Frères musulmans : L’islamisme n’a pas un seul visage, il en a mille
Le rapport sur l'islamisme politique et la mouvance des Frères musulmans indique une menace vis-à-vis de la République. Les députés ont débattu d’une proposition déposée dans le cadre de la niche parlementaire des Républicains, visant à demander l’inscription du mouvement islamiste sur la liste des organisations terroristes européennes. La gauche a voté contre. Selon les différentes gauches présentes à l'assemblée, un nouveau débat est en cours pour alimenter la "stigmatisation des musulmans". Les musulmans sont les premières cibles des terroristes islamistes. Réduire à une organisation, aussi influente soit-elle, c’est ne pas comprendre la nature du danger. Le terrorisme islamiste a une matrice idéologique : l’islamisme.
Par Karim Maloum
Publié le 23 janvier 2026

Le terrorisme islamiste a une matrice idéologique : l’islamisme.
S’attaquer uniquement aux Frères Musulmans, c’est ne pas vouloir s’attaquer à l’islamisme dans sa globalité. Cibler uniquement les Frères Musulmans, c’est aussi transmettre un message suicidaire aux Français : tant que ce ne sont pas les Frères Musulmans, ils peuvent accepter les idées rétrogrades et les discours discriminatoires envers les femmes.
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Mais croire qu’en ciblant une seule confrérie on neutralise l’ensemble, c’est comme penser qu’on éteint un incendie en éteignant une allumette. L’islam politique n’a pas un seul visage. Il en a mille. C’est une nébuleuse que même les experts ne parviennent pas à repérer. Ce qui constitue leur avantage.
Certains politiciens nous répètent sans relâche des régimes autoritaires qui prétendent combattre les islamistes en interdisant les organisations des Frères Musulmans. Mais ces régimes imposent la charia comme cadre légal. Ils oppriment les femmes, bâillonnent les minorités, criminalisent le blasphème. Ils ne combattent pas l’islam politique, ils en sont la matrice.
Ce n’est pas parce qu’on enferme quelques imams qu’on protège les libertés. Le test d’une société libre, ce n’est pas sa capacité à contrôler des groupes extrémistes, mais sa capacité à défendre ses principes sans reculer.
Une partie des politiques, particulièrement de gauche, et des intellectuels, refuse par lâcheté, de combattre l’islamisme. Certains d’entre eux séparent le terrorisme de l’islamisme et continuent de dédouaner les islamistes. Le terrorisme islamiste a une matrice idéologique : l’islamisme
Tous les islamistes sont responsables des massacres
Le terrorisme islamiste ne vient pas de nulle part. Il vient de quelque part et ce « quelque part » est bien identifié. Le terrorisme islamiste a une matrice idéologique : l’islamisme. Tous les islamistes sont responsables des massacres.
La France vient de se souvenir des attentats de janvier 2015 qui ont commencé le matin du 7 avec l’attaque contre Charlie Hebdo. Deux terroristes islamistes ont assassiné ce matin-là douze personnes parmi lesquelles se trouvaient deux franco-algériens, musulmans ou supposés comme tels, un correcteur-relecteur du journal, Mustapha Ourrad, et un policier, Ahmed Merabet.
La proposition de résolution, avancée par le groupe Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale, d’inscrire la mouvance des Frères musulmans sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne a été adoptée jeudi 22 janvier par les députés par 157 voix contre 101.
Il ne s’agit plus d’immigration, ni de diversité, il s’agit d’un projet politique
Non contraignante, elle appelle la Commission européenne à engager une procédure pour inscrire « la mouvance des Frères musulmans et de ses responsables sur la liste européenne des organisations terroristes », et demande à l’UE « une évaluation juridique et factuelle du réseau transnational des Frères musulmans ».
Nous voilà. « Ce texte ne constitue en réalité qu’une diversion politicienne opportuniste, minable, qui risque d’alimenter la stigmatisation d’une partie de nos concitoyens sans faire reculer d’un iota l’influence de celles et ceux que vous prétendez combattre », a tancé la députée écologiste Dominique Voynet.
Il ne s’agit plus de religion. Il ne s’agit plus d’immigration, ni de diversité. Il s’agit d’un projet politique, méthodique, structuré, qui avance à couvert, en profitant de notre peur de paraître « islamophobes », de notre lâcheté face aux injonctions victimaires, de notre démission culturelle. Les musulmans à l’échelle mondiale sont les premières victimes des terroristes islamistes.
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