Dominique Bernard et Samuel Paty : deux noms, un serment républicain
Par Kamel Bencheikh
Publié le 1 septembre 2025

Dominique Bernard et Samuel Paty sont entrés malgré eux dans le panthéon tragique des martyrs de la liberté.
À chaque rentrée scolaire, des millions d’élèves franchissent le seuil de l’école avec l’insouciance de l’avenir et la promesse de l’apprentissage. Mais cette année encore, comme un écho douloureux au cœur de la République, deux noms s’imposent à notre mémoire collective : Dominique Bernard et Samuel Paty.
Tous deux professeurs, tous deux passionnés par leur métier, tous deux convaincus que l’enseignement n’est pas une simple transmission de savoirs mais un acte d’émancipation. Tous deux ont été assassinés par la barbarie islamiste pour ce qu’ils représentaient : la liberté de penser, le droit au savoir, l’esprit critique, la laïcité.
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L’école, cible du fanatisme
En s’attaquant à Dominique Bernard et à Samuel Paty, les fanatiques n’ont pas visé seulement des hommes. Ils ont visé l’école elle-même, ce sanctuaire où se forge l’esprit libre, où l’on apprend à douter, à questionner, à se construire comme citoyen autonome. L’assassinat d’un professeur n’est jamais un crime isolé : c’est une déclaration de guerre contre la République.
Mais cette guerre, nous ne la perdrons pas. Car si la violence peut abattre un homme, elle ne peut éteindre une idée. Elle ne peut réduire au silence ce qui fonde notre pacte commun : l’éducation, la liberté, la transmission.
De simples victimes à des symboles vivants
Dominique Bernard et Samuel Paty sont entrés malgré eux dans le panthéon tragique des martyrs de la liberté. Leur mort n’a pas figé leur mémoire : elle l’a au contraire illuminée d’une force nouvelle. Ils sont devenus des symboles — non pas abstraits, mais concrets, palpables — de courage et de fidélité aux valeurs universelles.
Chaque professeur qui, demain, ouvrira un manuel, tracera une formule au tableau ou expliquera une page d’histoire, sera d’une certaine manière l’héritier de leur combat. Chaque élève qui apprendra à penser par lui-même sera une victoire arrachée aux ténèbres.
Un serment républicain
Leur souvenir nous impose une responsabilité. À la veille de cette rentrée, nous devons leur faire serment : celui de ne jamais céder au renoncement. Celui de défendre, inlassablement, la laïcité, cette garantie que l’école reste libre de toute emprise. Celui de refuser la peur, car céder à la peur, ce serait leur donner raison.
Ce serment doit être porté par toute la communauté éducative, mais aussi par chaque citoyen. Car l’école n’est pas seulement l’affaire des enseignants et des élèves : elle est l’affaire de la Nation tout entière.
Une rentrée sous le signe de la fidélité
À Dominique Bernard et à Samuel Paty, nous devons plus qu’une commémoration. Nous leur devons la fidélité active à ce qu’ils incarnaient. Leur mémoire doit nourrir notre détermination à défendre l’école, ce lieu unique où la République se régénère.
Leur assassinat fut une blessure. Mais de cette blessure doit naître une résolution : la République restera debout tant que ses professeurs auront la force d’enseigner et tant que ses élèves auront le droit d’apprendre librement.
Dominique Bernard et Samuel Paty n’appartiennent pas seulement au passé. Ils appartiennent à notre avenir.
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