Lynchage de Quentin : et si la nouvelle extrême droite, c’était l’extrême gauche ?
Par Marc Hellebroeck
Publié le 19 février 2026

Il faudra déterminer si Quentin a été tué parce qu’il était celui qui courait le moins vite ou bien s’il a été délibérément ciblé, puis isolé et lynché en raison de son faciès.
Jusqu’à ces derniers jours, le narratif médiatique dominant attribuait largement, pour ne pas dire systématiquement, la violence politique à l’extrême droite. La mort de Quentin (23 ans), militant nationaliste lynché le 12 février dernier à Lyon par des nervis de la « Jeune Garde » antifasciste, redistribue les cartes et remet les choses en perspective, avec une extrême gauche actuelle qui se radicalise sur un modèle…d’extrême droite, modèle qu’on a déjà connu dans l’Italie et l’Allemagne des années 20 et 30 du XXème siècle ! Et si la nouvelle extrême droite, c’était l’extrême gauche ?
Antiracistes, vous êtes sûrs ?
On a appris que feu Quentin avait une mère d’origine sud-américaine (1). Sur la photo qui circule dorénavant dans les médias, on voit un jeune homme brun avec des traits qui laissent penser à un métissage, soit une apparence bien différente de celle, par exemple, du fondateur de la Jeune Garde, le député LFI Raphaël Arnault, lequel, avec ses yeux clairs et son teint diaphane, pourrait être pris aisément pour un jeune scandinave.
Ce que la justice devra établir, c’est pourquoi les lyncheurs se sont focalisés sur Quentin. En d’autres termes, il faudra déterminer si Quentin a été tué parce qu’il était celui qui courait le moins vite (pour échapper à la fureur meurtrière des « antifas) ou bien s’il a été délibérément ciblé, puis isolé et enfin lynché par la « meute », en raison de son faciès.
Des antifas « fashion victims »
A propos de lynchage, rappelons que c’était la méthode favorite du Ku Klux Klan au temps de la ségrégation raciale aux États-Unis. Aussi, quand un élu d’extrême gauche fait référence, sur le réseau social « X », aux « dragons célestes (2) » -expression codée utilisée sur le Web par les complotistes antisémites pour désigner les juifs- cela crée le malaise et interroge : s’agit-il d’un simple malentendu ou bien cela signifie-t-il que ledit élu n’est peut-être pas loin de partager l’idéologie nauséabonde d’un autre type de dragon, je veux parler d’un « Grand Dragon » haut gradé du KKK ?
Quelle sera la prochaine étape pour ces antifas qui se prétendent antiracistes ? Brandir des drapeaux confédérés ? Dresser une grande croix de bois et y mettre le feu devant le domicile de leur prochaine victime ? Revêtir une ample tunique blanche et porter une capuche pointue avec deux trous pour les yeux ? On peut déjà répondre par un « non » à la dernière question car les antifas de la Jeune Garde et autres Black Blocs paramilitaires ont déjà leur tenue cérémoniale de lynchage. Avec, à la place de la capuche pointue, une cagoule noire, comme les miliciens d’extrême droite du Hamas. Avec aussi, pour remplacer la tunique blanche, des vêtements sombres, à l’instar des sinistres « Chemises brunes » (Sturmabteilung) nazies d’autrefois.
Les décérébrés néonazis actuels -heureusement résiduels- devraient peut-être porter plainte contre les antifas, porter plainte pour appropriation culturelle !
Une extrême gauche qui met des droites…
Autres points communs de nos antifas avec les S.A hitlériens de sinistre mémoire : le culte du chef (quelqu’un a-t-il entendu parler d’une procédure démocratique et transparente pour désigner le dirigeant du premier parti français de gauche ?), une fascination revendiquée pour la violence et, pour faire bonne mesure, un virilisme exacerbé. Un virilisme qui s’étend jusqu’à la brutalité sexiste et patriarcale : ainsi, la mort de Quentin s’inscrit dans une action qui visait à empêcher par la force les militantes féministes (de droite) du collectif « Némésis » de manifester contre le meeting de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. En clair, il ne s’agissait pas pour nos antifas d’aller défier physiquement des culturistes fascistes pratiquant le MMA, mais de s’en prendre, tels de gros beaufs masculinistes, à 7 jeunes filles de 50 kgs.
On a parfaitement le droit de contester les idées des jeunes militantes de Némésis, sans pour autant les tabasser, les jeter au sol et essayer de les étrangler (3). Et sans avoir l’indécence et l’outrecuidance de se comparer aux authentiques héros Résistants de la Seconde Guerre mondiale ! Pour rappel, ce sont plus de 10000 soldats de la Wehrmacht -pas 7 jeunes filles- qu’ont affronté les maquisards du Vercors, du 21 juillet au 23 juillet 1944…
Alors, finalement, que peut-on bien trouver qui pourrait différencier nos antifas actuels des S.A des années 30 ? L’antisémitisme peut-être ? Caramba, encore raté ! En juin 2024, déjà en marge d’une conférence de l’incontournable Rima Hassan, huit membres de la Jeune Garde ont été mis en examen suite à une agression « en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion », agression commise dans le métro parisien sur la personne d’un ado de 15 ans, identifié comme juif par nos antiracistes (4). Décidément, avec les antifas, tous les chemins mènent à Röhm…
Guy Mollet disait de la droite française qu’elle était « la plus bête du monde »… Il convient d’ajouter aujourd’hui que l’extrême gauche française, celle de Mr Mélenchon, est l’extrême gauche « la plus bête immonde », au sens que Bertold Brecht donnait à cette expression.
M. H.
(1) Catholique et identitaire, qui était Quentin Deranque, lynché pour ses idées
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