Iran : Des exécutions de jeunes de 18, 20 ans dans l’indifférence générale sur le plan international
L’Iran connait une vague d’exécutions sans précédent liée aux manifestations de janvier dernier, des jeunes âgés de 18, 20 ans sont condamnés à mort et pendus dans le cadre de procès qualifiés d’inéquitables par les organisations de défense des droits humains. Amnesty International dénonce des condamnations sur la base d'aveux obtenus sous la torture, avec des peines prononcées en quelques semaines seulement après les arrestations.
Publié le 7 avril 2026

Amnesty International a dénoncé des condamnations sur la base d'aveux obtenus sous la torture, avec des peines prononcées quelques semaines après les arrestations.
© Rupture
Ces dernières semaines, en Iran, des jeunes de 18, 20 ans ont été exécutés, par pendaison. Ces exécutions, qui sont souvent publiques, visent à intimider une jeunesse qui a joué un rôle central dans le soulèvement déclenché à la fin du mois de décembre dernier et se sont intensifiées au cours du mois de janvier.
Parmi les cas les plus emblématiques figure Saleh Mohammadi, un lutteur de 19 ans, champion iranien et membre de l’équipe nationale. Arrêté le 15 janvier à Qom, lors des manifestations, il a été condamné à mort le 4 février pour le meurtre présumé d’un agent de sécurité – accusation qu’il a toujours niée, affirmant avoir subi des tortures. Il a été exécuté publiquement le 19 mars à Qom, aux côtés de Saeed Davoudi, âgé de 21 ans, et Mehdi Ghasemi. Saleh Mohammadi avait fêté ses 19 ans en prison quelques jours avant sa mort. Son statut d’athlète de haut niveau a suscité une vive émotion au sein de la communauté sportive internationale.
Amnesty International a dénoncé des condamnations sur la base d’aveux obtenus sous la torture, avec des peines prononcées quelques semaines seulement après les arrestations. Et mis à part cette ONG, il n’y a pas de réactions internationales importantes.
Ce silence assourdissant, cette indifférence générale, cela interroge sur la cohérence des engagements en faveur des droits humains de la part des États et des organisations internationales.
Ce mutisme n’est pas seulement regrettable, il est révélateur. Il montre comment, face à la barbarie d’un régime théocratique, une partie du monde préfère détourner le regard plutôt que de risquer une prise de position qui peut être inconfortable.
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