Ils ont été assassinés parce que « Professeurs »

Samuel Paty et Dominique Bernard ont été assassinés, parce « Professeurs ». Professeurs dans le sens étymologique latin. Se proclamant et déclarant détenir, pour transmettre, une science, un art, un savoir. Ici et pour les deux, cette science, cet art, ce savoir, ce sont ceux de penser, de raisonner, de prononcer et de s’exprimer.

Par Mahyar Monshipour Kermani

Publié le 14 octobre 2026

Ils ont été assassinés parce que « Professeurs »

Les terroristes islamistes ont tué des leviers de transmission.

Samuel Paty, assassiné. Plus exactement décapité comme au temps du Hedjaz, lorsqu’il y avait trahison (bataille du Fossé – Al-Ahzâb, scellant le sort de la Tribu locale juive des Banû-Qurayza), par Abdoullakh, autrement dit « Abdallah », homonyme du père du prophète de l’islam.

Décapité donc par Abdoullakh Anzorov, fils de Abouyezid, le père réfugié, qui s’était vu accorder en avril 2011 ce statut juridique par la Cour national du droit d’asile, après un premier refus de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, parce qu’ayant hébergé en 2004, des membres tchétchènes d’Al-Qaïda.

Premier dysfonctionnement de la « machine », l’information étant connue alors de l’administration française. Elle est redevable de la famille du « Professeur Paty ».

Dominique Bernard, mortellement blessé à la carotide (8:12 « … des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous », 47:4 « Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru, frappez-en les cous »), par Mohammed Mogouchkov, homonyme du prophète de l’islam lui-même.

Dominique Bernard, professeur agrégé de français, a été égorgé parce qu’enseignant « l’une des matières où l’on transmet la passion, l’amour de la République, de la démocratie, des droits de l’homme, des droits français et mécréants (1) ».

Quelques années avant son crime, la famille Mogouchkov s’était vu notifier une Obligation de quitter le territoire français, qu’elle empêchera de s’appliquer, refusant au dernier moment d’embarquer dans l’avion du retour. L’arrêté préfectoral de placement en Centre de rétention administrative sera malencontreusement annulé quelques heures après ce refus.

Il, l’arrêté, avait été annulé à la demande du cabinet du Premier ministre d’alors, monsieur Manuel Valls, sous la pression d’associations pro migrants et du … parti communiste français.

Ils sont désormais tous redevables de la famille de Dominique Bernard.    

Ils ont été assassinés, parce que …

Ils ont été assassinés, parce « Professeurs ». Professeurs dans le sens étymologique latin.

Se proclamant et déclarant détenir, pour transmettre, une science, un art, un savoir.

Ici et pour les deux, cette science, cet art, ce savoir, ce sont ceux de penser, de raisonner, de prononcer et de s’exprimer.

Comme nous le rappellent Jean-Paul Sartre et Albert Camus, « Lorsque les mots manquent, la violence commence » et « Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde ». En effet, de la réflexion naît le verbe, et le verbe entraîne la réflexion.

« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu » (Jean 1, 1)

Ils étaient des leviers, des leviers de transmission aux élèves. Transmission de connaissances, de compétences et de méthodes de raisonnement. Des phares-boussoles, éclairant l’avenir et aidant à trouver le chemin. Trouver un chemin ; le Chemin ; la Voie elle-même. C’est tout ce que le dogme religieux exclut des possibles et bannie du réel.

Après le procès « Paty », comme ce sera le cas pour celui « Bernard », le mécanisme se scrute, se révèle et se dissèque. Ces procès et un conglomérat de paroles et de témoignages ont rendu visibles et palpables les causes. Les mêmes pour les deux assassinats.

Toujours les mêmes causes : L’illettrisme, l’inculture, le sens unique.

Tout ce que Samuel et Dominique combattaient. Tout combattant qu’ils étaient, certainement, ils craignaient également cet état de fait.

Samuel, puisant dans les propres ressources que l’Education nationale avait mises à sa disposition – « éduscol » et les outils dédiés à l’Enseignement moral et civique – s’était attelé à éveiller ses élèves, voulant non seulement les instruire mais également, les éduquer. Seulement, ce projet, celui d’éduquer et d’instruire, le dogme religieux se l’est déjà accaparé depuis trois millénaires. Il se l’est monopolisé depuis qu’il a créé Dieu, celui abrahamique.

Les deux meurtriers, étaient âgés de dix-huit et de vingt ans.

Comme évoqué lors d’autres écrits, même-si l’on demande à l’école d’abord, de dévier et de corriger certaines trajectoires de vie mal calculées, l’école n’est pas et ne peut être un « appareil orthodontique » à chaque fois que la dent-élève a « mal poussée ». Les comportements personnels et le caractère de chaque « Entité humaine », étant régis d’abord par sa propre personnalité, deux membres de la même adelphité sont différents à cause de leur genre, du rang chronologique de leur naissance, de l’âge et de la santé des parents aux différents moments de leur enfance, adolescence et jeunesse. Ils sont différents et pourtant, ils ont été élevés par les mêmes parents et dépendent des choix de vie et de la culture de ces derniers.

Le niveau suivant pour la nature des comportements et caractères, dépend de l’environnement extérieur dans lequel a été placé cette même « Entité humaine ». Les « Entités humaines » n’empruntent pas les mêmes trajectoires, selon la ville et le quartier de résidence, selon les écoles qu’ils fréquentent.

