Le budget 2026 définitivement adopté
Lecornu survit aux motions de censure
Un soulagement immense pour Sébastien Lecornu, qui a accompli ce que personne n'aurait pu imaginer il y a encore quelques semaines. La motion de censure déposée par la gauche hors PS rejetée à l’Assemblée nationale. Sans surprise, la motion de censure déposée par le Rassemblement national et leur allié ciottiste de l’UDR a subi le même sort.
Par Hugo Coursier
Publié le 2 février 2026

Sébastien Lecornu échappe à une motion de censure à l’Assemblée
La motion de censure déposée par la gauche hors socialistes a récolté, lundi, 260 voix sur les 289 nécessaires. Sans surprise, elle est donc rejetée. Elle a recueilli moins de votes que celle du mardi 27 janvier (267). Elle est rejetée à 29 voix près puisque la majorité absolue est fixée à 289.
Sans surprise, la motion de censure déposée par le Rassemblement national et leur allié ciottiste de l’UDR a subi le même sort que celle déposée par la gauche hors Parti socialiste. Elle a été rejetée, n’ayant récolté que 135 voix en sa faveur, loin des 289 nécessaires. Les deux motions de censure ont été rejetées. Le Parlement adopte le budget de l’État pour 2026.
Les rangs étaient particulièrement vides chez les députés du socle commun – Renaissance, Modem, Horizons et Les Républicains. Une façon pour eux de rappeler que ce budget n’est pas le leur et qu’ils n’ont été qu’observateurs des tractations entre le gouvernement et les socialistes. Mais il fallait bien un budget.
Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a dénoncé lundi à la tribune de l’Assemblée nationale, les discours de certains députés. Il a critiqué « la plus grande déconnexion qu’on puisse avoir dans les propos tenus » en citant la prime à l’emploi ou la fiscalité.
« Il y a une ambiance politicienne dans ces débats », a-t-il jugé, en mentionnant les campagnes des municipales de mars et présidentielle de 2027. « Tout est bon pour tromper le peuple français », a-t-il lancé, estimant qu’« il est temps de passer à autre chose et que la France ait un budget ».
Le Premier ministre assure qu’il tiendra les 5% de déficit
En concluant son intervention face aux députés, le Premier ministre Sébastien Lecornu a attaqué le groupe Rassemblement national qui considérait que le budget était insincère.
« Oui nous tiendrons les 5% de déficit cette année, comme nous avons tenu les 5,4% de deficit l’année dernière, et les mêmes l’année dernière disaient à François Bayrou ‘vous mentez’, et grâce à l’action de ces deux gouvernements cette année, la copie a été tenue. »
«Trois priorités ont guidé notre action : la justice fiscale et sociale, le soutien à l’activité, et la maîtrise durable de la dépense publique», avance Marc Fesneau, le président des députés MoDem.
Pour le patron du parti de François Bayrou, qui a chuté à l’Assemblée sur la question de l’endettement, les élus ont «été extrêmement attentifs à l’objectif du déficit fixé à 5% : c’est une question de responsabilité envers les Français et les plus jeunes». «Nous devons un jour ou l’autre revoir de fond en comble nos dispositifs fiscaux», ajoute-t-il, assurant que son groupe ne votera pas la motion de censure.
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