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Iran : les condamnations à mort se multiplient, des mineurs font partie de 30 personnes qui risquent la peine capitale

Depuis le début de l'année, des jeunes Iraniens ont été condamnés à mort après les manifestations de janvier, tandis que des milliers d’autres ont été arrêtés. Dans le but de rester au pouvoir, les dirigeants en Iran recourent à la peine de mort pour terrifier les populations. Au moins 1.500 condamnés à mort ont été exécutés en Iran en 2025, selon un décompte de l'ONG Iran Human Rights (IHR), qui affirme qu'il s'agit du chiffre annuel d'exécutions le plus élevé recensé par l'organisation depuis 35 ans.

Par Karim Maloum

Publié le 25 février 2026

Iran : les condamnations à mort se multiplient, des mineurs font partie de 30 personnes qui risquent la peine capitale

Ali Khamenei, un dirigeant impitoyable et Mohammad-Amin Biglari, 19 ans, employé dans un salon de coiffure à Téhéran, qui fait partie des jeunes Iraniens condamnés à mort.

En Iran, le régime avait programmé le massacre des manifestants. En Iran, une barbarie a eu lieu devant les yeux du monde entier, et la répression continue et des peines de mort sont régulièrement prononcées. Beaucoup de familles restent sans nouvelles de leurs enfants et continuent de chercher le corps de leurs fils et filles parmi des milliers d’autres corps, ainsi que dans les hôpitaux de la capitale iranienne.


Malgré les pressions de l’Onu et de plusieurs États, dont les États-Unis, les autorités iraniennes continuent de prononcer des peines de mort. La terreur continue en Iran. Après des menaces répétées d’exécutions accélérées, les autorités iraniennes ont condamné à mort au moins huit personnes en février 2026.

Au moins 22 autres, dont deux mineurs, risquent la peine de mort à l’issue de procès accélérés, manifestement iniques et entachés de torture, pour des infractions présumées commises dans le cadre du soulèvement de janvier 2026, selon les informations recueillies par Amnesty International.

C’est notamment le cas de huit hommes condamnés à mort au cours des semaines qui ont suivi leur arrestation : Saleh Mohammadi, 18 ans, Mohammad Amin Biglari, 19 ans, Ali Fahim, Abolfazl Salehi Siavashani, Amirhossein Hatami, Shahin Vahedparast Kolor, Shahab Zohdi et Yaser Rajaifar.

« C’est inédit, autant de condamnations à mort. Les autorités sont en train de se déchaîner. Le but est de terroriser », confie un connaisseur de la justice iranienne. « Tant que la menace d’une attaque américaine plane, la machine des exécutions ne va pas totalement être enclenchée. Si le régime se stabilise et que cette pression disparaît, beaucoup de prisonniers seront pendus », estime-t-il. En Iran, le régime avait programmé le massacre des manifestants.

Les procédures judiciaires se déroulent souvent à huis clos

Une barbarie s’est déroulée en Iran devant les yeux du monde entier, et la répression continue et frappe même le corps médical. Face à une barbarie, celle d’un régime qui assassine de manière méthodique sa population. Le bilan était annoncé comme lourd, mais il se révèle être d’une profondeur abyssale.

Les procédures judiciaires se déroulent souvent à huis clos et ne respectent pas les normes d’un procès équitabe. Au moins 1.500 condamnés à mort ont été exécutés en Iran en 2025, selon un décompte de l’ONG Iran Human Rights (IHR), qui affirme qu’il s’agit du chiffre annuel d’exécutions le plus élevé recensé par l’organisation depuis 35 ans.

« Le nombre d’exécutions dépasse les 1500. C’est un record. C’est le plus grand nombre d’exécutions recensées ou signalées depuis la fin des années 1980, soit depuis plus de 35 ans » a déclaré à la fin décembre 2025 à l’AFP Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de cette ONG basée en Norvège.
D’autres exécutions restent à confirmer, a-t-il ajouté, évoquant une hausse « sans précédent ».

Des étudiants iraniens ont scandé samedi à Téhéran des slogans contre le régime des mollahs dans la capitale iranienne, lors de rassemblements en hommage aux personnes tuées en janvier dans la répression des manifestations, après plusieurs semaines de fermeture en raison des examens mais aussi du mouvement de contestation qui a secoué le pays depuis fin décembre, ont rapporté des médias.

S’appuyer sur la peur pour maintenir son autorité. Donald Trump a dit « envisager » une frappe limitée sur l’Iran en cas d’absence d’accord sur le nucléaire après lui avoir fixé un ultimatum de 10 jours. Le président américain parle régulièrement de frappes contre Téhéran, sans préciser l’objectif recherché. Des « frappes limitées » ne mettraient pas fin au régime des mollahs.

K. M.

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