Vient ensuite la « culture ethnique » dans laquelle elle, « Entité humaine », a baignée. Deux enfants, du même âge, avec les mêmes dispositions familiales, avec les mêmes origines socio-professionnelles des parents, n’auront pas les mêmes comportements face au monde « affronté », qu’ils soient issus d’une famille originaire de Mars ou de Vénus. L’héritage culturel familial de Mars ou de Venus, ne les aura pas préparé – par conditionnement – à avoir les mêmes réactions face au monde.

Quoi attendre d’autre de Abdoullakh et de Mohammed ?

« Je n’ai pas pu m’en empêcher … C’est ma nature »

Le Scorpion et la Tortue – Baharestan – Abdal-Rahman Djâmi (poète perse)

Alors, que devons-nous faire ? Que doit faire l’Occident ? Que dois faire le Nord ?

Croire pouvoir et vouloir éduquer à l’occidental, désirer les voir s’intégrer des dizaines de milliers d’Entités humaines venues de ces ailleurs où les comportements, habitudes, mœurs, rapports interhumains, intergenres, inter-ethniques, sont foncièrement différents, parfois à l’opposés de ceux des mœurs des autochtones d’ici, et avoir la prétention « humaniste » de pouvoir y réussir, sans ratés, sans oubliés, sans résistance, c’est peut-être là l’arrogance des « humanistes ».   

Tu ne peux luter contre la culture d’une ethnie, d’un peuple. Tu ne peux luter contre le conditionnement d’une religion.

Je me suis rappelé la nature même d’une culture patriarcale, lorsqu’à la naissance du premier enfant d’une connaissance afghane, bien « intégrée » économiquement, car à la tête de plusieurs commerces, j’ai dû la prendre, sa fille, de sa couche pour la mettre dans les bras de son père, la connaissance afghane, n’ayant pas été prise, ni cajollée et n’ayant pas été destinataire d’aucun mot doux.

L’absence de ces marques d’attention et de tendresse était causée par le sexe du nouveau-né. Absence totale, parce que … fille !!!  

Si trois-milles quatre-cents ans après le sauvetage de Moïse du Nil – officiellement déposé par Joachébed, qui deviendra sa nourrice après proposition de Miryām, sa sœur légendaire – et son adoption par Batya, fille du Pharaon et future reine d’Egypte, que nous croyons être sa véritable mère ; deux milles années après la conception virginale du Christ, Marie de Nazareth, vierge qui découvre recevoir en son sein le fils de Dieu, lors de l’épisode de l’Annonciation, tout juste avant son départ auprès de Élisabeth à Ein Karem près de Jérusalem, enceinte elle-même de Jean-Baptiste ; Si mille quatre-cents ans après la longue gestation – deux années durant du dire de certains – de Âmina, mère de Mahomed, dont le mari, Abdallah – qui selon ces mêmes récits avait péri lors d’un voyage, presque deux années avant la naissance du prophète de l’islam, le chercheur et le lecteur éclairés ne peuvent accepter ces versions et déduisent que les trois principaux inventeurs des trois principales religions monothéistes à la mode auprès des Hommes, sont trois « mal-nés » (pour éviter le péjoratif qualificatif de « bâtards »).

Cette proposition faite, nous pouvons enfin appréhender, et enfin lever une partie du voile, sur le caractère révolutionnaire, parce que sans retour possible, pour moïse, pourtant plein d’amour – sans toutefois oublier l’épisode polémique de la Purification du Temple – pour Jésus et carrément hégémonique et violent pour la prédication de Mahomet, l’essence même et le pourquoi des « coups d’état » entrepris par ces trois prédicateurs.

Mais ne nous perdons pas dans les dédales du temps ; ce sont les échos de la prédication de Mahomet, apportant les paroles d’Allah qui, selon nous, ont abouti à la décapitation du professeur Paty, à l’assassinat du professeur Bernard, mais également aux attentats du  7 janvier – Charlie Hebdo – et du 13 novembre – Bataclan, terrasses et Stade de France – 2015 ; à l’immonde tuerie du 14 juillet 2016 à Nice, à l’assassinat du père Jacques Hamel dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen, le 26 juillet de la même année. Cette prédication et ces paroles n’ont d’effet que sur les cerveaux victimes d’illettrisme, d’inculture et de conditionnement.

Pour finir et comprendre ce qui a été mis en jeu lors de ces funestes passages à l’acte, faut-il prendre conscience que le renseignement sur le terrorisme et la lutte contre, sont un préalable pour se prémunir des dangers immédiats, mais le seul salut viendrait de l’éveil des esprits, celui possible grâce à la lecture, à la diffusion du savoir et à l’analyse objectif, documenté et débattu des textes, des histoires et légendes.

Du savoir, seul, vient la liberté.

Au nom de tous ceux morts pour le savoir et la défense de la vérité. 

M. M. K.

(1) Propos tenus par Mohammed Mogouchkov face aux policiers, lors de son interrogatoire.

La rédaction vous conseille

Envie de lire tous les articles ?

Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.

Abonnement

Débloquez immédiatement tous les articles.

Je m'abonne

Newsletter

Recevez chaque semaine les titres à la Une

Inscrivez-vous
Activer les notifications OK Non