A Toulouse Métropole, des maires PS refusent de siéger dans le même groupe que le candidat du parti aux municipales

Malgré de bons résultats à ce scrutin, les dernières élections municipales ont créé de sérieuses divisions et continuent d'en créer au sein du Parti socialiste. À Toulouse, où l'élection a été au centre des contradictions et des chamailleries entre les socialistes, une nouvelle querelle intestine est déclarée : une grande partie des maires PS refusent de siéger au conseil de Toulouse Métropole dans le même groupe que le candidat du parti François Briançon auquel ils reprochent son alliance avec le candidat de La France Insoumise François Piquemal.

Par Christophe Rivière

Publié le 31 mars 2026

A Toulouse Métropole, des maires PS refusent de siéger dans le même groupe que le candidat du parti aux municipales

François Briançon est au cœur d'une nouvelle querelle au sein du Parti socialiste à Toulouse.

Le Parti socialiste s’en est bien sorti aux dernières élections municipales, avec des résultats encore bien meilleurs que ceux qui étaient attendus. Pourtant, ce scrutin a été caractérisé par des déclarations contradictoires des dirigeants et des personnalités en vue du PS, le linge sale a été étalé en public, autour de la question de s’allier ou pas avec La France Insoumise.

Dans ces désaccords internes, ces batailles internes au Parti socialistes, apparues au grand jour lors des municipales, l’œil du cyclone était à Toulouse. Et c’est à Toulouse que vient d’apparaitre une nouvelle querelle interne au PS, révélée, ce 30 mars, par La Dépêche. Le journal rapporte qu’ « une majorité de maires socialistes de la Métropole, opposés à l’alliance conclue lors des municipales à Toulouse avec LFI, seraient hostiles à la présence de François Briançon dans leur groupe d’élus ».

Au Parti socialiste, ça part dans tous les sens. Et l’approche de l’élection présidentielle n’est pas pour arranger les choses. Bien au contraire, les tensions qui ont déjà commencé vont sans doute s’exacerber de plus en plus au cours des mois prochains. Au vu des désaccords, de sérieux désaccords, parmi les chefs, une situation avec plusieurs candidats socialistes n’est pas à écarter. Le parti va certainement mandater un candidat à l’élection présidentielle. Mais d’autres personnalités du PS ou plus largement du courant social-démocrate peuvent se présenter aussi. En ce sens, la prochaine élection présidentielle sera déterminante pour l’avenir du PS ; et cette question se pose : le Parti socialiste continuera-t-il d’exister tel qu’on le connait depuis près de soixante ans ?

Ch. R.

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