novembre 2026

Élections de mi-mandat aux États-Unis : c’est mal parti pour Donald Trump

Si les midterms, qui auront lieu le 3 novembre prochain, se soldent par un mauvais résultat, Donald Trump sera sous une pression très forte.

Le camp républicain de Donald Trump devrait perdre la majorité à la Chambre des représentants. Au Sénat, en revanche, le suspense reste de mise. Le président américain a vu sa cote de popularité s’effondrer.

Une vague bleue aux États-Unis ? C’est le scénario le plus probable. Près de 250 millions d’Américains sont appelés à voter mardi pour choisir leurs représentants lors d’élections de mi-mandat cruciales pour la suite du mandat de Donald Trump.

L’ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants et 35 des 100 sièges du Sénat seront remis en jeu, ainsi que 36 postes de gouverneurs. Traditionnellement, ces élections de mi-mandat sont défavorables au président en place. Donald Trump, dont la cote de popularité est en berne, ne devrait pas déroger à la règle. Alors qu’il disposait de la majorité dans les deux chambres du Congrès, il risque de perdre le contrôle du pouvoir législatif.

Le président américain âgé de 80 ans a multiplié ses déplacements à travers les États-Unis ces dernières semaines pour soutenir des candidats, en se rend à nouveau dans l’Iowa, qu’il avait pourtant remporté largement en 2024. « Nous allons gagner », a-t-il répété à la foule dans un discours interrompu à plusieurs reprises par des manifestants.

Une victoire démocrate très probable

À la Chambre des représentants, la partie semble perdue d’avance pour le parti présidentiel. Les républicains n’y détiennent qu’une maigre majorité des 219 sièges, contre 214 pour les démocrates. À la veille du scrutin, le site spécialisé Decision Desk HQ évalue à 84 % les chances des démocrates de regagner la majorité.

D’après le site 270toWin, les démocrates pourraient remporter 220 sièges à la Chambre.. Le parti à l’âne n’a donc besoin de faire basculer que quelques circonscriptions pour reprendre le contrôle de la chambre basse.

Si les midterms, qui auront lieu le 3 novembre prochain, se soldent par un mauvais résultat, Donald Trump sera sous une pression très forte. Les partisans démocrates ont déjà fait savoir qu’une fois que le Congrès serait majoritaire, ils entameraient plusieurs enquêtes sur le président et ses proches, qui sont accusés d’avoir utilisé la Maison-Blanche pour s’enrichir. Le républicain a averti lui-même qu’il risquait de faire face à une procédure de destitution.

La Chambre des représentants est quasiment décidée, le Sénat est ouvert

À la Chambre, les mannequins discutent peu. Siège du bureau de décision Les démocrates ont 84 % de chances d’obtenir 241 sièges, tandis que le modèle FLIPR Les sondages de Silver Bulletin atteignent environ 95 % d’intentions de vote, avec un gain moyen de 25 sièges. Dans les sondages les plus cités, les démocrates sont crédités de 52 % des intentions de vote contre 43 % pour les démocrates.

Un nombre record de près de 54 millions d’Américains ont déjà voté pour les élections de mi-mandat aux États-Unis, avec une forte hausse de la participation dans plusieurs États clés et davantage d’électeurs démocrates que républicains parmi les votants, selon l’Election Lab de l’université de Floride. 

Ces résultats sont également considérés comme un indicateur du degré de satisfaction des Américains vis-à-vis de la gestion de Trump jusqu’à présent. Le contexte économique et politique explique en partie ce potentiel retournement. Le retour des tensions inflationnistes fragilise les candidats républicains, y compris dans des circonscriptions largement remportées par Donald Trump en 2024. L’inflation américaine a atteint 3,7 % sur un an en septembre. C’est le chiffre qui a le plus d’effet en ce qui concerne la politique intérieure, et il est extrêmement mauvais.

La dette du gouvernement américain a dépassé pour la première fois la barre des 40.000 milliards de dollars, selon les données publiées mercredi 19 août le département américain du Trésor, alimentant les craintes d’une crise financière à l’horizon alors que le bond des coûts liés aux programmes sociaux et aux versements d’intérêts dépasse de loin les recettes, freinées par les allègements d’impôts.

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