Une soixantaine de personnalités politiques signent une tribune pour un changement de mode de scrutin

La France est déjà ingouvernable et sans majorité, la proportionnelle serait catastrophique

Ils sont une soixantaine, politiques de gauche, du MoDem ou de Renaissance, à l’avoir fait en signant un texte dans le journal La Tribune Dimanche. Demander la proportionnelle aux prochaines législatives en dépit de l’état actuel de l’Assemblée nationale, il fallait oser ! Les grandes tendances de la France en synthèse : smicardisation de l’économie, bureaucratisation de l’agriculture, annihilation de l’industrie, explosion de la fiscalité, recule des libertés, violence à tous les étages, attentats islamistes... Leurs arguments se résument en deux mots : malhonnêteté et démagogie.

Par Karim Maloum

Publié le 9 février 2026

La France est déjà ingouvernable et sans majorité, la proportionnelle serait catastrophique

François Hollande, Elisabeth Borne, Marine Tondelier et Marc Fesnau appellent à l'adoption du scrutin proportionnel.

Exiger la proportionnelle aux prochaines législatives en dépit de l’état actuel de l’Assemblée nationale, il fallait oser ! Le débat existe dans le monde politique français depuis plusieurs décennies. Faut-il passer à la proportionnelle aux élections législatives ? Véritable serpent de mer, la réforme a été plusieurs fois évoquée, sans cesse repoussée.

Démagogie. La proportionnelle est le dernier clou à planter dans le cercueil de cette classe politique, qui se concentre uniquement sur les élections et non sur la France et sa place dans le monde. Ils sont tous prêts à faire des alliances contre nature pour avoir des élus. Toujours les élus, la France vient après.

Ils sont une soixantaine, politiques de gauche, du MoDem ou de Renaissance, à avoir signé le texte

Dans une tribune publiée ce dimanche 8 février dans le journal La Tribune Dimanche, plus de 70 personnalités politiques, dont Élisabeth Borne, François Hollande, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier, Bernard Cazeneuve, Cécile Duflot, Carole Delga, Cyrielle Chatelain, Yannick Jadot et Boris Vallaud, remettent le débat sur la table.

Actuellement, la France est pratiquement ingouvernable. Il n’y a pas de majorité pour diriger le pays. Il n’y a aucune coalition non plus. La proportionnelle, ce n’est pas dans la culture de la classe politique française. Chaque parti considère son programme meilleur que celui des autres.

Il est fréquent que tous les programmes soient fondés sur des dépenses supplémentaires. La nécessité de réduire la dette et les déficits est en contradiction avec ces programmes. En réalité, la France est confrontée à un sérieux problème de compétitivité.

Veulent-ils le chaos ?

Les élections législatives sont organisées tous les cinq ans. Les députés sont élus au suffrage universel direct, au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Est élu au premier tour le candidat ayant obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés, s’ils représentent au moins 25% des électeurs inscrits sur les listes électorales.

L’instauration d’une dose de proportionnelle aux législatives, demandée par une partie de la classe politique, est « un débat de présidentielle », a jugé hier, dimanche 8 février, sur France info, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, estimant qu’un éventuel changement n’aurait pas le temps d’aboutir d’ici 2027.

Pourquoi une proportionnelle ? Les Français le savent, les partisans de ce type de scrutin cherchent uniquement à se maintenir. C’est une remise en cause de la cinquième République avec des institutions stables. Face aux multiples fractures qui traversent la société française, le système ne se maintient que grâce aux institutions de la cinquième République. Veulent-ils le chaos ?

K. M.

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