Au moins 1500 condamnés à mort exécutés en 2025

Exécutions en Iran : un champion de lutte de 19 ans et deux autres jeunes pendus pour avoir manifesté

Le régime des islamistes en Iran est barbare. Trois jeunes Iraniens ont été condamnés à mort après les manifestations de janvier. Le chef de la justice, Gholamhossein Mohseni Ejei, a averti qu’il n’y aurait « aucune indulgence » à l’égard de ceux reconnus coupables d’actes violents durant les manifestations. La justice est mise au service de la répression.

Par Marie Dolores Prost

Publié le 20 mars 2026

Exécutions en Iran : un champion de lutte de 19 ans et deux autres jeunes pendus pour avoir manifesté

Les autorités iraniennes ont procédé, le 19 mars dernier, à l’exécution par pendaison de trois jeunes hommes.

© Rupture

Les autorités iraniennes ont procédé, le 19 mars dernier, à l’exécution par pendaison de trois jeunes hommes dans la prison centrale de Qom : Saleh Mohammadi, âgé de 19 ans et membre de l’équipe nationale de lutte libre, ainsi que Mehdi Ghasemi et Saeed Davoudi.

Arrêtés lors des manifestations antigouvernementales des 8 et 9 janvier à Qom, les trois hommes étaient accusés d’avoir participé au meurtre de deux agents des forces de l’ordre. Ils ont été condamnés pour « moharebeh » (inimitié envers Dieu), un crime passible de la peine de mort en droit islamique iranien.

Saleh Mohammadi, médaillé de bronze à la Coupe internationale Saytiyev en Russie en septembre 2024, était considéré comme l’un des espoirs du sport national.

Les organisations internationales de défense des droits de l’homme, parmi lesquelles Amnesty International, Iran Human Rights et Hengaw, ont dénoncé des procédures iniques : tortures physiques et psychologiques, aveux obtenus sous contrainte, audiences à huis clos sans accès réel à un avocat indépendant ni possibilité effective de recours.

Comme pour rappeler au monde entier la barbarie du régime islamiste en Iran, on a appris hier que les mollahs ont fait exécuter des manifestants ayant participé aux événements des 8 et 9 janvier. Que ceux ici en Occident qui continuent de défendre ces sanguinaires au pouvoir en Iran regardent les visages de ces jeunes qui rêvaient de liberté.

Ces exécutions interviennent dans un contexte de blackout internet quasi total depuis janvier 2026, qui entrave la circulation d’informations indépendantes. Elles s’inscrivent dans une répression systématique qui continue de frapper des manifestants souvent très jeunes. La communauté internationale, y compris des athlètes et plusieurs gouvernements, a exprimé son indignation face à cette nouvelle vague de terreur d’État.

1 500 condamnés à mort exécutés en 2025, un record « depuis plus de 35 ans », selon une ONG

La pendaison des trois hommes constitue les premières exécutions officiellement annoncées en lien avec ces manifestations qui ont éclaté en Iran fin décembre contre la hausse du coût de la vie avant de se transformer en mouvement national de contestation antigouvernementale. 

Au moins 1.500 condamnés à mort ont été exécutés en Iran en 2025, selon un décompte de l’ONG Iran Human Rights (IHR), qui affirme qu’il s’agit du chiffre annuel d’exécutions le plus élevé recensé par l’organisation depuis 35 ans.

Le nombre d’exécutions dépasse les 1500. C’est un record. C’est le plus grand nombre d’exécutions recensées ou signalées depuis la fin des années 1980, soit depuis plus de 35 ans.

Il y a eu une augmentation du nombre d’exécutions depuis le mouvement de contestation qui a secoué l’Iran fin 2022, après la mort de Mahsa Amini. Le nombre d’exécutions augmente donc de façon dramatique d’année en année. De plus de 500 en 2022, nous sommes passés à plus de 800 en 2023, puis à 975 en 2024, et aujourd’hui, on en est à plus de 1 500.

K. M.

La rédaction vous conseille

Envie de lire tous les articles ?

Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.

Abonnement

Débloquez immédiatement tous les articles.

Je m'abonne

Newsletter

Recevez chaque semaine les titres à la Une

Inscrivez-vous
Activer les notifications OK Non